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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2517463

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2517463

lundi 13 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2517463
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 8 septembre 2025 par laquelle l'ambassade de France à Ankara a refusé un visa de court séjour à M. A.... Le requérant invoquait l'urgence liée à son souhait d'assister à un mariage familial, mais le juge a relevé l'absence de circonstance nouvelle depuis le rejet d'une précédente demande de suspension pour défaut d'urgence le 22 septembre 2025. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
 
Par une requête, enregistrée le 3 octobre 2025, M. B... A... demande au juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 8 septembre 2025 par laquelle l’ambassade de France à Ankara lui a refusé la délivrance d’un visa de court séjour.  

Il soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors qu’il souhaite assister à la célébration du mariage du fils de son neveu le 4 octobre 2025 à Villabé.
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
 
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier ;
- l’ordonnance n°2515881 du 22 septembre 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Nantes.
 
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
 
Le président du tribunal, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, a désigné M. Marowski, premier conseiller, pour statuer en matière de référés.
 
Considérant ce qui suit :
 
1. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision »
 
2. Si les ordonnances par lesquelles le juge des référés fait usage de ses pouvoirs de juge de l’urgence sont exécutoires et, en vertu de l’autorité qui s’attache aux décisions de justice, obligatoires, elles sont, compte tenu de leur caractère provisoire, dépourvues de l’autorité de chose jugée. Il en résulte que la circonstance que le juge des référés a rejeté une première demande de suspension présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne fait pas obstacle à ce que la même partie saisisse ce juge d’une nouvelle demande ayant le même objet, notamment en soulevant des moyens ou en faisant valoir des éléments nouveaux, alors même qu’ils auraient pu lui être soumis dès sa première saisine.
 
3. En l’espèce, il ressort des pièces du dossier que, par une ordonnance n°2515881 du 22 septembre 2025, le juge des référés du tribunal de céans a rejeté pour défaut d’urgence une première requête présentée par M. A... tendant à la suspension de l’exécution de la décision du 8 septembre 2025 par laquelle l’ambassade de France à Ankara lui a refusé la délivrance d’un visa de court séjour.  
  
4. Il ressort des pièces du dossier que le requérant ne se prévaut d’aucune circonstance nouvelle par rapport aux motifs pour lesquels sa précédente demande de suspension a été rejetée, motifs qu’il n’a d’ailleurs pas contestés par la voie d’un pourvoi en cassation. Il suit de là, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions en application des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
. 


O R D O N N E:
 

Article 1er :  La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Copie en sera adressée au ministre d’Etat, ministre de l'intérieur.


Fait à Nantes, le 13 octobre 2025.


Le juge des référés,
 
Y. MAROWSKI




La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
 Pour expédition conforme,
La greffière,
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