LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2517912

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2517912

vendredi 17 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2517912
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de visa de court séjour professionnel qui lui a été opposé par les autorités consulaires françaises à Alger. La requérante invoquait un préjudice professionnel lié à l'impossibilité de suivre une formation, mais le juge a estimé que ce préjudice potentiel n'était pas suffisamment grave et immédiat pour caractériser l'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du fond, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 octobre 2025, Mme B... A... demande au juge des référés :
1°) d’ordonner sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative la suspension de l’exécution de la décision du 14 août 2025 par laquelle la sous-directrice des visas a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 16 juin 2025 de l’autorité consulaire française à Alger (Algérie) lui ayant refusé un visa de court séjour pour motif professionnel ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de réexaminer sa demande de visa sous dix jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 700 euros au titre de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l’urgence est satisfaite dès lors que le refus qui lui est opposé l’empêche de participer à une formation directement liée à ses fonctions de direction éditoriale numérique, compromet la mise en œuvre de la stratégie digitale du journal et entraîne une perte financière immédiate ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :

Vu
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Rosier, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :
Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». Aux termes de l’'article L. 522-3 de ce code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d’un acte administratif, d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l’acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’affaire.

Pour justifier de l’urgence à suspendre l’exécution de la décision du 14 août 2025 par laquelle la sous-directrice des visas a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 16 juin 2025 de l’autorité consulaire française à Alger (Algérie) lui ayant refusé un visa de court séjour pour motif professionnel, Mme A... fait valoir que celle-ci l’empêche de participer à une formation directement liée à ses fonctions de direction éditoriale numérique et compromet ainsi la mise en œuvre de la stratégie digitale du journal pour laquelle elle travaille en qualité de rédactrice en chef et entraîne également une perte financière immédiate. Toutefois, en se bornant à se prévaloir d’un préjudice professionnel potentiel, la requérante n’établit pas que le refus de visa consulaire porterait une atteinte de manière grave et immédiate à sa situation ou aux intérêts qu’elle entend défendre.

Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions, en application de la procédure prévue aux dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.




Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.

Fait à Nantes, le 17 octobre2025.

Le juge des référés,




P. ROSIER


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,

1
2

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 octobre 2025, Mme B... A... demande au juge des référés :
1°) d’ordonner sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative la suspension de l’exécution de la décision du 14 août 2025 par laquelle la sous-directrice des visas a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 16 juin 2025 de l’autorité consulaire française à Alger (Algérie) lui ayant refusé un visa de court séjour pour motif professionnel ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de réexaminer sa demande de visa sous dix jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 700 euros au titre de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l’urgence est satisfaite dès lors que le refus qui lui est opposé l’empêche de participer à une formation directement liée à ses fonctions de direction éditoriale numérique, compromet la mise en œuvre de la stratégie digitale du journal et entraîne une perte financière immédiate ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :

Vu
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Rosier, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :
Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». Aux termes de l’'article L. 522-3 de ce code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d’un acte administratif, d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l’acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’affaire.

Pour justifier de l’urgence à suspendre l’exécution de la décision du 14 août 2025 par laquelle la sous-directrice des visas a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 16 juin 2025 de l’autorité consulaire française à Alger (Algérie) lui ayant refusé un visa de court séjour pour motif professionnel, Mme A... fait valoir que celle-ci l’empêche de participer à une formation directement liée à ses fonctions de direction éditoriale numérique et compromet ainsi la mise en œuvre de la stratégie digitale du journal pour laquelle elle travaille en qualité de rédactrice en chef et entraîne également une perte financière immédiate. Toutefois, en se bornant à se prévaloir d’un préjudice professionnel potentiel, la requérante n’établit pas que le refus de visa consulaire porterait une atteinte de manière grave et immédiate à sa situation ou aux intérêts qu’elle entend défendre.

Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions, en application de la procédure prévue aux dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.




Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.

Fait à Nantes, le 17 octobre2025.

Le juge des référés,




P. ROSIER


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,

1
2

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions