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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2517930

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2517930

vendredi 5 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2517930
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait une mise en demeure de payer de France Travail et demandait des dommages et intérêts. Le tribunal a constaté que, malgré une demande de régularisation, la requérante n'avait pas produit la décision attaquée ni justifié d'une demande indemnitaire préalable. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et L. 412-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 octobre 2025, Mme A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler la mise en demeure de payer en date du 25 août 2025 émise par France Travail ;

2°) de condamner France Travail à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation des préjudices subis ;

3°) de mettre à la charge de France Travail les frais d’instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…).

2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle (…) ». Aux termes de l’article L. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-1, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ».

3. Il résulte de ces dispositions que la juridiction ne peut être valablement saisie que d’un recours dirigé contre une décision de l’administration et que la requête doit être accompagnée, sous peine d’irrecevabilité, d’une copie de cette décision ou de la preuve du dépôt d’une réclamation. Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle.

4. En l’espèce, en dépit de la demande de régularisation adressée par le tribunal à la requérante le 17 octobre 2025, et dont elle a accusé réception le 22 octobre 2025, la requérante n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, produit la décision attaquée, ni ne justifie avoir adressé une demande indemnitaire préalable tendant à la réparation de son préjudice. Par suite, la requête de Mme B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée en toutes ses conclusions sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.





O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Nantes, le 5 décembre 2025.
Le président,





A. PENHOAT

La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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