Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de délivrance d’un visa de long séjour étudiant par les autorités consulaires françaises à Rome. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni exposé des moyens, en violation des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le délai de recours étant expiré sans régularisation, la demande a été rejetée par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er octobre 2025, M. A... C... B... saisit le tribunal d’un litige relatif au refus de délivrance d’un visa de long séjour en qualité d’étudiant qui lui a été opposé par l’autorité consulaire française à Rome (Italie) par une décision du 18 juin 2025
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. » Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) »
La requête présentée par M. B... se borne à saisir le tribunal sans comporter ni de conclusions, ni l’exposé de moyens de droit. A la date d’expiration du délai de recours contentieux, qui a commencé à courir au plus tard à compter du 1er octobre 2025, date à laquelle a été enregistrée sa requête, M. B... n’a pas déposé de mémoire complémentaire assorti de conclusions et de moyens. Par suite, sa requête n’est plus susceptible d’être régularisée et doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... B....
Fait à Nantes, le 23 janvier 2026.
La présidente,
V. Poupineau
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,