Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La requête, enregistrée le 10 novembre 2025, se bornait à produire la décision attaquée et un certificat médical, sans exposer de conclusions ni de moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Aucun mémoire régularisateur n'ayant été déposé avant l'expiration du délai de recours, la présidente a prononcé le rejet sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 novembre 2025, Mme A... B... saisit le tribunal d’un litige relatif à la décision du 14 octobre 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a ajourné à deux ans sa demande de naturalisation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
2.
Mme B... saisit le tribunal en se bornant à produire la décision du 14 octobre 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a ajourné à deux ans sa demande de naturalisation, ainsi qu’un certificat médical établi le 4 novembre 2025. Cette simple transmission, dépourvue de toute conclusion et de tout moyen, ne saurait être regardée comme constituant une requête. A la date d’expiration du délai de recours contentieux qui a commencé à courir au plus tard à compter du 10 novembre 2025, date à laquelle a été enregistrée sa requête, Mme B... n’a déposé aucun mémoire assorti de moyens. Par suite, sa requête, qui est entachée d’une irrecevabilité manifeste, n’est plus susceptible d’être régularisée et ne peut qu’être rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative cité au point précédent.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée Mme A... B....
Fait à Nantes, le 12 janvier 2026.
La présidente,
Claire Chauvet
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,