Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le refus de visa de long séjour pour sa conjointe. Le requérant s'était contenté de transmettre la décision consulaire et des pièces d'identité sans joindre une requête formalisée exposant ses faits, moyens et conclusions, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 novembre 2025, M. C... A... saisit le tribunal d’un litige relatif à la décision du 4 novembre 2025 de l’autorité consulaire française à Tananarive (Madagascar) refusant de délivrer à Mme B... un visa de long séjour en qualité de conjointe de ressortissant français.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ;(…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. (…) ». D’autre part, aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) ».
3. M. A... s’est borné à transmettre au tribunal la décision du 4 novembre 2025 de l’autorité consulaire française à Tananarive (Madagascar) refusant de délivrer à Mme B... un visa de long séjour en qualité de conjointe de ressortissant français ainsi que différents documents d’état civil et d’identité. Toutefois, les documents transmis ne sont accompagnés d’aucune requête exposant les faits, moyens et conclusions tendant à l’annulation d’une décision. Par suite, en l’absence de conclusions formalisées dans une requête, il n’appartient pas au tribunal administratif de se prononcer sur les documents transmis.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Nantes, le 15 décembre 2025.
Le président,
A. PENHOAT
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,