Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B. C... d’une requête visant à obtenir la transcription d’un acte de naissance et la reconnaissance de la nationalité française de son père. Se fondant sur l’article 29 du code civil, qui attribue compétence exclusive à la juridiction judiciaire pour les contestations sur la nationalité, et sur l’article 34-1 du même code relatif à la tenue des registres d’état civil sous le contrôle du procureur de la République, le tribunal a constaté son incompétence manifeste. Par une ordonnance rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 octobre 2025, M. B... C... demande au tribunal de faire procéder, dans les plus brefs délais, à la transcription de l’acte de naissance de M. A... C... sur les registres de l’état-civil français et de reconnaitre la nationalité française de ce dernier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (...) ».
Aux termes du premier alinéa de l’article 29 du code civil : « La juridiction civile de droit commun est seule compétente pour connaître des contestations sur la nationalité française ou étrangère des personnes physiques. / (…) ». Aux termes de l’article 34-1 du code civil : « Les actes de l'état civil sont établis par les officiers de l'état civil. Ces derniers exercent leurs fonctions sous le contrôle du procureur de la République ».
La requête présentée par M. C... tend à la reconnaissance rétroactive de la nationalité française à son père, M. A... C..., né en 1938, et à la transcription d’un acte d’état civil dans les registres de l’état civil français. Il ressort des dispositions précitées que de telles conclusions ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de la juridiction judiciaire. Il y a lieu, par suite, en application des dispositions de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête de M. C... comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C....
Fait à Nantes, le 16 janvier 2026.
La présidente,
H. DOUET
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,