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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2521010

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2521010

vendredi 19 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2521010
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMONZALA

Résumé IA

Refus de visa de long séjour pour études – Tribunal administratif de Nantes – Rejet du référé suspension (art. L. 521-1 CJA). Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur d'appréciation) n'est, en l'état, propre à créer un doute sérieux sur la légalité du refus consulaire. La demande de suspension et les conclusions accessoires sont rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 novembre 2025 sous le numéro 2521010, complétée par un mémoire le 10 décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Monzala, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 9 octobre 2025 par laquelle l’autorité consulaire française à Tunis (Tunisie) a refusé de lui délivrer un visa de long séjour pour études ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de délivrer le visa sollicité ou, à tout le moins, de réexaminer la demande dans le délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite compte tenu du report exceptionnel de la rentrée jusqu’au 30 novembre 2025 et des frais déjà engagés alors qu’il a démissionné de son emploi le 30 juin 2025 ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
elle est insuffisamment motivée,
elle est entachée d’une erreur d'appréciation quant à l’objet et aux conditions du séjour projeté, qui ont été largement justifiés.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 décembre 2025, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A... ne sont pas fondés et relève que l’avis du SCAC est défavorable au regard de l’imprécision du projet de reprise d’études comme professionnel et à sa motivation faiblement étayée.

Vu :
- la décision attaquée ;
- le recours administratif préalable obligatoire dont l’intéressé a saisi la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France le 20 octobre 2025 ;
- la requête n° 252016 enregistrée le 14 novembre 2025 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision susvisée ;
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, a désigné Mlle Wunderlich, vice-présidente, pour statuer en matière de référés.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 10 décembre 2025, à laquelle les parties ont été régulièrement convoquées :
- le rapport de Mlle Wunderlich, vice-présidente,
- les observations de Me Monzala, représentant M. A...,
- et les observations de la représentante du ministre de l’intérieur, qui a relevé que le recours administratif préalable obligatoire n’a pas été signé par l’intéressé et que la demande de régularisation qui lui a été adressée est demeurée sans effet.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...) ».

Aucun des moyens invoqués par M. A... à l’appui de sa demande de suspension ne paraît, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Il y a donc lieu de rejeter les conclusions à fin de suspension présentées par M. A..., ainsi, par voie de conséquence, que ses conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er :
La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l'intérieur.

Fait à Nantes, le 19 décembre 2025.

La vice-présidente, juge des référés,

A.-C. WUNDERLICH
La greffière,

A.-L. BOUILLAND


La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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