Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne un litige relatif à un refus d'aide sociale, mais la requête, qui se borne à solliciter un recours gracieux et des explications sans exposer de moyens ni être dirigée contre une décision identifiable, est irrecevable. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative pour constater l'absence de décision attaquée et le défaut d'exposé des moyens dans le délai légal.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 novembre 2025 et le 24 décembre 2025, Mme A... C... veuve B... saisit le tribunal d’un litige relatif à un refus d’aide pour complément de revenu qui lui aurait été opposé par l’union départementale des associations familiales de Loire-Atlantique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative: « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. ». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code: « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (...) ».
Dans sa requête, Mme C... veuve B... se borne à solliciter un recours gracieux et « des explications » sans pour autant exposer le litige qu’elle soumet au tribunal. Ainsi, la requête de Mme C... veuve B..., laquelle n’est dirigée contre aucune décision administrative expresse ou implicite clairement identifiable, doit être rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C... Veuve B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... veuve B....
Fait à Nantes, le 3 mars 2026.
La présidente,
M.-P. Allio-Rousseau
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,