Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution d’une sanction d’exclusion temporaire de neuf mois infligée par la présidente du conseil régional des Pays de la Loire. Le requérant n’a soulevé aucun moyen contestant les motifs de la décision attaquée, laquelle n’a pas été produite. En l’absence de tout moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 décembre 2025, M. A... B... doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 2 juillet 2025 par laquelle la présidente du conseil régional des Pays de la Loire l’a sanctionné d’une exclusion temporaire de neuf mois sans sursis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rosier, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ». L’article L. 522-3 de ce même code prévoit que le juge des référés peut rejeter une requête par une ordonnance motivée, sans instruction contradictoire ni audience publique, lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. A l’appui de sa requête, M. B... ne développe aucun moyen de nature à contester les motifs retenus dans la décision contestée, en tout état de cause non produite. La requête doit, par suite, être rejetée en toutes ses conclusions par application des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la région Pays de la Loire.
Fait à Nantes, le 18 décembre 2025.
Copie en sera adressée au préfet de la région Pays de la Loire, préfet de la Loire-Atlantique.
Le juge des référés,
P. ROSIER
La République mande et ordonne au préfet de la région Pays de la Loire, préfet de la Loire-Atlantique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,