Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... dirigée contre le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Il considère que la requête, dépourvue de conclusions et de moyens de droit, est manifestement irrecevable. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui permettent de rejeter les requêtes irrecevables non susceptibles de régularisation.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 décembre 2025, Mme C... B... saisit le tribunal d’un litige relatif à la décision de classement sans suite de sa demande de naturalisation.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. ».
La requête présentée par Mme B..., qui se borne à saisir le tribunal en produisant la décision attaquée ainsi qu’un justificatif de son niveau de connaissance en langue française, ne comporte ni conclusions ni moyens de droit ou argumentation susceptibles d’établir l’illégalité de la décision attaquée. A la date d’expiration du délai de recours contentieux qui avait commencé à courir au plus tard à compter du 23 décembre 2025, date à laquelle a été enregistrée sa requête, la requérante n’a pas déposé de mémoire complémentaire assorti de conclusions et de moyens. Par suite, sa requête n’est plus susceptible d’être régularisée et doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B....
Fait à Nantes, le 16 mars 2026.
La présidente,
M. A...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,