LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2601919

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2601919

mardi 17 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2601919
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDE LESPINAY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à modifier une précédente ordonnance en raison de son inexécution partielle par le préfet de la Loire-Atlantique, concernant la délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante étrangère. Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, il a modifié l'ordonnance initiale pour enjoindre au préfet de statuer sur la demande de titre de séjour dans un nouveau délai, sous astreinte, constatant que seule la remise d'un récépissé avait été effectuée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 janvier 2026 et le 11 février 2026, Mme A... D... épouse B..., représentée par Me de Lespinay, demande au juge des référés :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de modifier l’ordonnance du 6 mai 2025 n°2505042, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, en enjoignant au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de modifier l’ordonnance du 6 mai 2025 n°2505042, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, en enjoignant au préfet de la Loire-Atlantique de prendre une nouvelle décision sur sa demande de titre de séjour dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros, à verser à son conseil, en application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ou, en cas de rejet de sa demande d’aide juridictionnelle.

Elle soutient que :
- le préfet n’a pas exécuté les injonctions prononcées par la juge des référés dans son ordonnance n°2505042 du 6 mai 2025 ;
- elle a été convoquée par la préfecture le 18 août 2025 afin de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour ; toutefois, cette convocation, adressée par courriel à son conseil, n’a pas pu lui être transmise à temps et elle s’est trouvée dans l’impossibilité de se présenter à la préfecture ; aucune nouvelle convocation ne lui a été adressée par l’administration ;
- elle se trouve avec ses deux filles dans une situation dramatique ; en effet, elle ne dispose d’aucun hébergement et elle doit régulièrement faire appel au « 115 » ;
- si la préfecture lui a remis un récépissé de demande de titre de séjour le 9 février 2026, aucune décision n’a en revanche été prise sur sa demande de titre de séjour.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 février 2026, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient que :
- il a convoqué Mme D... épouse B... a un rendez-vous le 18 août 2025 afin de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour mais cette dernière ne s’est pas présentée devant les services préfectoraux ;
- il a donc exécuté l’ordonnance n°2505042 du 6 mai 2025 rendue par la juge des référés du tribunal administratif de Nantes.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Sarda, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 12 février 2026 à 15h00 :
- le rapport de M. Sarda, juge des référés,
- les observations de Me de Lespinay, avocate de Mme D... épouse B...,
- et les observations de Mme D... épouse B...,
- le préfet de la Loire-Atlantique n’étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :

1. Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d’aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ». Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l’admission de Mme C... épouse B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Sur le surplus des conclusions :

2. Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. ».

3. Si l’exécution d’une ordonnance prononçant une injonction sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par les articles L. 911-4 et L. 911-5 du même code, l’existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu’une personne intéressée demande à la juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du même code, de compléter la mesure d’injonction demeurée sans effet en en modifiant le délai d’exécution ou en prononçant une astreinte destinée à assurer cette exécution, l’inexécution de la décision juridictionnelle présentant le caractère d’un élément nouveau au sens des dispositions dudit article L. 521-4 du code de justice administrative.
4. Par une ordonnance n°2505042 du 6 mai 2025, la juge des référés du tribunal a suspendu l’exécution de la décision du 25 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer à Mme D... épouse B... un titre de séjour en qualité de conjointe d’un ressortissant français, a enjoint au préfet de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour dans un délai d’un mois et de la munir, dans cette attente, d’un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler.
5. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de la Loire-Atlantique a délivré à Mme C... épouse B... un récépissé de demande de titre de séjour, l’autorisant à travailler, valable du le 9 février 2026 au 8 août 2026. Les conclusions présentées par la requérante tendant à la modification de l’ordonnance du 6 mai 2025 n°2505042, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, en enjoignant au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, lui permettant de travailler, dans un délai de huit jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, sont donc devenues sans objet.
6. Toutefois, il est constant que, plus de neuf mois après la notification de l’ordonnance n°2505042 du 6 mai 2025, le préfet de la Loire-Atlantique n’a toujours pas procédé au réexamen de la situation de l’intéressée. Dès lors, quand bien même Mme D... épouse B... n’a pu se présenter à un rendez-vous fixé par la préfecture le 18 août 2025 en vue de lui remettre un récépissé de titre de séjour, ce défaut d’exécution partielle de l’ordonnance n°2505042 du 6 mai 2025 constitue une circonstance nouvelle justifiant sa modification en application des dispositions précitées de l’article L. 521-4 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu d’assortir le dispositif de l’article 2 de cette ordonnance, tendant à ce que la situation de Mme D... épouse B... soit réexaminée dans un délai d’un mois, d’une astreinte journalière de 50 euros à compter de l’expiration d’un délai d’un mois suivant la notification de la présente ordonnance, jusqu’à la date à laquelle cette injonction aura reçu exécution.
7. Mme D... épouse B... a été admise à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement à Me de Lespinay d’une somme de 550 euros, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat et de l’admission définitive de Mme C... épouse B... à l’aide juridictionnelle.
ORDONNE:

Article 1er : Mme D... épouse B... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à la modification de l’ordonnance du 6 mai 2025 n°2505042, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, en enjoignant au préfet de la Loire-Atlantique de délivrer à Mme D... épouse B... une autorisation provisoire de séjour, lui permettant de travailler, dans un délai de huit jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

Article 3 : L’injonction prévue à l’article 2 de l’ordonnance n°2505042 du 6 mai 2025 faisant obligation au préfet de la Loire-Atlantique de réexaminer la situation de Mme D... épouse B... dans un délai d’un mois est assortie d’une astreinte journalière de 50 euros à compter de l’expiration d’un délai d’un mois suivant la notification de la présente ordonnance, jusqu’à la date à laquelle cette injonction aura reçu exécution.

Article 4 : L’État versera à Me de Lespinay la somme de 550 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État et de l’admission définitive de Mme D... épouse B... à l’aide juridictionnelle.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... D... épouse B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique.

Fait à Nantes, le 17 février 2026.

Le juge des référés,




M. SARDA
La greffière,




J. DIONIS


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,







Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions