Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance le recours pour excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de naturalisation. Le requérant contestait une irrégularité procédurale sans contester les motifs fondés sur son absence de résidence en France. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que les moyens ne sont pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2026, M. A... B... conteste devant le tribunal la décision du 2 octobre 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a déclaré irrecevable sa demande de naturalisation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
Il ressort des pièces du dossier que le ministre de l’intérieur a rejeté la demande de naturalisation de M. B... en faisant valoir que l’intéressé ne réside pas en France et ne peut bénéficier de l’assimilation à la résidence en France prévue au 1° de l’article 21-26 du code civil dès lors qu’il n’exerçait pas d’activité pour le compte de l’Etat français ou d’un organisme présentant un intérêt particulier pour l’économie ou la culture française au sens des dispositions de cet article. En se bornant à invoquer une irrégularité procédurale et à demander une audience de conciliation, M. B... ne conteste pas les motifs invoqués par le ministre de l’intérieur. Ainsi, ses moyens ne sont pas assortis de précisions de nature à permettre d’en apprécier le bien-fondé. Par suite, la requête de M. B... ne peut qu’être rejetée par application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Nantes, le 3 mars 2026.
La présidente,
M.-P. Allio-Rousseau
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,