Sujet principal : Demande de délivrance d'un certificat de nationalité française.
Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation d'ordonnance).
Solution retenue : Rejet de la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
Textes appliqués : Articles 29 et 31 du code civil (compétence exclusive de l'ordre judiciaire) et article R. 222-1, 2°, du code de justice administrative (rejet par ordonnance des requêtes manifestement incompétentes).
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2026, M. A... B... sollicite la délivrance d’un certificat de nationalité française.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (...) ».
Aux termes de l'article 29 du code civil : « La juridiction civile de droit commun est seule compétente pour connaître des contestations sur la nationalité française ou étrangère des personnes physiques (…) ». Aux termes de l’article 31 du même code : « Le directeur des services de greffe judiciaires du tribunal judiciaire a seul qualité pour délivrer un certificat de nationalité française à toute personne justifiant qu'elle a cette nationalité. ».
La requête présentée par M. B... tend à demander au tribunal de lui faire délivrer un certificat de nationalité française. Un tel contentieux relève, en vertu des articles 29 et 31 du code civil précités, de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. Par suite, cette requête échappe manifestement à la compétence de la juridiction administrative. En application des dispositions du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, elle doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Nantes, le 25 février 2026.
La présidente,
H. Douet
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,