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Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2620308

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2620308
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 septembre 2026, Madame B... A... demande au tribunal d’enjoindre à l’Agence nationale des titres sécurisés d’enregistrer la cession de son véhicule, de radier son nom comme titulaire du certificat d’immatriculation de ce véhicule et de faire cesser toute contravention à son encontre concernant ce véhicule.

Elle soutient qu’elle a vendu son véhicule, immatriculé DC-756-CV, le 13 février 2015 à un garage situé en Belgique, mais qu’elle ne dispose pas d’un certificat de cession, document qui ne peut pas être délivré par les autorités belges.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 17 septembre 2026, le ministre de l’intérieur a rejeté la demande présentée par Madame A... tendant à ce que la cession de son véhicule, intervenue le 13 février 2015, soit enregistrée par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Par sa requête, elle doit être regardée comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au ministre de l’intérieur de faire procéder par l’ANTS à cette modification.

2. Aux termes de l’article L. 521‑3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».

3. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l’article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s'agisse de prévenir un péril grave.

4. Par la décision du 17 septembre 2026, le ministre de l’intérieur a prononcé le rejet de la demande présentée par Mme A... tendant à ce qu’il soit fait procéder par l’ANTS à l’enregistrement de la cession de son véhicule. Il n’appartient pas au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, de faire obstacle à cette décision administrative.

5. Il y a lieu, en conséquence, de rejeter la requête de Mme A... selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Madame A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame B... A....
Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur et à l’Agence nationale des titres sécurisés.

Fait à Nantes, le 1er octobre 2026.

Le président du tribunal,
juge des référés,




C. Hervouet

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,