vendredi 12 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2101424 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - 3ème chambre |
| Avocat requérant | LEGAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 juin 2021, complétée par des mémoires enregistrés le 11 juillet 2021, le 29 octobre 2021 et le 11 avril 2023, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 17 juin 2021 par laquelle le département de l'Aube a rejeté la demande de remise gracieuse d'un montant de 1 879,49 euros correspondant au solde d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant initial de 1 988,04 euros pour la période de décembre 2020 à mars 2021.
Il soutient qu'il a toujours averti la caisse d'allocations familiales dans les temps, que son dossier n'a pas été étudié correctement, que sa femme est enceinte et ne dispose d'aucun revenu et que lui-même ne bénéficie que de l'allocation aux adultes handicapés.
Par un mémoire enregistré le 9 mai 2022, le département de l'Aube conclut au rejet de la requête.
Il soutient les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Le président du tribunal a désigné M. D pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Cristille, magistrat désigné,
- et les observations de Me Legay, représentant M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à 9h 40, après l'intervention du conseil du requérant.
Par une décision du 14 janvier 2022, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu des dispositions combinées des articles L. 262-1, L. 262-13, L. 262-16, L. 262-25 et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, le revenu de solidarité active, qui a pour objet d'assurer à ses bénéficiaires des moyens convenables d'existence, de lutter contre la pauvreté et de favoriser l'insertion sociale et professionnelle, est attribué par le président du conseil départemental ou, par délégation, par les caisses d'allocations familiales et par les caisses de mutualité sociale agricole, lesquelles en assurent également le service et le contrôle dans des conditions fixées par voie de convention.
2. Lorsque l'un de ces organismes décide de récupérer un paiement indu de revenu de solidarité active et que le ressortissant concerné, sans contester le principe ou la quotité de l'indu mis à sa charge, présente une demande de remise gracieuse de sa dette, le président du conseil départemental peut décider d'accorder une remise totale ou de réduire le montant de cette créance en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. Statuant sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une telle demande, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d'être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision. Lorsque l'indu résulte de ce que l'allocataire a manqué à ses obligations déclaratives, il y a lieu, pour apprécier la condition de bonne foi de l'intéressé, hors les hypothèses où les omissions déclaratives révèlent une volonté manifeste de dissimulation ou, à l'inverse, portent sur des éléments dépourvus d'incidence sur le droit de l'intéressé au revenu de solidarité active ou sur son montant, de tenir compte de la nature des éléments ainsi omis, de l'information reçue et notamment, le cas échéant, de la présentation du formulaire de déclaration des ressources, du caractère réitéré ou non de l'omission, des justifications données par l'intéressé ainsi que de toute autre circonstance de nature à établir que l'allocataire pouvait de bonne foi ignorer qu'il était tenu de déclarer les éléments omis.
3. Il résulte de l'instruction que l'indu de revenu de solidarité active mis à la charge de Mme C, compagne de M. A, et dont celui-ci sollicite la remise gracieuse, résulte de la prise en compte d'un concubinage entre le requérant et Mme C depuis le 15 septembre 2020 dont cette dernière n'a informé la caisse d'allocations familiales que le 12 février 2021. Même tardive, l'information quant à ce changement de situation a été spontanément portée à la connaissance de l'administration par l'allocataire, et ne révèle pas une volonté de dissimulation qui serait de nature à remettre en cause sa bonne foi. La remise gracieuse de la dette ne peut cependant être prononcée qu'au vu d'une situation de précarité du foyer. Si M. A justifie de dépenses mensuelles contraintes de 32,83 euros concernant le loyer, de 50 euros concernant les dépenses d'électricité et de 12 euros concernant les dépenses d'eau, il bénéficie chaque mois de l'allocation aux adultes handicapés d'un montant de 903,60 euros et d'aides personnelles au logement pour un montant de 225,66 euros. Ainsi, il ne se trouve pas dans l'impossibilité de rembourser le solde de sa dette d'un montant de 1 879,49 euros. Par suite, sa requête doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au département de l'Aube.
Copie en sera adressé à la caisse d'allocations familiales de l'Aube.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mai 2023.
Le magistrat désigné,
signé
P. DLe greffier,
signé
A. PICOT
A. Le greffier,
E. MOREULLe magistrat désigné,
B. DESCHAMPSLe greffier,
E. MOREUL
No 2101424
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026