vendredi 17 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2101713 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | MFENJOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 août 2021, Mme A B, représentée par Me Mfenjou, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 9 juin 2021 lui ayant refusé l'octroi d'une allocation chômage ;
2°) d'enjoindre au directeur du centre hospitalier universitaire de Reims de lui accorder le bénéfice d'une allocation chômage pour la période du 2 avril 2019 au 7 juillet 2020 ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Reims la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision attaquée méconnait les dispositions de l'article 2 du décret du 16 juin 2020 relatif au régime d'assurance chômage applicable à certains agents publics et celles de l'article L. 5424-1 du code du travail ;
- la décision attaquée méconnait les décisions du décret du 26 juillet 2019 relatif à l'assurance chômage ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2022, le directeur du centre hospitalier universitaire de Reims conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 25 avril 2022 par une ordonnance du 8 avril 2022.
Les parties ont été informées par courrier du 20 octobre 2023, en application des dispositions de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de soulever d'office le moyen tiré de la compétence liée du directeur du centre hospitalier universitaire de Reims pour refuser à Mme B l'octroi d'une allocation d'assurance chômage.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Henriot,
- les conclusions de M. Friedrich, rapporteur public,
- et les observations de Me Mfenjou, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. En demandant au tribunal l'annulation d'une décision du 9 juin 2021 lui ayant refusé l'octroi d'une allocation chômage, Mme B, aide-soignante au sein du centre hospitalier universitaire de Reims, doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision implicite par laquelle ce centre hospitalier a implicitement rejeté sa demande tendant à cette fin.
2. Aux termes des dispositions de l'article L. 5422-1 du code du travail : " I.- Ont droit à l'allocation d'assurance les travailleurs aptes au travail et recherchant un emploi () ". De plus, selon les dispositions de l'article L. 5424-1 du code précité : " Ont droit à une allocation d'assurance, lorsque leur privation d'emploi est involontaire ou assimilée à une privation involontaire ou en cas de cessation d'un commun accord de leur relation de travail avec leur employeur, et lorsqu'ils satisfont à des conditions d'âge et d'activité antérieure, dans les conditions prévues aux articles L. 5422-2 et L. 5422-3 : 1° Les agents fonctionnaires et non fonctionnaires de l'Etat et de ses établissements publics administratifs, les agents titulaires des collectivités territoriales ainsi que les agents statutaires des autres établissements publics administratifs ainsi que les militaires () ".
3. Si Mme B a été radiée des cadres par une décision du 23 mai 2019, cette décision a été annulée par un jugement du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne du 29 mai 2020 devenu définitif. Eu égard au caractère rétroactif de cette annulation, la décision du 23 mai 2019 est, par conséquent, réputée n'être jamais intervenue, la reconstitution de la carrière de Mme B ayant, d'ailleurs, été formalisée par une décision du 6 juillet 2020. Dans ces conditions, Mme B n'a pas été privée d'emploi et ne peut prétendre au versement d'une allocation de retour à l'emploi. Le directeur du centre hospitalier universitaire de Reims se trouvait, dès lors, en situation de compétence liée pour refuser à Mme B le bénéfice de l'allocation d'assurance chômage demandée. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 5424-1 du code du travail, de celles des décrets des 26 juillet 2019 et 16 juin 2020 relatifs à l'assurance chômage et de l'erreur d'appréciation de la situation de la requérante doivent être écartés.
4. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 9 juin 2021 lui refusant le bénéfice de l'allocation de retour à l'emploi. Dès lors, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à ce qu'il soit mis à la charge du centre hospitalier universitaire de Reims la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B et au directeur du centre hospitalier universitaire de Reims.
Délibéré après l'audience du 27 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Deschamps, président,
M. Maleyre, premier conseiller,
M. Henriot, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 novembre 2023.
Le rapporteur,
Signé
J. HENRIOTLe président,
Signé
A. DESCHAMPSLa greffière,
Signé
I. ROLLAND
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026