vendredi 28 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2102533 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | MAZZA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 novembre 2021, Mme B E, représentée par Me Mazza, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 9 septembre 2021 par laquelle
la directrice déléguée du centre hospitalier de Montier-en-Der a refusé de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Montier-en-Der de lui octroyer cette protection et de prendre en charge l'ensemble des frais afférents ;
3°) de condamner cet établissement de santé à prendre en charge l'intégralité des frais et honoraires liés aux procédures pénale et administrative jusqu'à ce qu'une décision ayant autorité de la chose jugée soit rendue ;
4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Montier-en-Der la somme
de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision en litige est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- elle est également entachée d'un vice de procédure dès lors que les dispositions
de l'article 6 quater A et du décret du 18 mars 2020 ont été méconnues ;
- elle méconnaît le principe d'impartialité, seule l'agence régionale de santé pouvait se prononcer sur sa demande ;
- le directeur de l'hôpital lui a intimé de lui communiquer son numéro de téléphone portable personnel, de compléter un agenda en ligne et de lui indiquer ce qu'elle faisait à tout moment ;
- elle a été exclue de toutes les réunions, notamment de celles du comité d'hygiène et de santé et des conditions de travail, dont elle était membre, et de celles liées
à la restructuration de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes Sommevoire ;
- le directeur lui a retiré des attributions et l'a privée de toute possibilité d'évolution professionnelle ;
- il lui reprochait systématiquement l'absence de suivi du dossier d'accessibilité concernant l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes Sommevoire avec un ton cassant et empreint de dénigrement ;
- le directeur s'est souvent affranchi des règles ;
- son management et son mode de communication étaient autoritaires ;
- il lui a fait des reproches injustifiés et l'a contrainte à passer au forfait jour ;
- elle a subi une dégradation de ses conditions de travail caractérisée par une réduction de ses droits, prérogatives et de son autonomie ;
- le directeur délégué lui adressait des reproches récurrents et avait un comportement pressant et vexatoire à son encontre ;
- sa santé s'est dégradée à compter du début de l'année 2019, ainsi que ses conditions de travail, au point qu'elle a tenté de mettre fin à ses jours, et cela a été de nature à remettre en cause sa carrière dans la fonction publique hospitalière ;
- ces faits sont constitutifs de harcèlement moral ;
- la décision contestée est entachée d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 mars 2024, le centre hospitalier de Montier-en-Der, représenté par Me Champenois, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de Mme E au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
En application des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, la production de pièces pour compléter l'instruction a été demandée à Mme E, lesquelles ont été reçues le 2 juin 2024 accompagnées d'un mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n° 2020-256 du 13 mars 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Maleyre, premier conseiller,
- et les conclusions de M. Friedrich, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E a été titularisée dans le corps des techniciens supérieurs hospitaliers à compter du 30 juillet 2011. Elle était affectée depuis le 15 juin 2012 au centre hospitalier de Montier-en-Der et exerçait en dernier lieu les fonctions d'assistante de direction aux affaires générales et responsable qualité gestion des risques. Par un courrier du 19 mai 2021, l'intéressée a présenté une demande visant à se voir octroyer le bénéfice de la protection fonctionnelle en raison des faits de harcèlement moral dont elle estime avoir été l'objet à partir du mois
de mai 2018, qui a coïncidé avec l'arrivée d'un nouveau directeur délégué au centre hospitalier, jusqu'à sa mise en congé de maladie à partir du 31 janvier 2020. Par une décision
du 9 septembre 2021, la directrice déléguée du centre hospitalier de Montier-en-Der a refusé d'y faire droit. Mme E demande au tribunal l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Par une décision du 16 juillet 2021, régulièrement publiée, M. C F, directeur général du groupement hospitalier cœur Grand Est, a donné délégation
Mme G D, directrice déléguée du centre hospitalier de Montier-en-Der, à l'effet de signer l'ensemble des pièces et correspondances relatives à la gestion de ce centre hospitalier,
au nombre desquelles figure les décisions en matière de protection fonctionnelle. Dès lors,
le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision contestée doit être écarté.
3. Aux termes de l'article 6 quater A de la loi du 13 juillet 1983 alors en vigueur : " Les administrations, collectivités et établissements publics mentionnés à l'article 2 mettent en place un dispositif de signalement qui a pour objet de recueillir les signalements des agents qui s'estiment victimes () de harcèlement moral () et de les orienter vers les autorités compétentes en matière d'accompagnement, de soutien et de protection des victimes et de traitement des faits signalés. / Un décret en Conseil d'Etat précise les conditions d'application du présent article, notamment les conditions dans lesquelles le dispositif peut être mutualisé ainsi que les exigences en termes de respect de la confidentialité et d'accessibilité du dispositif ". Aux termes de l'article 1er du décret du 13 mars 2020 : " Le dispositif de signalement des actes de violence, de discrimination, de harcèlement moral ou sexuel et des agissements sexistes prévu par l'article 6 quater A de la loi du 13 juillet 1983 susvisée comporte : 1° Une procédure de recueil des signalements effectués par les agents s'estimant victimes ou témoins de tels actes ou agissements ; / 2° Une procédure d'orientation des agents s'estimant victimes de tels actes ou agissements vers les services et professionnels compétents chargés de leur accompagnement et de leur soutien ; / 3° Une procédure d'orientation des agents s'estimant victimes ou témoins de tels actes ou agissements vers les autorités compétentes pour prendre toute mesure de protection fonctionnelle appropriée et assurer le traitement des faits signalés, notamment par la réalisation d'une enquête administrative ". Aux termes
de l'article 6 du même décret : " Le dispositif de signalement permet de garantir la stricte confidentialité des informations communiquées aux agents, victimes, témoins ou auteurs des actes ou agissements mentionnés à l'article 1er, y compris en cas de communication aux personnes ayant besoin d'en connaître pour le traitement de la situation ".
4. Les dispositions précitées sont relatives à la mise en place d'un dispositif
de signalement des actes de violence, de discrimination, de harcèlement et d'agissements sexistes prévoyant une procédure d'orientation vers les autorités compétentes et ne constituent pas un préalable obligatoire à l'instruction par l'autorité administrative d'une demande
de protection fonctionnelle et à sa décision sur une telle demande. Dès lors, le moyen tiré de leur méconnaissance est inopérant et doit être écarté pour ce motif.
5. Aux termes de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 alors en vigueur : " A raison de ses fonctions et indépendamment des règles fixées par le code pénal et par les lois spéciales, le fonctionnaire () bénéficie, dans les conditions prévues au présent article, d'une protection organisée par la collectivité publique qui l'emploie à la date des faits en cause ou des faits ayant été imputés de façon diffamatoire. / () IV.- La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté () ".
6. Si la protection résultant des dispositions précitées n'est pas applicable aux différends susceptibles de survenir, dans le cadre du service, entre un agent public et l'un
de ses supérieurs hiérarchiques, il en va différemment lorsque les actes du supérieur hiérarchique sont, par leur nature ou leur gravité, insusceptibles de se rattacher à l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Il résulte du principe d'impartialité que le supérieur hiérarchique mis en cause à raison de tels actes ne peut régulièrement, quand bien même il serait en principe l'autorité compétente pour prendre une telle décision, statuer sur la demande de protection fonctionnelle présentée pour ce motif par son subordonné.
7. La décision en litige n'a pas été adoptée par le supérieur hiérarchique auquel
Mme E impute des faits de harcèlement moral. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle aurait été adoptée en méconnaissance du principe d'impartialité.
8. Aux termes de l'article 6 quinquies de loi du 13 juillet 1983 alors en vigueur : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel () ".
9. Il appartient à l'agent public qui soutient avoir été victime de faits constitutifs de harcèlement moral, lorsqu'il entend contester le refus opposé par l'administration dont il relève à une demande de protection fonctionnelle fondée sur de tels faits de harcèlement, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles d'en faire présumer l'existence. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement.
La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
10. Pour faire présumer l'existence de faits de harcèlement moral dont elle estime avoir été victime, Mme E soutient qu'à compter de l'arrivée d'un nouveau directeur délégué au centre hospitalier de Montier-en-Der, effective à compter du 6 août 2018, et non à partir du mois de mai 2018 comme elle l'indique, jusqu'à sa mise en congé de maladie à partir du 31 janvier 2020, ce supérieur hiérarchique a agi de telle sorte que ses conditions de travail se sont dégradées à travers une réduction de ses droits et prérogatives ainsi que de son autonomie. Elle indique qu'il a souhaité savoir où elle se trouvait à tout instant, l'a infantilisée, lui a refusé une formation à deux reprises en 2018 et 2019, lui a retiré des prérogatives, l'a contrainte à passer au forfait jour, l'a exclue d'une réunion relevant de ses attributions, a gelé sa note en 2019 alors que celle-ci avait toujours augmenté depuis son début de carrière, a diminué le taux de sa prime de technicité par une décision du 28 janvier 2020 constitutive d'une sanction disciplinaire déguisée, et qu'elle a été poussée vers la sortie.
11. Cependant, en premier lieu, il n'est pas anormal qu'un directeur d'établissement de santé souhaite connaître l'agenda de son assistante et le courriel émanant de ce dernier produit à l'appui des affirmations de Mme E lui demande seulement de tenir à jour son agenda. En deuxième lieu, si M. A a mobilisé Mme E pour venir en appui de collègues sur des tâches qu'il jugeait prioritaires, de tels faits ne dépassent pas l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. En troisième lieu, suivre une formation n'est pas un droit et les motifs retenus pour refuser à la requérante de les suivre sont fondés sur l'intérêt du service. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, en particulier de la comparaison des fiches de fonction
de Mme E de 2018 et 2019, qu'elle aurait vu ses prérogatives diminuer. Si, par la décision précitée du 28 janvier 2020, sa participation aux travaux du groupe qualité a été remise en cause, elle est temporaire et motivée par les difficultés à réaliser les tâches prioritaires. En outre,
la pièce produite à l'appui de son affirmation concernant son absence de participation aux thématiques de qualité relevant pourtant de ses attributions ne permet pas d'établir celle-ci, ce courriel montrant au contraire son association à la conduite de cette thématique. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment de celles produites en demande, qui montrent au contraire qu'elle a assisté à de nombreuses réunions de chantier et qu'elle en faisait le compte rendu à son supérieur, que Mme E aurait été exclue du projet de restructuration de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de Sommevoire. En cinquième lieu, si elle a été contrainte d'opter pour le forfait jour, aboutissant à ce qu'elle ne puisse plus bénéficier d'heures supplémentaires rémunérées, elle a bénéficié en contrepartie de jours de congés supplémentaires et d'une faculté d'organisation plus souple. En sixième lieu,
la circonstance que sa note annuelle, qui avait toujours augmenté, a été maintenue à 20,25 au titre de l'année 2019 ne permet pas de faire présumer un fait de harcèlement moral, l'agent ne disposant d'aucun droit à ce que sa note croisse chaque année et les motifs ayant justifié l'absence d'augmentation de celle-ci ne sont pas étrangers à l'intérêt du service. En septième lieu, si, par la décision du 28 janvier 2020, son supérieur hiérarchique a adopté à son encontre une sanction disciplinaire déguisée entachée d'illégalité, ce seul fait, isolé, ne suffit pas à faire présumer l'existence d'une situation de harcèlement moral. En huitième lieu, les allégations de Mme E relative à un projet de mutualisation, qui aurait eu comme finalité de l'inciter à changer d'établissement ne sont établies par aucun commencement de preuve.
12. Mme E se prévaut de ce que M. A lui a adressé de nombreux reproches et a adopté un comportement pressant et vexatoire. Il est reproché à ce dernier de l'avoir contrainte à déplacer une journée de congés, d'être directif et d'exercer une pression sur le respect des délais d'exécution et de restitution des tâches confiées, de lui avoir adressé des réprimandes concernant le non-respect des délais de restitution et des reproches à propos de l'orthographe et d'un publipostage et de lui avoir demandé d'enlever en urgence des affiches sur une porte
le 26 décembre 2019.
13. Toutefois, en premier lieu, le déplacement isolé d'une journée de congés justifié par l'intérêt du service ne constitue pas un exercice anormal du pouvoir hiérarchique. Il en va de même s'agissant de l'envoi de courriels directifs mais courtois relatifs aux tâches à accomplir et à l'exigence de respecter les délais fixés. Les courriels soulignant les fois où les délais n'ont pas été respectés sont fermes mais courtois et ne dépassent pas non plus l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. En deuxième lieu, à supposer le reproche concernant l'orthographe
et le publipostage établi, ce fait ne révèle pas un usage anormal du pouvoir hiérarchique. En troisième lieu, si M. A a rappelé à Mme E, par un courriel du 26 décembre 2019,
la nécessité d'enlever des affiches sur la porte d'un local de l'hôpital, il a précisé que cette action pourrait se faire à son retour de congés de fin d'année.
14. Si Mme E affirme que les faits qu'elle a subis depuis l'arrivée de M. A, avec comme point d'orgue la notification de la décision du 28 janvier 2020, a conduit à ce qu'elle soit placée en congé de maladie à compter du 31 janvier suivant, il résulte de ce qui a été dit précédemment que les faits invoqués ne révèlent pas un exercice anormal du pouvoir hiérarchique et aucun des documents fournis par la requérante, notamment médicaux, ne permet d'établir le lien entre ses arrêts de travail et l'attitude de son supérieur hiérarchique ni l'existence d'une volonté de l'inciter au départ ou de supprimer son poste. Dans ces conditions, Mme E n'apporte aucun élément permettant de faire présumer l'existence de faits de harcèlement moral. Par suite, le directeur délégué du centre hospitalier de Montier-en-Der n'a pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation en refusant d'octroyer à la requérante le bénéfice
de la protection fonctionnelle.
15. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision en litige serait constitutive d'un détournement de pouvoir.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 9 septembre 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre hospitalier de Montier-en-Der, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme E au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme E la somme demandée par le centre hospitalier de Montier-en-Der au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par Mme E est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier de Montier-en-Der sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E et au centre hospitalier de Montier-en-Der.
Délibéré après l'audience du 7 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Deschamps, président,
M. Maleyre, premier conseiller,
M. Henriot, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
P.H. MALEYRELe président,
Signé
A. DESCHAMPS
Le greffier,
Signé
A. PICOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026