vendredi 5 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2200490 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP LEOSTIC - MEDEAU - LARDAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 4 mars et 30 mai 2022, ainsi que
le 27 mars 2023, M. C G, représenté par Me Médeau, demande au tribunal
dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 6 janvier 2022 par laquelle l'inspecteur du travail de la section six par intérim de l'unité de contrôle des Ardennes
de la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection
des populations des Ardennes a autorisé son licenciement pour motif économique ;
2°) subsidiairement, de renvoyer au juge judiciaire une question préjudicielle quant
au non-respect par l'employeur de son engagement unilatéral consistant à étendre le périmètre
de reclassement légal ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat ou de la société SOPAP Automation la somme
de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision en litige est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte, l'indisponibilité de M. A n'étant pas établie ;
- l'administration n'établit pas qu'elle a fait porter son contrôle de la régularité
de la procédure interne suivie par l'employeur sur le respect des règles de procédure conventionnelles et de branche professionnelle ;
- le motif économique du licenciement sur le fondement des dispositions de l'article L. 1233-3 du code du travail n'est pas établi, les difficultés économiques invoquées par l'entreprise ne sont pas réelles dans la mesure où le volume des commandes a été exponentiel à partir du mois d'octobre 2021 et l'inspecteur du travail s'est borné à reprendre les déclarations
de l'employeur, tout en arrêtant son étude au mois d'août 2021 alors que sa décision est datée
du 6 janvier 2022 ;
- l'inspecteur du travail n'a pas contrôlé l'obligation de reclassement, notamment au regard des formalités prévues à l'article 95.1 de l'accord du 8 novembre 2019
dans la métallurgie ;
- l'employeur a méconnu son obligation de reclassement ;
- compte tenu de ses engagements devant le comité social et économique, l'employeur a entendu étendre le périmètre de son obligation légale de reclassement, qu'il n'a finalement pas respecté et que l'inspecteur du travail n'a pas contrôlé ;
- il est possible au tribunal de renvoyer l'examen de cette question au juge judiciaire.
Par des mémoires en défense enregistrés les 8 avril 2022 et 13 février 2024, le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités Grand Est conclut au rejet
de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense enregistrés les 23 mai 2022 et 15 février 2024, la société SOPAP Automation, représentée par M. B, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. G au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 mars 2024 par une ordonnance du 15 février précédent.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- l'accord du 8 novembre 2019 relatif à l'emploi, à l'apprentissage et à la formation professionnelle ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Maleyre, premier conseiller,
- les conclusions de M. Friedrich, rapporteur public,
- les observations de Me Médeau pour M. G,
- et celles de Me Holl en faveur de la société SOPAP Automation.
Considérant ce qui suit :
1. M. G a intégré les effectifs de la société SOPAP Automation le 4 mai 1993. Il était responsable de l'atelier usinage. Le 8 mars 2019, l'intéressé a été élu membre titulaire
du comité social et économique (CSE). En raison de difficultés économiques, cette entreprise a engagé une procédure de licenciement collectif pour motif économique d'au moins dix salariés, dont lui, à compter du second semestre 2021. La société a saisi l'inspecteur du travail territorialement compétent d'une demande d'autorisation de licenciement par un courrier
du 17 novembre 2021, laquelle a été accordée par une décision du 6 janvier 2022. M. G en demande l'annulation au tribunal.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision en litige :
2. La décision du 6 janvier 2022 a été signée par Mme F E
de la section deux de l'unité de contrôle des Ardennes la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations des Ardennes. Si, en vertu
d'une décision du directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités Grand Est du 1er avril 2021, la section 6, dans laquelle est affecté par intérim M. D A, est compétente pour la commune de Tournes, siège de la société SOPAP Automation,
une décision de cette autorité du même jour charge, en cas d'absence ou d'empêchement
de M. A, Mme E d'assurer son intérim. Dans ces conditions, et alors que le directeur régional fait valoir sans être sérieusement contredit que M. A a quitté ses fonctions
le 1er mai 2021, Mme E était compétente pour signer la décision en litige. Par suite,
le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
3. En se bornant à soutenir que l'inspecteur du travail n'établit pas avoir procédé
au contrôle de la régularité de la procédure interne conduisant à l'édiction de l'autorisation
de le licencier au regard des règles légales et conventionnelles, sans indiquer quelles sont
ces irrégularités, M. G ne met pas à même le tribunal d'apprécier le bien-fondé de son moyen.
4. Aux termes de l'article L. 1233-3 du code du travail : " Constitue un licenciement pour motif économique le licenciement effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié résultant d'une suppression ou transformation d'emploi ou d'une modification, refusée par le salarié, d'un élément essentiel du contrat de travail, consécutives notamment : / 1° A des difficultés économiques caractérisées soit par l'évolution significative d'au moins un indicateur économique tel qu'une baisse des commandes ou du chiffre d'affaires, des pertes d'exploitation ou une dégradation de la trésorerie ou de l'excédent brut d'exploitation, soit par tout autre élément de nature à justifier de ces difficultés. / Une baisse significative des commandes ou du chiffre d'affaires est constituée dès lors que la durée de cette baisse est, en comparaison avec la même période de l'année précédente, au moins égale à : / () b) Deux trimestres consécutifs pour une entreprise d'au moins onze salariés et de moins de cinquante salariés () / Les difficultés économiques () s'apprécient au niveau de cette entreprise si elle n'appartient pas à un groupe et, dans le cas contraire, au niveau du secteur d'activité commun à cette entreprise et aux entreprises du groupe auquel elle appartient, établies sur le territoire national, sauf fraude. / () Le secteur d'activité permettant d'apprécier la cause économique du licenciement est caractérisé, notamment, par la nature des produits biens ou services délivrés, la clientèle ciblée, ainsi que les réseaux et modes de distribution, se rapportant à un même marché () ".
5. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, il ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. Dans le cas où la demande de licenciement est fondée sur un motif de caractère économique, il appartient à l'inspecteur du travail et, le cas échéant,
au ministre, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si la situation
de l'entreprise justifie le licenciement du salarié, en tenant compte notamment de la nécessité
des réductions d'effectifs envisagées et de la possibilité d'assurer le reclassement du salarié.
6. Si M. G soutient que la décision autorisant son licenciement pour motif économique est entachée d'erreur de droit dans la mesure où l'inspectrice du travail a apprécié
la réalité du motif économique sur une période qui s'est arrêtée au mois d'août 2021, antérieure
à la date à laquelle elle s'est prononcée sur la demande d'autorisation de licenciement, il ressort toutefois des pièces du dossier que l'inspectrice du travail, à la suite d'un complément d'enquête effectué dans les locaux de l'entreprise le 8 décembre 2021, a demandé des documents comptables complémentaires, qui lui ont été communiqués le surlendemain et qui donnaient
à voir la situation comptable jusqu'au 30 novembre 2021 pour une décision adoptée un peu plus d'un mois plus tard. Dès lors, un tel moyen doit être écarté.
7. La société SOPAP Automation a comme activité principale à hauteur de 60%
le développement, la production et la commercialisation d'indexeurs à cames et manipulateurs, ainsi qu'une activité de négoce des produits du groupe Tünkers, dont elle fait partie, pour l'industrie automobile. Elle a également diverses activités secondaires, notamment l'emballage, l'alimentaire et l'énergie. Il ressort des pièces du dossier, notamment des différents rapports économiques et comptables produits, que cette société doit faire face aux mutations structurelles de l'industrie automobile tendant à son électrification généralisée et a été confrontée
aux conséquences conjoncturelles de la crise du covid-19 pour le secteur automobile, comme l'arrêt de la production et la crise des matières premières, matérialisée par leur renchérissement. Cette situation défavorable s'est traduite par une première opération de restructuration en septembre 2020 aboutissant au licenciement de quinze salariés en raison d'une chute du chiffre d'affaires de 23% entre 2019 et 2020. Pour la période courant de 2020 à 2021, il ressort
des comptes annuels de la société produits en défense, qui corroborent les chiffres provisoires et les projections contenues dans les documents transmis notamment le 10 décembre 2021 à l'inspectrice du travail et arrêtés aux 30 novembre 2021, qu'en dépit d'un rebond
des commandes en octobre 2021, le chiffre d'affaires 2021 hors TVA s'est établi
à 4 267 105,30 euros, inférieur à la projection retenue dans la note économique et financière présentée au CSE le 29 septembre 2021, alors qu'il était de 6 424 037 euros en 2020,
soit une baisse de plus de 33%, et de 8 347 064 euros en 2019. Si les pertes ont été réduites
en 2020, passant de 1 044 807 euros à 732 016 euros, elles ont à nouveau augmenté en 2021 pour s'établir à un montant de 1 619 695,09 euros, soit une croissance de plus de 120%. Dans
ces conditions, le motif économique ayant justifié l'autorisation de licenciement de M. G est établi.
8. D'une part, aux termes de l'article L. 1233-4 du code du travail :
" Le licenciement pour motif économique d'un salarié ne peut intervenir que lorsque tous les efforts de formation et d'adaptation ont été réalisés et que le reclassement de l'intéressé ne peut être opéré sur les emplois disponibles, situés sur le territoire national dans l'entreprise ou les autres entreprises du groupe dont l'entreprise fait partie et dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation assurent la permutation de tout ou partie du personnel () ".
9. D'autre part, aux termes des stipulations de l'article 91-2 de l'accord
du 8 novembre 2019 relatif à l'emploi, à l'apprentissage et à la formation professionnelle :
" Les organisations d'employeurs et de salariés de la branche peuvent apporter leur contribution à la recherche de reclassement externe des salariés, lorsqu'un licenciement collectif pour motif économique est envisagé. / () L'UIMM favorise les recherches de reclassement en mettant en place une bourse de l'emploi numérique accessible sur un site internet à disposition des entreprises et des salariés de la branche. Cet outil intègre la possibilité, pour les entreprises qui envisagent les licenciements collectifs pour motif économique, d'entrer des profils, de manière anonyme, leur permettant de repérer les emplois disponibles dans d'autres entreprises, auxquels les salariés concernés pourraient accéder ". Aux termes de l'article 95-1 de ce même accord : " Les entreprises qui envisagent le licenciement pour motif économique d'au moins 10 salariés en informent la ou les CPREFP concernées ".
10. Au titre du contrôle qui lui incombe, l'inspecteur du travail doit notamment vérifier la régularité de ce projet de licenciement au regard de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé, au nombre desquelles figurent les stipulations des accords collectifs de travail applicables au salarié. En outre, pour apprécier si l'employeur ou
le liquidateur judiciaire a satisfait à son obligation légale et, le cas échéant, conventionnelle en matière de reclassement, il doit s'assurer, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, qu'il a été procédé à une recherche sérieuse des possibilités de reclassement du salarié dans
les entreprises dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation permettent, en raison
des relations qui existent avec elles, d'y effectuer la permutation de tout ou partie
de son personnel. En revanche, il ne lui appartient pas de vérifier le respect par l'employeur
de son obligation de reclassement externe.
11. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la société SOPAP Automation est la seule entreprise dont dispose le groupe Tünkers en France et que M. G a été informé, par courrier remis en mains propres le 30 septembre 2021, que sept postes étaient offerts
au reclassement, dont un sur place comme conseiller technique expert, sur lesquels le requérant n'a pas candidaté. Dès lors, l'employeur a satisfait en l'espèce à son obligation de reclassement interne. D'autre part, à la différence de l'article 28 de l'ancien accord national du 12 juin 1987 sur les problèmes généraux de l'emploi conclu dans la branche de la métallurgie, les stipulations de l'article 91.2 de l'accord du 8 novembre 2019 citées ci-dessus n'ont aucune portée contraignante et n'ont pour objet que d'inciter les organisations d'employeurs et de salariés
de la branche de la métallurgie, lorsqu'un licenciement collectif pour motif économique est envisagé, à contribuer à la recherche de reclassement externe des salariés. En outre, il ressort
des pièces du dossier, en particulier de celles produites par le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités Grand Est, que, par un courrier du 9 septembre 2021,
la société SOPAP Automation a saisi la commission paritaire régionale de l'emploi
et de la formation professionnelle Grand Est. Dans ces conditions, et alors qu'il n'appartient pas à l'administration de vérifier le respect par l'employeur de son obligation de reclassement externe, la décision en litige n'est pas entachée d'erreur de droit.
12. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de renvoyer au juge judiciaire une question préjudicielle, que M. G n'est pas fondé à demander l'annulation
de la décision de l'inspectrice du travail du 6 janvier 2022 autorisant son licenciement pour motif économique.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat ou de la société SOPAP Automation, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que M. G demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. G la somme demandée par la société SOPAP Automation au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. G est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la société SOPAP Automation présentées sur le fondement
des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C G, à la ministre du travail,
de la santé et des solidarités et à la société SOPAP Automation.
Copie en sera adressée au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités Grand Est.
Délibéré après l'audience du 15 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Deschamps, président,
M. Maleyre, premier conseiller,
Mme Alibert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 avril 2024.
Le rapporteur,
signé
P.H. MALEYRELe président,
signé
A. DESCHAMPS
Le greffier,
signé
A. PICOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026