mercredi 1 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2200684 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - 3ème chambre |
| Avocat requérant | LUDOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 mars 2022, complétée par un mémoire enregistré
le 18 octobre 2022, Mme B A, représentée par Me Emmanuel Ludot, demande
au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 4 mars 2022 par laquelle la directrice territoriale déléguée de la Marne de Pôle Emploi a rejeté son recours contre la décision du 25 janvier 2022 prononçant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée d'un mois ;
2°) de la rétablir dans ses droits à compter du 25 janvier 2023°) de mettre à la charge de Pôle Emploi une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que son absence au rendez-vous est justifiée par ses troubles bipolaires.
Par un mémoire enregistré le 25 août 2022, Pôle Emploi conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requérante, qui a présenté plusieurs motifs successifs pour expliquer son absence à l'entretien convenu, ne fait pas état d'un motif légitime de nature à justifier
son manquement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges relevant
de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions
à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Cristille, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 5412-1 du code du travail : " Est radiée de la liste
des demandeurs d'emploi, dans des conditions déterminées par un décret en Conseil d'Etat,
la personne qui : () 3° () sans motif légitime () c) Est absente à un rendez-vous avec
les services et organismes mentionnés à l'article L. 5311-2 ou mandatés par ces services
et organismes ". Aux termes de l'article R. 5412-1 du même code : " Le directeur régional
de Pôle emploi radie les personnes de la liste des demandeurs d'emploi dans les cas prévus
aux articles L. 5412-1 et L. 5412-2 ". Aux termes de l'article R. 5412-5 du même code :
" La radiation de la liste des demandeurs d'emploi entraîne l'impossibilité d'obtenir une nouvelle inscription : / 1° Pendant une période d'un mois lorsqu'est constaté pour la première fois
le manquement mentionné au c du 3° de l'article L. 5412-1 () ".
2. Il est constant que Mme A ne s'est pas présentée à l'entretien prévu
le 4 janvier 2022 à 10 heures 40 auquel elle a été convoquée en vue de faire le point
sur sa situation et sa recherche d'emploi. Si elle entend justifier cette absence par des troubles
de santé médicalement constatés, ni le jugement rendu par le tribunal du contentieux
de l'incapacité de Châlons-en-Champagne à l'issue de l'audience du 3 novembre 2016, ni l'arrêt du 19 avril 2018 de la Cour nationale de l'incapacité et de la tarification de l'assurance
des accidents du travail qui confirme le rejet des demandes de Mme A, ni les éléments médicaux produits ne permettent d'établir que l'existence de troubles psychiatriques,
et notamment une bipolarité, aurait fait obstacle à ce qu'elle se présente à ce rendez-vous, Ainsi la requérante ne peut être regardée comme ayant eu un motif légitime de nature à justifier
son absence à cet entretien, alors qu'elle ne conteste pas les propos tenus téléphoniquement
à l'administration par sa fille, laquelle indiquait que l'intéressée se trouvait à l'étranger
et dans l'impossibilité d'en rentrer à brève échéance en raison de la fermeture des frontières.
Par suite, la requête de Mme A ne peut qu'être rejetée dans toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à Pôle Emploi.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er mars 2023.
Le magistrat désigné,
signé
P. CLe greffier,
signé
A. PICOT
No 2200684
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026