LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2200763

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2200763

mardi 14 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2200763
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantTALARIS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 4 avril 2022 et le 20 février 2023, Mme D B, représentée par AARPI Talaris avocats, demande au tribunal :

1°) de condamner la région Grand Est à lui verser la somme globale de 15 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence qu'elle soutient avoir subis à la suite de la fausse couche intervenue le 10 mai 2017 ;

2°) d'ordonner, avant dire droit, une expertise afin de déterminer l'étendue et le chiffrage de ses préjudices ;

2°) que le versement d'une somme de 2 000 euros soit mis à la charge de la région Grand Est au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité de la région Grand Est est engagée dès lors que les prescriptions du médecin du travail faites à sa reprise du travail n'ont pas été respectées et qu'elle était affectée à un bâtiment ne disposant pas d'un ascenseur ;

- alors que la région était informée de son état, son poste n'a pas été adapté ;

- l'obligation qui lui a été faite de quitter le logement qui lui avait été attribué a généré un stress important ;

- la responsabilité sans faute de la région est également engagée ;

- elle a subi un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2022, la région Grand Est, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requérante n'est pas recevable à invoquer la responsabilité sans faute ;

- les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Olivier Nizet, président,

- les conclusions de Mme C de Laporte, rapporteure publique,

- et les observations de M. A, représentant la région Grand Est.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B est agent technique territorial d'établissement d'enseignement, employée par la région Grand Est et affectée au lycée agricole de Saint Poulage, dans l'Aube. Alors qu'elle était enceinte et que le terme de sa grossesse était fixé au mois de juillet 2017, elle a accouché prématurément d'un enfant mort-né le 10 mai 2017. Elle fait valoir que cette perte résulte des mauvaises conditions de travail qu'elle a subies et du non-respect de ses droits statuaires et demande, alors que sa réclamation préalable a été rejetée, la condamnation de la région Grand Est à lui verser 5 000 euros et 10 000 euros en réparation, respectivement, du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence qu'elle soutient avoir subis.

Sur la responsabilité :

En ce qui concerne la responsabilité pour faute :

2. Il résulte de l'instruction que Mme B qui bénéficiait d'un congé de maladie a repris le travail à mi-temps thérapeutique le 13 mars 2017 après avoir effectué une visite médicale qui tout en la reconnaissant apte au travail, a prescrit de limiter le travail en antéflexion ou torsion du rachis, de limiter le port de charges au poids de cinq kilogrammes, de prévoir des chaussures de sécurité légères, de prévoir une étude ergonomique du poste de travail. Il ne résulte pas de ce qui précède que l'exécution de tâches impliquant la montée ou la descente des escaliers serait proscrite. Il n'est pas plus fait mention de la circonstance que l'état de santé de Mme B ferait obstacle à ce qu'elle utilise une décapeuse ni ne fasse usage de produits chimiques nécessaires à l'exécution de ses fonctions. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir qu'en ne lui attribuant pas des tâches au titre desquelles elle n'aurait pas à gravir des escaliers ou à utiliser une décapeuse et des produits chimiques, la région aurait commis une faute en ne suivant pas les prescriptions faites par le médecin l'ayant examiné lors de sa reprise de fonctions.

3. La seule circonstance qu'elle ait été enceinte n'obligeait pas la région, alors qu'en outre, il n'est pas allégué qu'elle aurait présenté une demande en ce sens, à envisager un changement d'affectation ou d'adapter ses conditions de travail.

4. Enfin, si le fait que le proviseur lui a demandé de libérer le logement qu'elle occupait au sein de l'établissement avec son mari, a généré du stress chez la requérante, il résulte de l'instruction que la mise à disposition de ces locaux était précaire et que Mme B a été prévenue le 28 mars 2017, d'avoir à quitter le logement pour le 31 aout 2017, soit après un préavis de cinq mois, ne permettant pas, en tout état de cause, d'identifier, eu égard au délai laissé à l'intéressée pour prendre ses dispositions afin de retrouver un logement, une faute de nature à engager la responsabilité de la région.

En ce qui concerne la responsabilité sans faute :

5. Si la requérante fait valoir que la responsabilité de la région est engagée en l'absence de faute, elle se réfère cependant aux fautes alléguées aux points précédents pour fonder ses conclusions. Toutefois les circonstances ainsi rappelées sont sans emport sur le régime de responsabilité dont elle se prévaut. En l'état de l'instruction les écritures de la requérante sont insuffisamment développées pour permettre au juge d'apprécier le bien-fondé des conclusions susvisées. En outre, alors qu'il appartient au juge d'examiner, d'office, s'il y a lieu d'engager la responsabilité sans faute d'une personne publique, il ne résulte pas de l'instruction que les faits en cause seraient susceptibles de donner lieu à application de ce régime de responsabilité.

6. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'ordonner l'expertise sollicitée, que la requête de Mme B doit être rejetée dans toutes ses conclusions.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et à la région Grand Est.

Délibéré après l'audience du 28 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Nizet, président,

Mme Stéphanie Lambing, premier conseiller,

M. Clemmy Friedrich conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2023.

L'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

S. LAMBING

Le président-rapporteur,

O. NIZETLa greffière,

N. MASSON

N° 2200763

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions