mardi 9 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2201604 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | RICHER & ASSOCIÈS DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 juillet 2022, Mme B F et M. C D, représentés par Me Desingly, demandent au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la délibération n°10-2022 en date du 12 mai 2022 du conseil municipal de la commune de Rocroi (08), confiant la gestion de l'étang communal à M. A E, décidant de poursuivre les négociations avec le preneur afin de présenter le bail de location lors d'une prochaine séance ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Rocroi, le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le maire de la commune de Rocroi étant proche de M. E, la délibération est entachée par une prise illégale d'intérêt ; des parcelles ont déjà été préemptées par l'ancien maire de la commune ; la buvette de l'étang a été mise à disposition gratuitement par le passé à M. E alors que l'étang était exploité par une association de pêche ; le maire s'est retiré momentanément pendant la délibération ce qui caractérise un comportement suspect ; M. E n'a jamais présenté de projet de reprise de l'étang communal ;
- M. E n'a pas la capacité juridique pour contracter, au nom de sa SCI, le bail de location de l'étang communal car il n'en est pas le représentant légal ;
- la valeur de l'étang communal a été délibérément sous-évaluée par la commune afin d'avantager à M. E.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 septembre 2022, la commune de Rocroi, représentée par le cabinet d'avocats Richer et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros, soit mise à la charge des requérants, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les requérants n'ont pas d'intérêt à agir ;
- la décision attaquée est un acte préparatoire insusceptible de recours contentieux ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés ;
Par ordonnance en date du 25 janvier 2023, l'instruction a été clôturée au 15 mars 2023 à 12h00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Soistier, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Lambing, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
1. Aux termes de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales : " Sont illégales les délibérations auxquelles ont pris part un ou plusieurs membres du conseil intéressés à l'affaire qui en fait l'objet, soit en leur nom personnel, soit comme mandataires. () ".
2. Il est soutenu que le maire de la commune de Rocroi entretient une relation amicale avec le preneur de l'étang municipal. Par suite, en application des dispositions précitées c'est à bon droit que le maire de la commune de Rocroi s'est retiré avant le vote de la délibération du conseil municipal en litige.
3. Les circonstances selon lesquelles des parcelles sans lien avec l'étang en litige auraient été préemptées par l'ancien maire, que la buvette de l'étang aurait été mise à disposition gratuitement par le passé à M. E alors que l'étang était exploité par une association de pêche, que M. E n'aurait pas présenté de projet de reprise de l'étang communal, sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
4. Alors que la délibération attaquée n'a ni pour objet ni pour effet de déterminer le prix de l'étang, de mettre en vente celui-ci ou d'arrêter les conditions de la signature du futur bail, les requérants ne peuvent utilement soutenir, que la valeur foncière de l'étang aurait été sous-évaluée afin de privilégier l'intéressé, que ce bien serait vendu au terme de la location à M. E, et que ce dernier n'aurait pas la capacité juridique pour contracter un bail de location au nom de sa SCI.
5. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir soulevées en défense, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de la délibération du conseil municipal de Rocroi en date du 12 mai 2022.
Sur les frais liés au litige :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Rocroi, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme B F et M. C D, la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Rocroi et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme B F et M. C D, est rejetée.
Article 2 : Mme B F et M. C D verseront la somme de 1 500 euros à la commune de Rocroi au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à B F et M. C D ainsi qu'à la commune de Rocroi.
Délibéré après l'audience du 26 mars 2024 à laquelle siégeaient :
M. Nizet, président,
M. Soistier, premier conseiller,
M. Alvarez, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 avril 2024.
Le rapporteur,
Signé
M. SOISTIERLe président,
Signé
O. NIZET
La greffière,
Signé
I. DELABORDE
1
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026