mardi 20 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2202132 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - 2ème chambre |
| Avocat requérant | OPYRCHAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 septembre 2022, M. B C D, représenté par Me Opyrchal, demande au tribunal d'annuler :
1°) la décision du 13 mai 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé sur son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Marne de lui restituer son permis de conduire, crédité d'un total de six points, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été signée par un auteur incompétent ;
- il ne peut être soustrait des points de son permis de conduire, plus de trois ans après la commission de l'infraction justifiant ce retrait ;
- ces points ne peuvent être soustraits d'un permis de conduire dont il n'était pas encore titulaire à la date de l'infraction.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- l'arrêté du 27 avril 2017 portant organisation interne de la délégation à la sécurité routière ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Olivier Nizet, président.
Considérant ce qui suit :
Sur la légalité externe :
1. Par une décision du 28 janvier 2020, modifiant la décision du 3 mai 2017, publiée au Journal Officiel le 31 janvier 2020, a été déléguée à Mme A la possibilité de signer, dans les limites des attributions de la sous-direction de l'éducation routière et du permis de conduire prévues à l'article 3 de l'arrêté du 27 avril 2017, au nom du ministre de l'intérieur, tous actes, arrêtés, décisions et correspondances. Le II de l'article 3 de l'arrêté précité concerne le suivi des droits à conduire et du permis à points. Il suit de là, qu'en tout état de cause, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte ne peut être qu'écarté.
Sur la légalité interne :
2. Aucune disposition n'impartit un délai au ministre de l'intérieur, pour notifier à l'intéressé, dès lors que l'infraction est établie, le retrait de points qu'elle entraîne et, le cas échéant, la perte de validité de son permis. Il s'ensuit que le requérant ne peut utilement faire valoir la période, selon lui d'une durée excessive, s'étant écoulée entre le constat de l'infraction du 23 avril 2019 et la décision de retrait de points y afférent.
3. Il résulte du relevé d'information intégral de M. C D que le permis n° 18AK95977, dont il est titulaire, a fait l'objet d'une délivrance initiale le 22 juin 2018. Si un permis de conduire n° 19AV32425 lui a été délivré le 8 novembre 2019, cette délivrance, comme en attestent les mentions portées sur le relevé précité, n'a pas trait à un nouveau permis de conduire, mais à la réédition du permis délivré le 22 juin 2018. Il suit de là que l'intéressé n'est, en tout état de cause, pas fondé à soutenir que le retrait de six points résultant d'une infraction commise antérieurement à la date de réédition de son permis de conduire, ne pouvait être imputé sur le titre n° 19AV32425.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C D ne peut être que rejetée, en toutes ses conclusions.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. C D est rejetée.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. B C D et au ministre de l'Intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
O. NIZETLa greffière,
Signé
I. DELABORDE
N°220213
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026