jeudi 5 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2203041 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - Eloignement |
| Avocat requérant | GABON |
Vu la procédure suivante :
C une requête enregistrée le 31 décembre 2022, M. A B, représenté C Me Gabon, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2022 C lequel la préfète du Bas-Rhin
a renouvelé son assignation à résidence dans le département des Ardennes pour une durée
de 45 jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros à verser à son conseil
en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative
et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un vice de compétence ;
- l'arrêté est entaché d'un défaut de motivation ;
- le principe du contradictoire et son droit à être entendu n'ont pas été respectés ;
- son droit à la défense a été méconnu faute d'avoir été informé de ce droit et d'avoir pu être accompagné d'une personne de son choix lors de la notification de la décision ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il porte atteinte à son droit à sa vie privée et familiale.
C un mémoire en défense enregistré le 3 janvier 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 22 décembre 2022.
Elle fait valoir que l'arrêté attaqué a été retiré.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Cristille, président, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 776-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Cristille, président,
- et les observations présentées pour M. B C Me Gabon qui s'en rapporte aux conclusions et moyens de la requête, en faisant valoir plus particulièrement que la préfète a reconnu dans son mémoire en défense que l'arrêté contesté était entaché d'une erreur de droit eu égard au nombre de renouvellements de la mesure d'assignation mais qu'il a été nécessaire pour cela d'exercer un recours contentieux.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant syrien né le 23 janvier 1991, déclare être entré en France
le 25 mai 2022. Il a sollicité la reconnaissance de la qualité de réfugié le 1er juin 2022.
La consultation du fichier Eurodac a, cependant, mis en évidence qu'il avait déjà sollicité
cette qualité auprès des autorités polonaises. Une attestation de demande d'asile en procédure Dublin lui a été délivrée à cette même date. Les autorités de ce pays ont été saisies
d'une demande de reprise en charge le 13 juin 2022 à laquelle elles ont fait droit expressément
le 21 juin suivant. C un arrêté du 4 juillet 2022, la préfète du Bas-Rhin a ordonné le transfert de M. B aux autorités polonaises, responsables de sa demande d'asile. C un autre arrêté du 4 juillet 2022, la préfète du Bas-Rhin a assigné à résidence l'interessé pour une durée de 45 jours dans le département des Ardennes. Le recours contentieux formé contre ces deux décisions a été rejeté C un jugement du 22 juillet 2022 du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. La mesure d'assignation à résidence a été renouvelée C des arrêtés du 18 août 2022, du 30 septembre 2022 et du 8 novembre 2022. Enfin, C un arrêté du 22 décembre 2022, la préfète du Bas-Rhin a une nouvelle fois renouvelé l'assignation à résidence de M. B dans le département des Ardennes pour une durée de 45 jours. M. B demande au tribunal l'annulation de ce dernier arrêté.
Sur le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide
juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit C le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit C la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article
L. 572-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, sur le fondement de ces dispositions.
Sur l'exception de non-lieu à statuer soulevée C la préfète du Bas-Rhin :
4. C un arrêté édicté le 2 janvier 2023 soit postérieurement à l'introduction
de la requête, la préfète du Bas-Rhin a retiré l'arrêté d'assignation à résidence
du 22 décembre 2022 en litige. C suite, ainsi que le fait valoir la préfète, il n'y a plus lieu
de statuer sur les conclusions dirigées contre cette décision.
Sur les frais du litige :
5. M. B a été admis à l'aide juridictionnelle provisoire. C suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Gabon, avocat de M. B renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive
de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Gabon de la somme de 1000 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B C le bureau d'aide juridictionnelle,
la somme de 1 000 euros sera versée à M. B.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté
du 22 décembre 2022 de la préfète du Bas-Rhin portant assignation à résidence.
Article 3 : Sous réserve de l'admission définitive de M. B à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Gabon renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive
de l'Etat, ce dernier versera à Me Gabon, une somme de 1 000 euros en application
des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B C le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à M. B.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la préfète du Bas-Rhin
et à Me Gabon.
Rendu public C mise à disposition au greffe du tribunal le 5 janvier 2023.
Le président-rapporteur,
P. CRISTILLE
Le greffier,
A. PICOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026