LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2300339

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2300339

mardi 16 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2300339
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge unique - 2ème chambre
Avocat requérantSAS LE BIGOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 février et

11 avril 2023, M. C B demande au tribunal :

1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 12 octobre 2022 par lequel le maire de la commune de Chamouilley lui a infligé une sanction d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée d'un jour, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux qu'il a formé contre cet arrêté le 2 novembre 2022 ;

2°) que le maire communique une réponse motivée à son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Chamouilley de retirer l'acte attaqué de son dossier administratif ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Chamouilley la somme de 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est illégale faute de comporter mention des voies et délais de recours ;

- l'arrêté a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que le motif retenu pour le sanctionner ne figurait pas dans la convocation à l'entretien qu'il a eu avec le maire ;

- la décision implicite de rejet du recours qu'il a formé contre l'arrêté est illégale en ce qu'aucune motivation ne lui a été adressée ;

- les faits qui lui sont reprochés ne sont pas fautifs ;

- la sanction est disproportionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2023, le maire de la commune de Chamouilley, représenté par Me Le Bigot, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 17 avril 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 15 mai 2023.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n°89-677 du 18 septembre 1989 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- et les conclusions de Mme Lambing, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 12 octobre 2022, le maire de la commune de Chamouilley a infligé à M. B, adjoint technique territorial, la sanction d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée d'un jour. M. B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté et du rejet implicite né du silence gardé par le maire sur le recours gracieux qu'il a formé le 2 novembre 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 100-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Le présent code régit les relations entre le public et l'administration en l'absence de dispositions spéciales applicables. Sauf dispositions contraires du présent code, celui-ci est applicable aux relations entre l'administration et ses agents. ". Aux termes de l'article L. 110-1 du même code : " Sont considérées comme des demandes au sens du présent code les demandes et les réclamations, y compris les recours gracieux ou hiérarchiques, adressées à l'administration. " Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 2° Infligent une sanction ; () ". L'article L. 232-4 du même code dispose que : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande () ". Il résulte des dispositions précitées qu'une décision implicite n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie d'une motivation, sous réserve qu'une demande faite en sens, dans le délai qu'elles prévoient, ait été rejetée par l'administration.

3. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B ait formulé une demande auprès de la commune de Chamouilley afin d'obtenir les motifs de la décision implicite rejetant son recours gracieux, d'autre part, la conclusion qu'il a formée en ce sens dans sa requête ne saurait constituer une demande au sens de l'article L. 110-1 précité du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que ces dispositions auraient été méconnues.

4. Aux termes de l'article 4 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " L'autorité investie du pouvoir disciplinaire informe par écrit l'intéressé de la procédure disciplinaire engagée contre lui, lui précise les faits qui lui sont reprochés et lui indique qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel au siège de l'autorité territoriale et la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs conseils de son choix. / L'intéressé doit disposer d'un délai suffisant pour prendre connaissance de ce dossier et organiser sa défense. Les pièces du dossier et les documents annexés doivent être numérotés. () ".

5. L'arrêté attaqué a été pris à la suite du rapport hiérarchique rédigé par le responsable des adjoints techniques de la commune le 22 septembre 2022, reprochant à M. B l'utilisation de son temps de travail et des moyens municipaux à des fins autres que professionnelles, les propos injurieux qu'il reconnaît avoir tenu à l'égard d'un conseiller municipal, et enfin, l'absence de remplacement des dalles de plafond de la salle polyvalente de la commune tâche qui lui avait été assignée. M. B a pu prendre connaissance de ce rapport hiérarchique, lequel était annexé à la convocation à son entretien disciplinaire, et a ainsi pu organiser sa défense. Au cours de l'entretien disciplinaire, M. B a fait part de ses observations sur l'ensemble des griefs mentionnés dans le rapport, y compris sur celui pour lequel il a été sanctionné, à savoir les propos injurieux. Dès lors que la circonstance que ce dernier grief ne figurait pas dans la convocation à l'entretien précité, n'a pas, à la supposer irrégulière, privé l'intéressé d'une garantie ou eu une incidence sur le sens de la décision à intervenir. M. B n'est pas fondé à soutenir que la sanction prononcée par l'arrêté attaqué aurait été prise à l'issue d'une procédure irrégulière.

6. Aux termes de l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique : " Les sanctions disciplinaires pouvant être infligées aux fonctionnaires sont réparties en quatre groupes : / 1° Premier groupe : / a) L'avertissement ; / b) Le blâme ; / c) L'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de trois jours. () ".

7. Il appartient au juge administratif, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de la faute.

8. Les propos reprochés à M. B quel que soit le contexte dans lequel ils ont été tenus, constituent un manquement aux obligations professionnelles de cet agent et sont par suite constitutifs d'une faute disciplinaire.

9. Alors même qu'il se prévaut de son ancienneté au sein de la commune, en prononçant une sanction de premier groupe, l'autorité disciplinaire, eu égard aux faits reprochés, n'a pas prononcé une sanction disproportionnée.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

11. Le présent jugement qui rejette les conclusions d'annulation de la requête, n'implique, en tout état de cause, aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. B ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

12. Il résulte de ce qui précède que doivent également être rejetées les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la commune de Chamouilley.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2024.

Le magistrat désigné,

O. A

La greffière,

N. MASSON

N°2300339

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions