mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2300544 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL PIERREPINTAT AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 mars 2023, la société Smartphone ID, représentée par Me Alexandre Labetoule, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision du 12 janvier 2023 par laquelle l'ANTS s'est déclarée incompétente pour statuer sur la demande présentée par la société Smartphone ID tendant à devenir un collecteur d'images numérisées du visage et de la signature dans le cadre des téléprocédures relatives à l'établissement des titres nationaux sécurisés, réceptionnée le 21 novembre 2022 et transmise au ministre de l'intérieur ;
2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement refusé de faire droit à la demande susvisée ;
3°) d'enjoindre à l'agence nationale des titres sécurisés ou, le cas échéant, au ministre de l'intérieur de faire droit à la demande précitée, sans restriction quant aux données provenant de l'application développée par la société Smartphone ID et ce, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
4°) de mettre à la charge solidairement de l'Etat et de l'ANTS, le versement d'une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'erreur d'appréciation dès lors que sa demande ne tendait pas à obtenir l'agrément prévu par l'arrêté du 10 avril 2007 mais à obtenir l'autorisation pour accéder au service de " pré-demande " et collecter des images numérisées du visage et de la signature, dans le cadre des téléprocédures relatives à l'établissement de titres délivrés par le ministère de l'intérieur.
- l'ANTS était bien compétente pour traiter de la demande et non le ministre de l'intérieur ;
- l'interdiction de collecter les images numérisées provenant de l'application Smartphone ID ne saurait être justifiée par le fait que cette société ne constituerait pas un professionnel de la photographie au sens de l'article 16 de la loi du 14 mars 2011 d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (dite LOPPSI) dès lors que smartphone ID est un professionnel de la photographie enregistré au registre du commerce et des sociétés sous le code NAF " 7020Z activités photographiques "
- aucun aspect sécuritaire, tenant notamment à de prétendus risques de piratage, ne saurait davantage être utilement invoqué par l'ANTS dès lors que l'application répond aux exigences de sécurité relatives aux photographies ; les utilisateurs ne peuvent retoucher une photographie, mais uniquement en reprendre une ; les photographies collectées respectent obligatoirement les normes techniques applicables ; 433 672 photos réalisée via l'application ont déjà été acceptées et validées par l'ANTS ;
Par des mémoires en défense enregistrés le 30 août 2023 et le 29 novembre 2023, l'ANTS, représenté par Me Pintat, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société requérante la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne est incompétent pour statuer sur la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur ;
- elle est incompétente pour statuer sur la demande que lui avait présentée la société requérante ;
- l'agrément sollicité n'étant pas prévu par la réglementation, le refus de le délivrer ne saurait faire grief ;
- les moyens soulevés par la société Smartphone ID ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 février 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- seules peuvent être utilisées, et donc collectées pour la réalisation des titres officiels délivrés par l'agence nationale des titres sécurisés, les photographies réalisées par des photographes professionnels au moyen de systèmes photographiques agréés, au regard des dispositions de l'article 16 de la loi du 14 mars 2011 d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, et des articles 1 à 3 de l'arrêté du 10 avril 2007 relatif à l'apposition de photographies d'identité sur les documents d'identité et de voyage, les permis de conduire et les titres de séjour ; une photographie réalisée par un particulier à l'aide d'une application sur smartphone ne constitue pas une photographie "réalisée par un professionnel de la photographie" ;
- la demande tendant à devenir collecteur d'image au moyen d'une telle application non agréée ne pouvait qu'être rejetée.
Par des mémoires enregistrés le 25 septembre 2023, le 22 décembre 2023 et le 29 mars 2024, la société Smartphone ID conclut aux mêmes fins que dans sa requête par les mêmes moyens et ajoute que :
- l'ANTS était bien compétente et qu'en tout état de cause cette question est sans incidence sur la recevabilité de ce recours, dès lors qu'il vise également le ministre de l'intérieur ;
- en application de l'article R. 342-1 du code de justice administrative, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne est bien compétent ;
- les décisions en cause lui font bien grief ;
- il ne saurait être soutenu que seules des photographies réalisées au moyen d'un système photographique agréé sur le fondement de l'arrêté du 10 avril 2007 relatif à l'apposition de photographies d'identité sur les documents d'identité et de voyage, les permis de conduire et les titres de séjour seraient susceptibles d'être collectées et transmises à l'ANTS ; ledit arrêté présente un caractère totalement obsolète, de sorte qu'il est purement et simplement inapplicable aux photographies numériques ; ledit arrêté ne couvre pas davantage l'hypothèse des photographies numériques réalisées dans un studio de photographie ou dans une cabine automatique de type " Photomaton " (sans intervention d'un quelconque photographe) ce qui n'empêche pas l'ANTS de conclure, notamment avec la société Photomaton, des conventions de collecteur ;
- le changement radical d'attitude de l'ANTS vis-à-vis des photographies litigieuses semble plutôt s'expliquer par le très fort lobbying mené par les représentants des photographes indépendants, ainsi que la société Photomaton ;
- le risque de sécurité ou pirate allégué par l'ANTS n'est pas établi dès lors qu'elle est la seule à assurer une traçabilité des photographies contrairement aux studios photos et cabines photographiques ;
- la France, pays dans lequel ce procédé a été développé demeure l'un des rares pays à refuser son usage pour l'apposition de photographies d'identité sur des documents officiels alors qu'il a été autorisé en Allemagne, Irlande, Angleterre, Nouvelle-Zélande ou encore aux Etats-Unis ;
- elle a subi une rupture d'égalité de traitement dès lors que les huit collecteurs d'images numérisées du visage et de la signature actuellement " habilités " par l'ANTS ne sont pas davantage que la société Smartphone ID en mesure de se prévaloir d'un système photographique agréé au sens de l'arrêté de 2007, dédié aux photographies papier ; cette circonstance ne leur a pas été opposée par l'ANTS, lorsqu'ils ont souhaité devenir " collecteur " et n'a pas davantage conduit l'administration à mettre un terme à leur " autorisation " de collecte pour ce motif, ce qui n'est pas contesté par le ministre de l'intérieur ; il existe un " vide " juridique à l'égard de l'ensemble des photographies numériques, dont la société Smartphone ID ne saurait naturellement être la seule à pâtir ;
- le Conseil d'Etat n'a jamais considéré que la circonstance selon laquelle une photographie serait prise par un particulier via une application téléchargée sur son smartphone exclurait de pouvoir considérer qu'elle a été réalisée par un professionnel au sens de la loi
" LOPPSI " ; la notion de " professionnel de la photographie " insérée dans la loi " LOPPSI " précitée n'exclut nullement les professionnels ayant développé une application pour smartphone ; aucun principe ni aucun texte ne permet de considérer qu'un système photographique serait insusceptible d'être agréé, au seul motif qu'il fait intervenir l'utilisateur de l'application lui-même ; pour les cabines photographiques, comme les smartphones, c'est également l'utilisateur qui déclenche la prise de vue, sans que cela ne pose de difficulté ;
Par ordonnance du 20 février 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 2 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 2011-267 du 14 mars 2011 ;
- l'arrêté du 10 avril 2007 relatif à l'apposition de photographies d'identité sur les documents d'identité et de voyage, les permis de conduire et le titres de séjour ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Michel Soistier, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Stéphanie Lambing, rapporteure publique,
- les observations de Me Labetoule, représentant la société Smartphone ID ;
- les observations de Me Estène, représentant l'ANTS ;
Considérant ce qui suit :
1. La société Smartphone ID a sollicité de l'agence nationale des titres sécurisés (ANTS), par un courrier reçu le 21 novembre 2022, une autorisation pour accéder au service de
" pré-demande " et collecter des images numérisées du visage et de la signature, dans le cadre des téléprocédures relatives à l'établissement de titres délivrés par le ministère de l'intérieur. Par un courrier en date du 12 janvier 2023, l'ANTS a informé la société requérante qu'elle a transmis la demande au ministère de l'intérieur le 29 novembre 2022. Le silence gardé par l'administration a, par la suite, fait naitre une décision implicite de rejet. La requérante fait valoir que les silence, tant de l'ANTS que du ministre de l'intérieur a fait naitre deux décisions implicites de rejet dont elle demande l'annulation.
Sur l'exception d'incompétence territoriale du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne :
2. Aux termes de l'article R. 342-1 du code de justice administrative : " Le tribunal administratif saisi d'une demande relevant de sa compétence territoriale est également compétent pour connaître d'une demande connexe à la précédente et relevant normalement de la compétence territoriale d'un autre tribunal administratif ".
3. Alors qu'il n'appartient pas à un tribunal de juger de la régularité de la procédure suivie à l'occasion du jugement d'un dossier qui lui est soumis, dès lors que les demandes de la requérante relatives à la question de la légalité des décisions en litige, sont connexes, c'est sans méconnaitre les règles de compétence territoriale applicables aux tribunaux administratifs, que le tribunal de céans s'est estimé compétent pour statuer sur la décision du ministre de l'intérieur.
Sur le cadre du litige :
4. Aux termes de l'article 16 de la loi du 14 mars 2011 d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure : " () les photographies destinées à la réalisation des passeports, cartes nationales d'identité et autres titres sécurisés sont, à compter de la promulgation de la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, réalisées par un professionnel de la photographie dans des conditions fixées par voie réglementaire. ". En vertu de l'article 1er de l'arrêté du 10 avril 2007 relatif à l'apposition de photographies d'identité sur les documents d'identité et de voyage, les permis de conduire et les titres de séjour : " Les photographies d'identité sont acceptées sur tous les documents d'identité et de voyage français délivrés par les autorités administratives françaises, notamment les cartes nationales d'identité et les passeports, ainsi que sur les permis de conduire et les titres de séjour pour étrangers, à condition qu'elles soient produites à l'aide d'un système photographique agréé par le ministère de l'intérieur. / Pour bénéficier de cet agrément, les systèmes photographiques doivent permettre la production de photographies assurant un niveau de qualité et de fiabilité conformément à l'annexe I au présent arrêté. ". L'article 2 du même arrêté définit les modalités de l'agrément, reposant sur une attestation établie par un laboratoire d'essais français ou de l'un des Etats membres de l'Union européenne ou d'un Etat partie à l'Espace économique européen répondant aux critères généraux d'indépendance et de compétence des laboratoires d'essais, fixés par les normes de la série EN 45 000. L'article 3 de cet arrêté dispose " qu'il appartient aux photographes et exploitants de cabines photographiques : / - de s'assurer que le système photographique qu'ils utilisent pour les photographies d'identité visées à l'article 1er a fait l'objet d'un agrément par le ministère de l'intérieur ; / - de vérifier que le papier qu'ils détiennent et sur lequel sont reproduites les photographies d'identité présente des garanties de sécurisation certifiées ;/ - et de mettre en place sur les lieux de prise de photographies une signalisation en vue d'informer le public sur l'agrément du système photographique et des produits proposés. ".
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de décision de l'ANTS du 12 janvier 2023 :
5. Il résulte des dispositions citées au point 4 que seul le ministère de l'intérieur est compétent pour délivrer l'agrément relatif aux systèmes photographiques en lien avec l'émission des titres sécurisés. Dans ces conditions, dès lors que la demande de la société Smartphone ID visait à accéder au service de " pré-demande " et collecter des images numérisées du visage et de la signature captées au moyen des smartphones des demandeurs doté d'une application spécifique, l'ANTS a pu, a bon droit, transmettre cette demande au ministre de l'intérieur, seule autorité compétente pour délivrer l'agrément au système photographique mis en œuvre. Par suite, la requérante n'est pas recevable à demander l'annulation d'une décision implicite de rejet qui serait née du silence gardé par l'ANTS sur sa demande.
En ce qui concerne la légalité de la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur :
6. Il résulte des dispositions précitées que seules peuvent être utilisées et donc collectées pour la réalisation des titres officiels délivrés par l'agence nationale des titres sécurisés les photographies réalisées par des photographes professionnels au moyen de systèmes photographiques agréés. Par suite, la requérante, si elle fait valoir que sa demande visait seulement a être autorisée à collecter des photographies, le ministre a pu a bon droit rejeter cette demande au motif que les photographies collectées, prises au moyen de l'application développée par la requérante, n'auraient pas été réalisées au moyen d'un système photographique agrée. La circonstance que Smartphone ID serait " un professionnel de la photographie " est sans incidence dès lors qu'il résulte de ce qui précède que seules peuvent être transmises les photographies prises au moyen d'un système agréé.
7. Les circonstances selon lesquelles l'application ne présente aucun risque sécuritaire, que l'ANTS aurait modifié son attitude vis-à-vis des photographies en litige par l'effet d'un lobbying des représentants des photographes indépendants, ainsi que la société Photomaton ou encore que la France, pays dans lequel ce procédé a été développé demeure l'un des rares pays à refuser son usage alors qu'il a été autorisé dans d'autres pays étrangers, sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
8. Si la société requérante soutient qu'elle a subi une rupture d'égalité de traitement dès lors que les huit collecteurs d'images numérisées du visage et de la signature actuellement
" habilités " par l'ANTS ne seraient pas davantage en mesure de se prévaloir d'un système photographique agréé au sens de l'arrêté de 2007, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision contestée.
9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de
non-recevoir soulevées en défense, que les conclusions de la société Smartphone ID tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet prise par le ministre de l'intérieur ne peuvent qu'être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Il résulte de ce qui a été dit aux points 3 et 8, que le présent jugement qui rejette les conclusions d'annulation présentées par la requérante n'implique aucune mesure d'exécution.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge solidairement de l'Etat et de l'ANTS, qui ne sont pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que la société Smartphone ID demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la société Smartphone ID une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par l'ANTS et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de la société Smartphone ID est rejetée.
Article 2 : La société Smartphone ID versera la somme de 1 500 euros à l'agence nationale des titres sécurisés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Smartphone ID, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au directeur de l'agence nationale des titres sécurisés.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Nizet, président,
M. Michel Soistier, premier conseiller,
M. Oscar Alvarez, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.
Le rapporteur,
M. SOISTIER
Le président,
O. NIZET
La greffière,
N. MASSON
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui la concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2300544
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026