vendredi 28 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2300627 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP MATUCHANSKY, POUPOT, BALDELIEVRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 23 mars 2023 et 12 avril 2024, l'association Romilly Champagne Football Club, représentée par Me Colomès, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite née le 7 janvier 2023 par laquelle le district Aube de football a rejeté sa demande visant à ce qu'elle puisse évoluer en championnat de départemental 1 au titre de la saison 2022/2023 ;
2°) d'enjoindre au district Aube de football de l'admettre dans ce championnat pour la saison 2022/2023.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- elle a accompli les démarches préalables de conciliation ;
- au regard des textes applicables, la commission des compétitions du district Aube de football aurait dû la faire monter en championnat de départemental 1 pour la saison 2022-2023, non maintenir le Football club Saint-Meziery.
Par un mémoire enregistré le 27 mars 2023, la Fédération française de football conclut à ce qu'elle ne peut être regardée comme défendeur.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2023, le district Aube de football, représenté par Me Yernaux, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de l'association Romilly Champagne Football Club au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, dès lors que la décision née le 7 janvier 2023 est confirmative de celle, définitive, du 13 juillet 2022 ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été en dernier lieu fixée au 28 mai 2024 par une ordonnance du 7 mai précédent.
Par un courrier du 3 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité de la requête pour méconnaissance de la règle d'épuisement des voies de recours internes figurant à l'article 2 des règlements généraux de la Fédération française de football.
Les parties n'ont pas produit d'observations en réponse.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- les règlements généraux de la Fédération française de football ;
- les règlements particuliers du district Aube de football ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Maleyre, premier conseiller,
- et les conclusions de M. Friedrich, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. A l'issue du championnat 2021/2022 de départemental 2 (D2) organisé par le district Aube de football (DAF), l'association Romilly Champagne Football Club (RCFC) a terminé deuxième de la poule A et meilleure deuxième des deux poules composant ce championnat. En raison de la création d'une entente entre l'union sportive Vendeuvre et l'union sportive Dienvilloise, qui devaient évoluer en départemental 1 (D1) lors de la saison 2022/2023, libérant ainsi une place dans ce championnat, la commission des compétitions du DAF a décidé, le 13 juillet 2022, de maintenir en D1 le football club Saint-Meziery 3, au détriment de la montée du RCFC. Ce dernier, par un courrier du 3 novembre 2022, a mis en demeure le DAF de l'autoriser à évoluer en D1 au titre de la saison 2022/2023. Cette demande a fait l'objet d'une décision implicite de rejet née le 7 janvier 2023, dont le RCFC demande l'annulation au tribunal.
2. Aux termes de l'article 2 des règlements généraux de la Fédération française de football : " () Toute personne morale () qui conteste une décision a l'obligation d'épuiser les voies de recours internes avant tout recours juridictionnel () ". Aux termes de l'article 190 des mêmes règlements : " () les décisions des districts () peuvent être frappées d'appel par toute personne directement intéressée dans un délai de sept jours à compter du lendemain du jour de la notification de la décision contestée () Aux termes de l'article 29 des règlements particuliers du DAF : " () Pour les championnats de district, le délai d'appel est réduit à deux jours si la décision contestée : / () porte sur le classement en fin de saison ; accessions-relégations () ".
3. Si la décision de la commission des compétions du DAF du 13 juillet 2022, qui comportait l'indication des voies de délai de recours, est devenue définitive à la suite de sa publication sur le site internet du DAF le 21 juillet suivant, et faute de contestation de la part du RCFC concernant sa non accession en D1, l'intervention de la décision de la commission régionale d'appel de la Ligue du Grand Est de football du 8 octobre 2022, qui retient que les dispositions de l'article 3 du règlement des championnats séniors du DAF priment sur celles de l'article 2, constitue une circonstance de fait nouvelle ayant une incidence sur la situation du RCFC au regard de l'application de ces dispositions. Dans ces conditions, la décision implicite de rejet née le 7 janvier 2023 ne peut être regardée comme purement confirmative.
4. Cependant, il ne ressort pas des pièces du dossier que le RCFC aurait contesté la décision en litige auprès de la commission départementale d'appel dans les deux jours suivant la date de sa publication intervenue le 21 juillet 2022. Dès lors, en l'absence d'épuisement des voies de recours interne, les conclusions de la requérante sont irrecevables et doivent être rejetées pour ce motif.
5. Il résulte de toute ce qui précède que le RCFC n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision implicite de rejet du 7 janvier 2023 du DAF. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du DAF présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : La requête présentée par l'association Romilly Champagne Football club est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du district Aube de football présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association Romilly Champagne Football Club et au district Aube de football.
Délibéré après l'audience du 7 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Deschamps, président,
M. Maleyre, premier conseiller,
M. Henriot, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
P.H. MALEYRELe président,
Signé
A. DESCHAMPS
Le greffier,
Signé
A. PICOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026