LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2300831

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2300831

vendredi 28 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2300831
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantSELARL MAINNEVRET-MALBLANC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 avril 2023, M. A B, représenté

par Me Mainnevret, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision en date du 21 février 2023 par laquelle le préfet de la Marne a refusé de faire droit à la demande d'autorisation de travail sollicitée par

le Groupe Hélium en vue de lui permettre d'occuper l'emploi de gestionnaire de santé en assurance en contrat à durée indéterminée ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Marne de lui délivrer une autorisation de travail ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37, alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- il a intérêt à agir ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation car l'emploi qui lui a été proposé est en adéquation avec sa qualification et son expérience professionnelle ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation car l'offre d'emploi publiée préalablement à son embauche était conforme aux prescriptions de l'article R. 5221-20 du code du travail ;

- le préfet de la Marne a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en portant une appréciation erronée sur le marché de l'emploi au regard de l'emploi recherché

par la société Hélium.

Le préfet de la Marne, a qui la requête a été communiquée, n'a produit aucune observation.

La clôture de l'instruction a été fixée au 1er mars 2024 par une ordonnance

du 8 février 2024.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code du travail ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Henriot, conseiller ;

- et les observations de Me Mainnevret, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 21 février 2023, la société Hélium qui est une société

de délégation de gestion de contrats santé et prévoyance, a sollicité du préfet de la Marne

une autorisation de travail pour employer M. B, ressortissant ivoirien né le 25 août 1995, en qualité de gestionnaire santé en assurances dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée. Par une décision du 21 février 2023, le préfet de la Marne a refusé de délivrer l'autorisation sollicitée. Par une requête du 18 avril 2023, M. B a demandé au juge des référés

la suspension de l'exécution de la décision du 21 février 2023. Par une ordonnance

du 9 mai 2023, le juge des référés a fait droit à sa demande. M. B demande l'annulation de la décision du 21 février 2023.

2. Aux termes des dispositions de l'article R. 5221-1 du code du travail : " I.-Pour exercer une activité professionnelle salariée en France, les personnes suivantes doivent détenir une autorisation de travail lorsqu'elles sont employées conformément aux dispositions du présent code : 1° Etranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse ; () II.-La demande d'autorisation de travail est faite par l'employeur. " Selon les dispositions de l'article R. 5221-2 du même code : " Sont dispensés de l'autorisation de travail prévue à l'article R. 5221-1 : () 11° Le titulaire de la carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " () pour une activité professionnelle salariée accessoire, dans la limite de 60 % de la durée annuelle de travail (964 heures) ; () ". Aux termes de l'article R. 5221-20 du même code : " L'autorisation de travail est accordée lorsque la demande remplit les conditions suivantes : 1° S'agissant de l'emploi proposé : a) Soit cet emploi relève de la liste des métiers en tension prévue à l'article L. 421-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et établie par un arrêté conjoint du ministre chargé du travail et du ministre chargé de l'immigration ;b) Soit l'offre pour cet emploi a été préalablement publiée pendant un délai de trois semaines auprès des organismes concourant au service public de l'emploi et n'a pu être satisfaite par aucune candidature répondant aux caractéristiques du poste de travail proposé; () 5° Lorsque l'étranger est titulaire d'une carte de séjour portant les mentions "étudiant" ou "étudiant-programme de mobilité" prévue à l'article L. 422-1, L. 422-2, L. 422-5, L. 422-26 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'il a achevé son cursus en France ou lorsqu'il est titulaire de la carte de séjour portant la mention "recherche d'emploi ou création d'entreprise" prévue à l'article L. 422-14 du même code, l'emploi proposé est en adéquation avec les diplômes et l'expérience acquise en France ou à l'étranger".

3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B, qui disposait d'un titre de séjour portant la mention " étudiant ", lui permettant de travailler en France sans avoir besoin d'obtenir une autorisation préalable, a travaillé en sein de la société Hélium

du 2 décembre 2021 au 28 février 2022 en tant que " téléconseiller affiliations " dans le cadre d'un contrat d'intérim. À l'issue de ce premier contrat, il a été recruté en qualité de gestionnaire de contrats de prestations de santé à compter du 14 mars 2022. Dès lors, le 21 février 2023,

à la date de l'édiction de la décision en litige portant refus de délivrance de l'autorisation

de travail déposée à cette même date, M. B disposait de plus d'un an d'ancienneté

au sein de la société Hélium, dont près de 11 mois en qualité de gestionnaire de contrats

de prestations de santé. Par conséquent, l'expérience professionnelle acquise en France par

M. B est en adéquation avec l'emploi pour lequel l'autorisation a été sollicitée. Par suite, le préfet de la Marne a commis une erreur d'appréciation en estimant que cet emploi était en inéquation avec le cursus ou les qualifications de M. B.

4. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que la société Hélium a déposé

une offre de recrutement auprès des organismes concourant au service public de l'emploi pour l'emploi de gestionnaire de contrats de prestations de santé le 17 décembre 2021. Cette offre étant demeurée infructueuse, elle a été retirée le 18 février 2022, soit à l'issue d'un délai

de 8 semaines, délai qui est supérieur au délai minimal mentionné par les dispositions précitées du b) du 1° de l'article R. 221-20 du code du travail. De plus, M. B a été recruté

le 14 mars 2022, soit moins d'un mois après le retrait de l'offre. Dès lors, contrairement

à ce qu'indiquent les motifs de la décision attaquée, la société Hélium n'a pas attendu 11 mois avant de recruter M. B. Par suite, le préfet de la Marne a commis une erreur d'appréciation en estimant que le dépôt de l'offre d'emploi n'était pas conforme aux prescriptions des dispositions précitées de l'article R. 5221-20 du code du travail.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens

de la requête, que la décision du 21 février 2023 par laquelle le préfet de la Marne a refusé

de délivrer une autorisation de travail à M. B doit être annulée.

6. Le présent jugement implique nécessairement qu'une autorisation de travail soit délivrée à M. B. Par conséquent, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Marne,

sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de lui délivrer une telle autorisation dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Mainnevret, avocat de M. B, de la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique sous réserve de la renonciation de cet avocat à percevoir la part contributive de l'État à l'aide juridique.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du préfet de la Marne du 21 février 2023 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Marne de délivrer à M. B une autorisation

de travail dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'État versera à Me Mainnvret, avocat de M. B la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve de la renonciation de cet avocat à percevoir la part contributive de l'État à l'aide juridique.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Romain Mainnevret et au préfet de la Marne.

Copie en sera transmise à la société Hélium.

Délibéré après l'audience du 7 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Deschamps, président,

M. Soistier, premier conseiller,

M. Henriot, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2024.

Le rapporteur,

Signé

J. HENRIOTLe président,

Signé

A. DESCHAMPS

Le greffier,

Signé

A. PICOT

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions