jeudi 25 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2301089 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - Eloignement |
| Avocat requérant | DOGAN |
Vu les procédures suivantes :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 17 mai et le 22 mai 2023, M. B A, représenté par Me Dogan demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 avril 2023 par lequel la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin a décidé son transfert aux autorités roumaines pour l'examen de sa demande d'asile ;
2°) d'annuler l'arrêté du même jour par lequel la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin l'a assigné à résidence dans le département de la Marne pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale et de lui délivrer une attestation de demande d'asile, dans un délai d'une semaine à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) à défaut, d'enjoindre à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant transfert aux autorités roumaines :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- l'arrêté attaqué a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas reçu les informations prévues par l'article 4 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- l'arrêté attaqué a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas bénéficié de l'entretien individuel prévu par l'article 5 du même règlement ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article 5 § 2 du règlement n° 1560/2003 ainsi que les articles 23 et 25 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 dès lors qu'en l'absence de réponse des autorités roumaines à la demande de réexamen de la France dans le délai de deux semaines prévu par l'article 25 du règlement n° 604/2013, cette procédure était close et la France est devenue responsable de sa demande d'asile ;
- la préfète n'a pas apprécié sa situation au regard de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- elle est entachée d'erreur d'appréciation.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 22 mai 2023, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le règlement (CE) n° 1560/2003 du 2 septembre 2003 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 2 octobre 2018 portant régionalisation de la procédure de détermination de l'Etat responsable de l'examen de la demande d'asile dans la région Grand Est ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 572-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à M. Gauthier-Ameil, conseiller.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gauthier-Ameil, magistrat désigné,
- et les observations de Me Saedi, se substituant à Me Dogan, représentant M. A, qui reprend les mêmes conclusions et les mêmes moyens, indique qu'il renonce aux moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 et ajoute que la préfète ne justifie pas que les autorités roumaines ont effectivement donné leur accord le 28 mars 2023, que les autorités roumaines vont renvoyer M. A en Turquie où il sera exposé à des risques de persécution et que plusieurs membres de sa famille résident en France.
La préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin n'étant ni présente ni représentée, la clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant de nationalité turque, né le 1er juillet 1978 à Igdir, est entré sur le territoire français afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugié. La consultation des données du fichier " EURODAC " a permis d'établir que l'intéressé avait déposé une demande d'asile auprès des autorités roumaines préalablement au dépôt de sa demande en France. Les autorités roumaines ont été saisies, le 17 février 2023, d'une demande de reprise en charge, qui a été rejetée le 28 février 2023. Le 13 mars 2023, les autorités roumaines ont été saisies d'une demande de réexamen aux fins de reprises en charge à laquelle elles ont donné leur accord le 28 mars 2023. Par un arrêté du 13 avril 2023, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin a décidé de transférer l'examen de la demande d'asile de M. A aux autorités roumaines, et par un arrêté du même jour, a ordonné son assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. M. A demande au tribunal d'annuler ces arrêtés.
Sur la légalité de la décision de transfert :
2. En premier lieu, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision de transfert dont fait l'objet un ressortissant de pays tiers ou un apatride qui a déposé auprès des autorités françaises une demande d'asile dont l'examen relève d'un autre Etat membre ayant accepté de le prendre ou de le reprendre en charge doit être motivée, c'est-à-dire qu'elle doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Pour l'application de ces dispositions, est suffisamment motivée une décision de transfert qui mentionne le règlement du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 et comprend l'indication des éléments de fait sur lesquels l'autorité administrative se fonde pour estimer que l'examen de la demande présentée devant elle relève de la responsabilité d'un autre Etat membre, une telle motivation permettant d'identifier le critère du règlement communautaire dont il est fait application. En l'espèce, la décision attaquée vise les textes dont elle fait application, notamment le règlement UE n°504/2013 du Conseil du 26 juin 2013 et fait état des considérations de faits qui la motivent à savoir notamment la circonstance que la consultation du fichier " EURODAC " a permis de constater que M. A avait déposé une demande d'asile auprès des autorités roumaines. Le moyen tiré de ce que la décision contestée serait insuffisamment motivée ne peut donc qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 21 du règlement ci-dessus visé du 26 juin 2013 : "1. L'État membre auprès duquel une demande de protection internationale a été introduite et qui estime qu'un autre État membre est responsable de l'examen de cette demande peut, dans les plus brefs délais et, en tout état de cause, dans un délai de trois mois à compter de la date de l'introduction de la demande au sens de l'article 20, paragraphe 2, requérir cet autre État membre aux fins de prise en charge du demandeur./Nonobstant le premier alinéa, en cas de résultat positif ("hit") Eurodac avec des données enregistrées en vertu de l'article 14 du règlement (UE) no 603/2013, la requête est envoyée dans un délai de deux mois à compter de la réception de ce résultat positif en vertu de l'article 15, paragraphe 2, dudit règlement./Si la requête aux fins de prise en charge d'un demandeur n'est pas formulée dans les délais fixés par le premier et le deuxième alinéas, la responsabilité de l'examen de la demande de protection internationale incombe à l'État membre auprès duquel la demande a été introduite ". Aux termes de l'article 23 du même règlement : " 2. Une requête aux fins de reprise en charge est formulée aussi rapidement que possible et, en tout état de cause, dans un délai de deux mois à compter de la réception du résultat positif Eurodac ( "hit" ), en vertu de l'article 9, paragraphe 5, du règlement (UE) no 603/2013./ 3. Lorsque la requête aux fins de reprise en charge n'est pas formulée dans les délais fixés au paragraphe 2, c'est l'État membre auprès duquel la nouvelle demande est introduite qui est responsable de l'examen de la demande de protection internationale ". Aux termes de l'article 5 du règlement ci-dessus visé du 2 septembre 2003 : "1. Lorsque, après vérification, l'État membre requis estime que les éléments soumis ne permettent pas de conclure à sa responsabilité, la réponse négative qu'il envoie à l'État membre requérant est pleinement motivée et explique en détail les raisons du refus. /2. Lorsque l'État membre requérant estime que le refus qui lui est opposé repose sur une erreur d'appréciation ou lorsqu'il dispose d'éléments complémentaires à faire valoir, il lui est possible de solliciter un réexamen de sa requête. Cette faculté doit être exercée dans les trois semaines qui suivent la réception de la réponse négative. L'État membre requis s'efforce de répondre dans les deux semaines. En tout état de cause, cette procédure additionnelle ne rouvre pas les délais prévus à l'article 18, paragraphes 1 et 6, et à l'article 20, paragraphe 1, point b), du règlement (CE) n° 343/2003 ". Il résulte de l'arrêt ci-dessus de la cour de justice de l'Union européenne que l'article 5, paragraphe 2, troisième phrase, du règlement d'exécution doit être interprété en ce sens que l'expiration du délai de réponse de deux semaines prévu par cette disposition clôture de manière définitive la procédure additionnelle de réexamen, que l'État membre requis ait ou non répondu dans ce délai à la demande de réexamen de l'État membre requérant. Partant, à moins de disposer encore du temps nécessaire pour pouvoir introduire, dans les délais impératifs prévus à cet effet à l'article 21, paragraphe 1, et à l'article 23, paragraphe 2, du règlement Dublin III, une nouvelle requête de prise ou de reprise en charge, l'État membre requérant doit être considéré comme responsable de l'examen de la demande de protection internationale concernée.
4. Pour l'application de ces règles, la circonstance que l'Etat requis ait à la suite d'une demande de réexamen accepté expressément la reprise en charge du demandeur d'asile après l'expiration du délai de réponse de deux semaines prévu par la troisième phrase du paragraphe 2 de l'article 5 du règlement d'exécution, ne fait pas obstacle à ce que l'Etat requérant puisse prendre une décision de remise aux autorités de l'Etat requis à condition que les délais prévus aux articles 21 et 23 du règlement du 26 juin 2013 ne soient pas eux-mêmes expirés.
5. D'autre part, aux termes de l'article 42 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Les délais prévus dans le présent règlement sont calculés de la façon suivante : a) si un délai exprimé en jours, en semaines ou en mois est à compter à partir du moment où survient un évènement ou s'effectue un acte, le jour au cours duquel survient cet évènement ou se situe cet acte n'est pas compté dans le délai ; b) un délai exprimé en semaines ou en mois prend fin à l'expiration du jour qui, dans la dernière semaine ou dans le dernier mois, porte la même dénomination ou le même chiffre que le jour au cours duquel est survenu l' évènement ou a été effectué l'acte à partir duquel le délai est à compter. ; () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que la France a saisi les autorités roumaines le 17 février 2023 aux fins de reprise en charge de M. A et que ces autorités ont rejeté cette demande le 28 février 2023. Les autorités françaises ont alors saisi les autorités roumaines d'une demande de réexamen le 13 mars 2023 à laquelle celles-ci ont répondu le 28 mars 2023. Or, en application des dispositions précitées de l'article 42 du règlement (UE) n° 604/2013, le délai de deux semaines dont disposaient les autorités roumaines pour répondre à la demande de réexamen qui lui avait été adressée par les autorités françaises expirait le 17 mars 2023, à 24 heures de sorte que, à la date à laquelle les autorités roumaines ont accepté la reprise en charge de M. A, la procédure de réexamen était définitivement clôturée. Toutefois, le " hit Eurodac " étant survenu le 14 février 2023, le délai de deux mois prévu aux articles 21 et 23 ci-dessus reproduits du règlement ci-dessus visé du 26 juin 2013 n'a toutefois expiré que le 15 avril 2023. L'accord des autorités roumaines, bien qu'exprimé postérieurement au délai de l'article 5 du règlement du 2 septembre 2003, est toutefois survenu le 28 mars 2023, ainsi qu'en atteste le formulaire d'accord de reprise en charge des autorités roumaines produit en défense, alors que la France n'était pas encore devenue responsable de la demande d'asile de M. A en l'absence d'expiration des délais des articles 21 et 23 du règlement du 26 juin 2013. Dans ces conditions, l'accord exprimé par les autorités roumaines pour la reprise en charge du requérant a pu légalement produire ses effets et c'est régulièrement que l'autorité préfectorale a pu décider de remettre M. A aux autorités de ce pays. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaît les dispositions des articles 21 et 23 du règlement (UE) du 26 juin 2013 et 5 du règlement (CE) du 2 septembre 2003 doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 du règlement n° 604/2013 du
26 juin 2013 susvisé : " () Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable () ". L'article 17 de ce règlement prévoit : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / () ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
8. La Roumanie est un État membre de l'Union européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New York, qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il doit être présumé que la demande d'asile de M. A sera traitée par les autorités roumaines dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il existerait des raisons sérieuses de croire à l'existence de défaillances systémiques en Roumanie dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs en sorte que rien ne permet de penser que les autorités roumaines n'évalueraient pas d'office les risques réels de mauvais traitements qui pourraient naître pour lui du seul fait de son éventuel retour en Turquie ni qu'il ne serait pas en mesure de faire valoir devant ces dernières, responsables de sa demande d'asile, tout élément nouveau relatif à l'évolution de sa situation personnelle. En tout état de cause, M. A n'apporte aucun élément probant permettant d'établir qu'il risquerait de subir personnellement en Roumanie en qualité de demandeur d'asile ou dans l'éventualité d'un retour dans son pays d'origine des traitements inhumains ou dégradants au sens des stipulations précitées. Si M. A soutient que l'autorité préfectorale n'a pas examiné sa situation au regard des dispositions de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin a estimé que si l'intéressé avait déclaré avoir un cousin présent en France, il n'avait fourni aucun élément de nature à établir l'existence de liens anciens stables et intenses avec celui-ci et que la situation du requérant ne relevait pas des dérogations prévues par l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Contrairement à ce que soutient M. A, la circonstance que l'administration a mentionné qu'un cousin ne pouvait être regardé comme " membre de famille " au sens du règlement du 26 juin 2013 ne révèle aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Enfin, si M. A se prévaut de la présence en France de plusieurs de ses cousins cette, circonstance, à la supposer même établie par la seule production de titres de séjour de personnes dont les liens familiaux avec l'intéressé ne sont pas justifiés, ne saurait caractériser une méconnaissance des dispositions de l'article 17 du règlement précité dès lors que M. A n'apporte aucun élément quant aux relations qu'il entretiendrait avec les membres de sa famille présents en France. Dès lors, en prenant la mesure de transfert litigieuse, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin n'a pas méconnu ni les stipulations et dispositions précitées ni entaché sa décision d'un défaut d'examen particulier de la situation de M. A.
Sur la légalité de la décision portant assignation à résidence :
9. Aux termes de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : () 4° L'étranger doit être remis aux autorités d'un autre État en application de l'article L. 621-1 () ".
10. M. A, qui a fait l'objet d'un arrêté du 13 avril 2023 portant transfert aux autorités roumaines, entrait dans le champ des dispositions précitées de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et pouvait faire l'objet d'une mesure d'assignation à résidence. Si l'intéressé soutient que cette mesure revêt un caractère disproportionné et est entachée d'erreur d'appréciation, il se borne à indiquer qu'il est pris en charge sur les plans humain, matériel et financier par ses cousins et que l'autorité préfectorale n'avait aucune raison de l'assigner à résidence.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation des arrêtés du 13 avril 2023 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais de l'instance doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mai 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
F. GAUTHIER-AMEIL
La greffière,
Signé
S. VICENTE
No 2301089
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026