mercredi 29 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2301150 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL DUTERME-MOITTIÉ-ROLLAND |
Vu les procédures suivantes :
I°) Par une requête et des mémoires, enregistrés sous le numéro 2301150 les 24 mai 2023, 18 mars et 31 août 2024 l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de Vertus Paul Gérard, représenté par Me Calot, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir les délibérations du conseil d'administration et de l'assemblée générale du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges
du 28 novembre 2022 en tant que ces décisions mettent à sa charge une compensation aux titres des investissements réalisés dans le cadre de l'activité de blanchisserie en conséquence du retrait partiel de sa contribution à cette activité ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir les délibérations du conseil d'administration et de l'assemblée générale du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges du 23 mars 2023 en tant que ces décisions mettent à sa charge une contribution de 22 029,74 euros au titre
de la compensation précitée ;
3°) de mettre à la charge du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges
la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la délibération du conseil d'administration du 28 novembre 2022 :
- elle a été édictée par un organe incompétent ;
- elle a été édictée dans des conditions irrégulières du fait d'un défaut de quorum ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 1.6 de la convention constitutive du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges du 9 avril 2015 ;
En ce qui concerne la délibération de l'assemblée générale du 28 novembre 2022 :
- elle a été édictée dans des conditions irrégulières du fait d'un défaut de quorum ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 1.6 de la convention constitutive du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges du 9 avril 2015 ;
En ce qui concerne la délibération du conseil d'administration du 23 mars 2023 :
- elle a été édictée par un organe incompétent ;
- elle a été édictée à l'issue d'une procédure irrégulière car les membres n'ont pas été destinataires, dans le délai légal, d'une convocation comportant l'ordre du jour ;
- elle a été édictée dans des conditions irrégulières du fait d'un défaut de quorum ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 1.6 de la convention constitutive du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges du 9 avril 2015 ;
En ce qui concerne la délibération de l'assemblée générale du 23 mars 2023 :
- elle a été édictée à l'issue d'une procédure irrégulière car les membres n'ont pas été destinataires, dans le délai légal, d'une convocation comportant l'ordre du jour ;
- elle a été édictée dans des conditions irrégulières du fait d'un défaut de quorum ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 1.6 de la convention constitutive du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges du 9 avril 2015.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 17 juillet 2023, 12 juin et 19 septembre 2024, le groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges, représenté par la société d'avocats Duterme-Moittié-Rolland, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de Vertus Paul Gérard au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que la requête est irrecevable et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 17 octobre 2024 par une ordonnance édictée le même jour en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.
II°) Par une requête et des mémoires, enregistrés sous le numéro 2301548
les 10 juillet 2023, 18 mars et 10 septembre 2024 l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de Vertus Paul Gérard, représenté par Me Calot, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'avis des sommes à payer du 15 mai 2023 par lequel le groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges a mis à sa charge la somme de 22 029,74 euros ;
2°) de le décharger du paiement de la somme de 22 029,74 euros ;
3°) de mettre à la charge du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges
la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code justice administrative.
Il soutient que :
- l'acte en litige n'est pas suffisamment motivé ;
- la créance n'est pas fondée car le principe constituant à mettre à sa charge une compensation parce qu'il a souhaité cesser d'utiliser une partie des services de blanchisserie du groupement méconnait les stipulations de l'article 1.6 de la convention constitutive du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges du 9 avril 2015 ;
- l'avis des sommes à payer a été édicté en application de délibérations illégales pour les motifs suivants :
En ce qui concerne la délibération du conseil d'administration du 28 novembre 2022 :
- elle a été édictée par un organe incompétent ;
- elle a été édictée dans des conditions irrégulières du fait d'un défaut de quorum ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 1.6 de la convention constitutive du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges du 9 avril 2015 ;
En ce qui concerne la délibération de l'assemblée générale du 28 novembre 2022 :
- elle a été édictée dans des conditions irrégulières du fait d'un défaut de quorum ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 1.6 de la convention constitutive du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges du 9 avril 2015 ;
En ce qui concerne la délibération du conseil d'administration du 23 mars 2023 :
- elle a été édictée par un organe incompétent ;
- elle a été édictée à l'issue d'une procédure irrégulière car les membres n'ont pas été destinataire, dans le délai légal, d'une convocation comportant l'ordre du jour ;
- elle a été édictée dans des conditions irrégulières du fait d'un défaut de quorum ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 1.6 de la convention constitutive du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges du 9 avril 2015 ;
En ce qui concerne la délibération de l'assemblée générale du 23 mars 2023 :
- elle a été édictée par un organe incompétent ;
- elle a été édictée à l'issue d'une procédure irrégulière car les membres n'ont pas été destinataires, dans le délai légal, d'une convocation comportant l'ordre du jour ;
- elle a été édictée dans des conditions irrégulières du fait d'un défaut de quorum ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 1.6 de la convention constitutive du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges du 9 avril 2015.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 septembre 2023, 12 juin
et 15 octobre 2024, le du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges, représenté par
la société d'avocats Duterme-Moittié-Rolland, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de Vertus Paul Gérard en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que la requête est irrecevable et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 6 décembre 2024
par une ordonnance du 18 novembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale des familles ;
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d'amélioration de la qualité du droit ;
- le décret n° 2012-91 du 26 janvier 2012 relatif aux groupements d'intérêt public ;
- la convention constitutive du groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges du 9 avril 2015 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Henriot, conseiller ;
- les conclusions de M. Friedrich, rapporteur public ;
- et les observations de Me Calot, représentant l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de Vertus Paul Gérard, ainsi que celles de Me Duterme, représentant le groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes visées ci-dessus sont relatives à une même contribution qui a été mise à la charge de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes
de Vertus Paul Gérard par le groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Le groupement d'intérêt public (GIP) Logipôle Terres Rouges a été constitué par une convention du 9 avril 2015 entre plusieurs entités publiques et privées, parmi lesquelles l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Vertus Paul Gérard. Par un courrier du 29 juin 2021, l'EHPAD Paul Gérard a indiqué au GIP Logipôle Terres Rouges qu'il ne souhaitait plus bénéficier de la prestation de blanchisserie du GIP à compter
du 31 décembre 2021. Après divers échanges, par un courrier du 29 septembre 2021,
EHPAD Paul Gérard a précisé qu'il souhaitait mettre fin à sa participation à l'activité de blanchisserie uniquement en ce qui concerne la prise en charge des vêtements des résidents, des tenues du personnel et des serviettes de toilette. Par des délibérations du 28 novembre 202le conseil d'administration et l'assemblée générale du GIP Logipôle Terres Rouges ont décidé qu'une compensation au titre des investissements réalisés dans le cadre de l'activité de blanchisserie serait mise à la charge de l'EHPAD Paul Gérard. Par des délibérations
du 23 mars 2023, le conseil d'administration et de l'assemblée générale du GIP Logipôle Terres Rouges ont mis à la charge de l'EHPAD Paul Gérard une contribution de 22 029,74 euros au titre de la compensation précitée. Le 15 mai 2023, le GIP a émis à l'encontre de l'établissement un avis des sommes à payer d'un même montant. L'EHPAD Paul Gérard demande au tribunal d'annuler l'ensemble de ces décisions.
Sur la fin de non-recevoir :
3. Aux termes des dispositions de l'article L. 315-12 du code de l'action sociale
et des familles : " Le conseil d'administration des établissements publics sociaux ou médico-sociaux définit la politique générale de l'établissement et délibère sur : () 13° Les actions en justice et les transactions () ". Selon l'article L. 315-17 du même code : " Le directeur représente l'établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile. (). ".
4. Le conseil d'administration de l'EHPAD Paul Gérard a, par une délibération
du 27 octobre 2023 autorisé sa directrice à introduire les requêtes précitées. La production d'une telle délibération en cours d'instance, antérieurement à la clôture de l'instruction, est de nature à régulariser ces actions. Par suite, la fin de non-recevoir tirée du défaut de représentation régulière de l'EHPAD Paul Gérard doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. D'une part, aux termes des dispositions de l'article 98 de la loi n° 2011-525
du 17 mai 2011 de simplification et d'amélioration de la qualité du droit : " Le groupement d'intérêt public est une personne morale de droit public dotée de l'autonomie administrative et financière. Il est constitué par convention approuvée par l'Etat soit entre plusieurs personnes morales de droit public, soit entre l'une ou plusieurs d'entre elles et une ou plusieurs personnes morales de droit privé. (). " Selon l'article 99 de la loi précitée : " La convention constitutive règle l'organisation et les conditions de fonctionnement du groupement. Elle contient les mentions
suivantes () 6° Les règles de détermination des droits statutaires, de la contribution des membres aux charges du groupement et les conditions dans lesquelles ils sont tenus des engagements de celui-ci ;() 11° Les conditions d'adhésion des nouveaux membres et de retrait des membres. () ".
6. D'autre part, aux termes des stipulations de l'article 1.6 de la convention constitutive du GIP Logipôle Terres Rouges du 9 avril 2015 : " Contributions des membres.
Le groupement est constitué sans capital. Les modalités de participation des membres sont définies chaque année dans le cadre de la préparation du projet de budget par l'assemblée générale.
Les contributions sont fournies : - soit par des participations financières au budget annuel du GIP, - soit par des mises à disposition du personnel, - soit par des mises à disposition de locaux, - soit par des mises à disposition de matériel sans transfert de propriété, - soit sous toute autre forme de contribution au fonctionnement du groupement, décidée en assemblée générale. Les conditions des mises à disposition sont définies par le conseil d'administration. / Ces mises à disposition doivent nécessairement être valorisées et se traduire dans la comptabilité du GIP.
Les équipements, locaux, autres moyens matériels et les droits de propriété intellectuelle mis à disposition du groupement pour les besoins de celui-ci par les membres du GIP sont réalisés sans transfert de propriété. Sur proposition du président du conseil d'administration, le fonctionnement du groupement peut aussi être assuré par la rémunération des services qu'il rend. Chaque membre doit contribuer, le cas échéant, au déficit de l'activité du GIP à laquelle il adhère. Ce déficit est constaté à la clôture d'un exerce proportionnellement à sa participation aux charges du groupement, sur la base du critère " utilisation ". / Lors du retrait, volontaire ou par exclusion d'un membre et en cas de liquidation du groupement), chaque membre est responsable des dettes de celui-ci proportionnellement à sa participation aux charges du groupement et calculées sur la moyenne des cinq années qui ont précédé l'évènement (retrait-exclusion-liquidation). / Dans l'hypothèse où un service offert par le GIP, choisi par un membre actuel du GIP ou pour un nouveau membre, nécessiterait une adaptation importante de l'outil de gestion de ce service, tant sur le plan matériel que sur le plan de l'exploitation, et en cas de perturbation de l'équilibre économique du groupement, le retrait volontaire de ce membre entrainerait le règlement par le retrayant d'une somme correspondant à la quote-part du surcoût des investissements réalisés, calculée sur la valeur nette comptable et aux conséquences financières liées à la nécessaire adaptation de l'exploitation du service en cause. "
7. Les dispositions précitées de l'article 1.6 de la convention constitutive du GIP Logipôle Terres Rouges permettent que soit mise à la charge de l'un de ses membres qui cesserait de contribuer, même partiellement, à l'une de ses activités une somme correspondant, d'une part, à la quote-part du surcoût des investissements correspondant à l'activité en cause, lié
à la diminution des contributions et, d'autre part, aux conséquences liées à la réadaptation du service induit par le retrait d'un membre à la double condition que l'adhésion du membre en cause au service considéré ait nécessité une adaptation importante de l'outil de gestion de ce service et que le retrait de ce membre engendre une perturbation économique de l'ensemble du groupement.
8. Il ressort des pièces du dossier qu'au moment de la constitution du GIP Logipôle Terres Rouges, en 2015, l'EHPAD Paul Gérard a décidé de contribuer, pour en bénéficier, aux prestations relatives au service biomédical et de blanchisserie du groupement, qui propose par ailleurs quatre autres types de prestations. Par un courrier du 29 septembre 2021, l'établissement requérant a informé le GIP de son intention, parmi les services de blanchisserie, de cesser
de bénéficier de ceux relatifs à la prise en charge des vêtements des résidents, des tenues
du personnel et serviettes de toilette. Les prestations qui ont été abandonnées
par l'EHPAD Paul Gérard correspondaient à 65,72 % du montant des contributions qui ont été versées par cet établissement en 2021, les prestations correspondant au reste des contributions ayant été reconduites. En outre, il apparait que l'ensemble des contributions versées par l'établissement au titre de l'activité blanchisserie en 2021 s'élevait à 243 919,03 euros sur un total de 2 517 899,99 euros, ce qui représente 9,7% des contributions de l'ensemble des membres.
En 2022, le montant de ces mêmes contributions s'établissait à 132 049,57 euros sur un total de 2 845 474,73 euros, soit 4,6% des contributions totales. En outre, ce même taux s'élevait
à 9,4 % en 2017, à 9 % en 2018, à 8,3 % en 2019 et à 9,2 % en 2020.
9. Le GIP Logipôle Terres Rouges n'établit pas que l'intégration
de l'EHPAD Paul Gérard en 2015 au service de blanchisserie du groupement ait induit
une adaptation importante de l'outil de gestion de ce service alors, au demeurant, que sur les cinq dernières années, la contribution de l'établissement à ce service est inférieure à 10 % du total des contributions de l'ensemble des membres. Dès lors, aucune contribution ne pouvait être mise
à la charge de l'EHPAD Paul Gérard en application des dispositions précitées de l'article 1.6
de la convention constitutive du GIP, le groupement ayant, de surcroît et contrairement
à ce qu'il fait valoir, été informé dès le 1er juillet 2021 de l'intention de l'établissement requérant de cesser de contribuer aux prestations de blanchisserie à compter du 1er janvier 2022, soit à l'issue de l'exercice comptable alors en cours. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le retrait de l'EHPAD Paul Gérard d'une partie des activités de blanchisserie ait entrainé une perturbation économique de l'ensemble du groupement alors que ce retrait n'est que partiel et que le montant total des contributions à ce service a été supérieur en 2022, après le retrait de l'établissement, qu'en 2021. Par suite, le GIP Logipôle Terres Rouges a méconnu les dispositions de l'article 1.6 de la convention constitutive en mettant à la charge de l'EHPAD Paul Gérard
la contribution en litige.
10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens des requêtes, que les délibérations du conseil d'administration et de l'assemblée générale
du GIP Logipôle Terres Rouges des 28 novembre 2022 et 23 mars 2023 doivent être annulées.
Il en est de même, par voie de conséquence, de l'avis des sommes à payer du 15 mai 2023.
Le présent jugement implique nécessairement que l'EHPAD Paul Gérard soit déchargé
de la somme 22 029,74 euros.
Sur les frais liés au litige :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du GIP Logipôle Terres Rouges la somme globale de 1 500 euros, au titre des deux requêtes, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces mêmes dispositions font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge du département
de l'EHPAD Paul Gérard qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Les délibérations du conseil d'administration et de l'assemblée générale
du GIP Logipôle Terres Rouges des 28 novembre 2022 et 23 mars 2023 sont annulées.
Article 2 : L'avis des sommes à payer du 15 mai 2023 est annulé.
Article 3 : L'EHPAD Paul Gérard est déchargé de la somme de 22 029,74 euros.
Article 4 : Le GIP Logipôle Terres Rouges versera la somme de 1 500 euros
à l'EHPAD Paul Gérard au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions des requêtes et les conclusions du GIP Logipôle Terres Rouges sont rejetés.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de Vertus Paul Gérard et au groupement d'intérêt public Logipôle Terres Rouges.
Délibéré après l'audience du 8 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Deschamps, président,
M. Amelot, premier conseiller,
M. Henriot, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 janvier 2025.
Le rapporteur,
signé
J. HENRIOTLe président,
signé
A. DESCHAMPS
Le greffier,
signé
A. PICOT
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2301150, 2301548
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026