mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2301194 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance de renvoi n° 471669 du 12 mai 2023, le président de la section du contentieux du Conseil d'État a transmis au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne la requête de M. C B, enregistrée le 24 février 2023.
Par cette requête, M. B demande l'annulation du refus opposé par l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) à sa demande de délivrance d'un nouveau permis de conduire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2023, l'ANTS conclut à l'irrecevabilité de la requête de M. B, en tant qu'elle ne respecte pas les dispositions des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative et que son recours administratif est adressé à une administration incompétente pour en connaître.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 221-1 du code de la route : " I. - Le permis de conduire un véhicule terrestre à moteur s'obtient soit après réussite à l'examen du permis de conduire, soit après conversion d'un brevet militaire de conduite français, soit après échange d'un permis de conduire étranger, soit après réussite à une formation dispensée à cette fin ou validation d'un diplôme ou d'un titre professionnel délivrés à cette fin en France. / II. - Toute personne sollicitant un permis de conduire, national ou international, doit justifier de sa résidence normale ainsi que, le cas échéant, de son droit au séjour en France ou, pour les élèves et étudiants étrangers titulaires d'un titre de séjour ou d'un visa long séjour valant titre de séjour validé par l'office français de l'immigration et de l'intégration correspondant à leur statut, de la poursuite de leurs études en France depuis au moins six mois en France à la date de leur demande de permis de conduire. / III. - On entend par résidence normale le lieu où une personne demeure habituellement, c'est-à-dire pendant au moins 185 jours par année civile, en raison d'attaches personnelles et professionnelles, ou, dans le cas d'une personne sans attaches professionnelles, en raison d'attaches personnelles révélant des liens étroits entre elle-même et l'endroit où elle demeure. ". Il résulte de ces dispositions que toute personne sollicitant un permis de conduire français, pour un renouvellement ou pour une première délivrance, doit justifier de sa résidence normale en France.
2. Alors que M. B n'articule dans sa requête aucun moyen, il ressort des pièces du dossier qu'il déclare avoir fixé sa résidence habituelle en Belgique. C'est, par suite, à bon droit que l'ANTS lui refuse la délivrance de son permis de conduire. Il suit de là, sans qu'il soit besoin de statuer sur sa recevabilité, que la requête de M. B ne peut être que rejetée.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié M. C B et à l'Agence nationale des titres sécurisés.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2024.
Le magistrat désigné,
O. A
La greffière,
N. MASSON
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