mercredi 23 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2301384 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 juin 2023 M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 14 juin 2023 par laquelle la directrice générale des douanes et droits indirects l'a placé en congé de maladie ordinaire à demi-traitement du 17 juin 2023 au 12 juillet 2023.
Il soutient que :
- son congé de maladie ordinaire est lié à des conditions de travail fortement dégradées qui mettent en péril sa santé mentale, physiologique et psychologique ainsi que sa sécurité physique ; il a rédigé une fiche de signalement pour dénoncer ses conditions de travail et envisage de porter plainte à l'encontre de ses collègues motards pour harcèlement moral suite à l'enquête administrative qui a été diligentée ;
- le médecin de prévention a refusé qu'il reprenne le travail, notamment dans cette unité ;
- l'arrêt de travail est directement lié à son travail ;
- il est pénalisé par une perte de salaire conséquente alors qu'il participe aux dépenses de son foyer, avec notamment deux filles scolarisées dans l'enseignement supérieur et dans le secondaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 janvier 2024, le ministre de l'économie, des finances et de souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 9 octobre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 8 novembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Amelot, premier conseiller,
- et les conclusions de M. Henriot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, contrôleur principal de douanes à compter du 1er janvier 2021, est affecté à la brigade de surveillance intérieure (BSI) de Troyes en qualité de motocycliste depuis le 31 décembre 2011. Le 17 mars 2023, l'intéressé a adressé à son administration un arrêt de travail initial, puis des arrêts de prolongation jusqu'au 1er septembre 2023. Il a perçu l'intégralité de son traitement pour la période du 17 mars 2023 au 16 juin 2023. Par une décision du 14 juin 2023, la directrice générale des douanes et droits indirects a placé M. A en congé de maladie ordinaire à demi-traitement du 17 juin 2023 au 12 juillet 2023 inclus. Le requérant demande au tribunal l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 822-2 du code général de la fonction publique : " La durée totale des congés de maladie peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs. ". Aux termes de l'article L. 822-3 du même code, dans sa version en vigueur du 1er mars 2022 au 16 février 2025 : " Au cours de la période définie à l'article L. 822-2, le fonctionnaire en congé de maladie perçoit : / 1° Pendant trois mois, l'intégralité de son traitement ; / 2° Pendant les neuf autres mois, la moitié de son traitement. / Il conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. ".
3. En premier lieu, il est constant que M. A a perçu l'intégralité de son traitement pendant les trois premiers mois de son congé de maladie, du 17 mars 2023 au 16 juin 2023, conformément aux dispositions susvisées de l'article L. 822-3 du code général de la fonction publique. En application de ces dispositions, c'est à bon droit que l'intéressé devait être placé à demi-traitement à compter du 17 juin 2023.
4. En deuxième lieu, si M. A soutient qu'il a été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral dont il ferait l'objet au sein du groupe motocycliste de l'unité de la BSI de Troyes, et produit une fiche de signalement à l'appui de ses allégations, il ressort des avis d'arrêt de travail couvrant la période du 17 mars 2023 au 12 juillet 2023 qu'ils sont sans rapport avec un accident du travail ou une maladie professionnelle. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant ait déposé un dossier d'accident de service ou de maladie professionnelle au titre de la période considérée.
5. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 14 juin 2023 par laquelle la directrice générale des douanes et droits indirects l'a placé en congé de maladie ordinaire à demi-traitement du 17 juin 2023 au 12 juillet 2023.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 2 juillet 2025, à laquelle siégeaient :
M. Deschamps, président,
M. Amelot, premier conseiller,
M. Rifflard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2025.
Le rapporteur,
F. AMELOT
Le président,
A. DESCHAMPSLe greffier,
A. PICOT
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026