LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2301493

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2301493

mardi 17 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2301493
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre

Résumé IA

Sanction disciplinaire militaire (dix jours d'arrêts avec sursis) infligée à un adjudant de gendarmerie par le commandant du groupement de l'Aube. Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne constate que le sursis n'a pas été révoqué pendant le délai de six mois, la sanction n'ayant été ni exécutée ni inscrite au dossier. En application des articles R. 4137-25 et R. 4137-33 du code de la défense, le tribunal prononce un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 juillet 2023, M. C A demande au tribunal d'annuler la décision du 5 mai 2023 par laquelle le commandant du groupement de gendarmerie départementale de l'Aube lui a infligé dix jours d'arrêts avec sursis pendant six mois.

Il soutient que :

- le 2 janvier 2023, il était souffrant et a avisé sa hiérarchie de son arrêt de travail ;

- lors de l'appel téléphonique de son supérieur hiérarchique, il souffrait et tremblait ;

- il a haussé le ton car son supérieur hiérarchique faisait de même ;

- le jour des faits, il n'était ni premier à marcher, ni officier ou gradé de permanence ;

- il a été victime de moqueries et de brimades de la part de ses collègues de travail ;

- cette situation a dégradé son état de santé ;

- il avait le sentiment que sa hiérarchie n'était pas à l'écoute ;

- il a de bons avis hiérarchiques et de bonnes notations.

Par un mémoire enregistré le 12 novembre 2024, le ministre des armées conclut à ce qu'il n'y ait lieu à statuer sur la requête de M. A.

Par un mémoire enregistré le 26 novembre 2024, le requérant demande au tribunal de statuer sur sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la défense ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de Mme Lambing, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A est affecté au sein de la brigade de proximité de Piney depuis le 1er août 2016. Il a été promu adjudant en 2022. Par décision du 5 mai 2023, le commandant du groupement départemental de gendarmerie de l'Aube lui a infligé la sanction de dix jours d'arrêt avec sursis. M. A doit être regardé comme demandant l'annulation de cette décision.

2. Il résulte de l'article R. 4137-25 du code de la défense que les sanctions disciplinaires du premier groupe pouvant être infligés aux militaires par l'autorité militaire de premier niveau sont l'avertissement, la consigne, la réprimande et les jours d'arrêts. Aux termes de l'article R. 4137-33 du même code : " Le sursis est prononcé pour un délai déterminé par l'autorité qui a infligé la sanction. Ce délai ne peut être inférieur à trois mois ni excéder douze mois. En cas de sursis, la sanction de consigne ou d'arrêts n'est ni exécutée ni inscrite, la réprimande, le blâme ou le blâme du ministre n'est pas inscrit. Si le militaire fait, au cours du délai de sursis, l'objet d'une sanction égale ou supérieure à la sanction ayant fait l'objet d'un sursis, il est mis fin au sursis et la sanction non encore exécutée s'ajoute à la nouvelle sanction. Les sanctions assorties d'un sursis ne sont inscrites au dossier individuel que lorsque le sursis est révoqué ".

3. Il n'est pas contesté que M. A n'a fait l'objet, au cours du délai de sursis qui expirait le 5 novembre 2023, d'aucune sanction égale ou supérieure à la sanction ayant fait l'objet du sursis. Il ressort des pièces du dossier que la sanction en litige n'a pas été exécutée et n'est pas inscrite au dossier individuel du requérant. Par suite, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision attaquée sont sans objet et qu'il n'y a pas lieu de statuer.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au ministre des Armées et des anciens combattants.

Délibéré après l'audience du 3 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Nizet, président,

Mme Bénédicte Alibert, première conseillère,

M. Oscar Alvarez, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 décembre 2024.

La rapporteure,Le président,

B. BO. NIZET

La greffière,

I.DELABORDE

La République mande et ordonne au ministre des Armées et des anciens combattants en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions