LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2301605

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2301605

mercredi 19 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2301605
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Bonnerot, demande au juge des référés statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision 48SI du 5 juin 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul ;

2°) d'ordonner au préfet de la Marne la restitution de son permis de conduire.

Il soutient que :

- la décision attaquée est de nature à entraîner des conséquences irrémédiables sur sa situation tant personnelle que professionnelle alors qu'il a conclu une convention de stage au Luxembourg du 31 mars au 30 septembre 2023 et qu'il doit se déplacer pour se présenter à des entretiens d'embauche ;

- les infractions qui ont conduit au solde nul de son permis de conduire sont mineures et n'ont pas de caractère répété ;

- en raison du stage de récupération de points réalisés les 6 et 7 avril 2023, le solde de son titre de conduite aurait dû être crédité de quatre points au 8 mai 2023 ; faute d'avoir comptabilisé les points restitués à l'issue de ce stage, la décision attaquée est entachée d'un doute sérieux quant à sa légalité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Lambing, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications apportées par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement au fond, l'exécution de l'acte soit suspendue. La condition d'urgence s'apprécie objectivement et globalement au regard de l'intérêt du demandeur mais aussi de l'intérêt public et notamment, s'agissant d'une décision d'invalidation d'un permis de conduire, des exigences liées à la protection de la sécurité routière.

3. Il résulte de l'instruction que le ministre de l'intérieur a, dès lors que l'intéressé avait commis cinq infractions lui faisant perdre la totalité des points crédités sur son permis de conduire probatoire, pris une décision " 48SI " en date du 5 juin 2023 constatant la perte de validité dudit permis de conduire. Par le présent recours M. B demande au tribunal de prononcer la suspension de l'exécution de cette décision. Pour caractériser l'urgence à suspendre l'exécution de la décision du 5 juin 2023, le requérant fait valoir qu'il suit un stage au Luxembourg, dans le cadre d'une formation universitaire, du 15 avril au 30 septembre 2023, et qu'il doit se rendre à des entretiens d'embauche. Toutefois, le requérant, qui réside à Reims, ne démontre pas qu'il serait dans l'impossibilité de se rendre à l'aide d'un autre mode de transport, notamment en train ou en covoiturage, au Luxembourg, durant la période restante de son stage. En outre, l'échange de courriel relatif à une prise de contact avec des employeurs, produit à la présente instance, évoque un entretien à distance. Le requérant ne justifie pas qu'il serait dans l'impossibilité de se déplacer aux entretiens d'embauche à venir par un autre moyen de transport et que son avenir professionnel serait ainsi compromis. En second lieu, si M. B se prévaut d'infractions mineures, il n'en demeure pas moins que les retraits de points sont consécutifs à des infractions d'excès de vitesse, à la suite de contrôles de son véhicule notamment à une vitesse de 139 km/h au lieu de 110 km/h, et de 70 km/h au lieu de 50 km/h. Dans ces conditions, il apparait que son comportement est, à ce jour, inconciliable avec les exigences de la sécurité routière. Dès lors, la condition d'urgence, qui doit s'apprécier objectivement et globalement, ne peut, dans les circonstances particulières de l'espèce, être regardée comme satisfaite.

4. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner si les moyens soulevés par le requérant sont propres à créer un doute sur la légalité de la décision attaquée, les conclusions de la requête de M. B tendant à ce que le juge des référés suspende l'exécution de la décision du 5 juin 2023 doivent être rejetées en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 19 juillet 2023.

La juge des référés,

signé

S. LAMBING

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions