LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2301828

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2301828

lundi 28 août 2023

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2301828
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGERVAIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 août 2023, Mme D C et M. A E, agissant en qualité de représentants légaux de leur fille mineure, B, représentés par Me Gervais, demandent au juge des référés statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 16 juin 2023 de la commission d'appel de l'académie de Reims, refusant leur demande tendant à ce que leur fille soit admise en seconde générale et technologique, et l'orientant en seconde professionnelle ;

2°) d'enjoindre au recteur d'entreprendre les démarches nécessaires à l'admission de leur fille en seconde générale et technologique.

Ils soutiennent que :

- l'exécution de la décision en litige fait obstacle à l'inscription de leur fille en seconde générale et technologique. Cette circonstance, alors que l'année scolaire 2023/2024 va débuter à brève échéance est de nature à caractériser l'urgence ;

- le procédure ayant abouti à la décision en litige est irrégulière dès lors que le principe d'inclusion prévu à l'article D. 311-11 du code de l'éduction n'a pas été respecté, leur fille n'a profité d'aucun suivi sérieux au titre de l'année scolaire 2022/2023, en méconnaissance de l'article D. 331-24 du même code, ni des bilans prévus aux articles D. 331-25 et D. 331-30 du même code, l'intervention du psychologue scolaire a été tardive. Ils n'ont jamais été entendus par la commission d'appel, alors même de Mme C s'est rendue à la séance de cette commission au cours de laquelle leur demande devait être examinée. La décision du chef d'établissement transmise à la commission est insuffisamment motivée ;

- la décision contestée méconnait l'article D. 331-35 du code de l'éducation dès lors qu'elle ne tient pas compte de la situation médicale de l'élève ;

- les résultats du SAS Bilan, devaient conduire à orienter leur fille en seconde générale et technologique ;

- ces moyens sont de nature à faire naitre un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2023, le recteur de l'académie de Reims conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la légalité de la décision contestée étant " caractérisée ", la requête n'est pas " recevable " ;

- les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 10 août 2023, sous le n° 2301827 par laquelle Mme C et M. E demandent l'annulation de la décision du 16 juin 2023.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Nizet, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Nizet,

- et les observations de Me Gervais représentant, Mme C et M. E qui reprend à l'audience les moyens et conclusions contenus dans ses écritures et insiste sur le fait que les requérants n'ont pas été convoqués lors de la réunion de la commission d'appel et n'ont pu y être entendus.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

2. Mlle B E était au cours de l'année scolaire 2022/2023 scolarisée au collège trois fontaines, en classe de troisième. Toutefois, victime de phobie scolaire, elle n'a plus assisté aux cours à compter de novembre 2022. A l'issue de l'année scolaire, il n'a pas été fait droit à son souhait et à celui de ses parents de la voir admise en seconde générale et technologique, la commission d'appel, confirmant la décision du chef d'établissement de l'orientation en seconde professionnelle.

3. Les moyens, susvisés, invoqués par les requérants à l'appui de leur demande, tirés de la méconnaissance de la procédure et notamment des prescriptions des articles D. 311-11 et suivants du code de l'éducation et de l'erreur d'appréciation de la faculté de leur fille à suivre une scolarité en seconde générale et technologique, ne sont pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par suite, et sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence d'une urgence à suspendre la décision en cause, la requête ne peut être que rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C et M. E, est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D C, à M. A E et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Copie en sera adressée pour information au recteur de l'académie de Reims.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 août 2023.

Le juge des référés,

Signé

O. NIZETLe greffier,

Signé

A. PICOT

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions