mercredi 30 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2301860 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | OPYRCHAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 août 2023, Mme C B et M. D B, représentés par Me Aurore Opyrchal, demandent au juge des référés, statuant
sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 20 juillet 2023 par laquelle la commission chargée d'examiner les recours contre les décisions de refus d'autorisation d'instruction en famille a rejeté leur recours contre la décision du 5 juillet 2023 par laquelle la directrice des services départementaux de l'éducation nationale des Ardennes a rejeté leur demande tendant à ce que leur fille A puisse bénéficier d'une telle autorisation pour l'année scolaire 2023-2024 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement
des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie d'une part en raison des avis médicaux qui font état d'une dysphasie sévère et d'une phobie scolaire sans qu'une scolarité classique ne soit envisageable et d'autre part en raison d'une inscription en 6ème alors que l'élève devait entrer en cour moyen 1ère année ;
- il existe plusieurs moyens propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* elle est insuffisamment motivée en l'absence de mention de la composition
de la commission, de précision sur les membres présents, d'indication sur le fait que le refus a recueilli la majorité des suffrages des membres présents et en l'absence de précision sur
le niveau de classe dans lequel l'enfant devra s'inscrire ;
* elle méconnait les dispositions des articles D. 131-11-11 à D. 131-11-13
du code de l'éducation ;
* elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
* elle est entachée d'une erreur de droit, l'administration étant en situation
de compétence liée.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 août 2023, le recteur de l'académie
de Reims, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que l'urgence n'est pas caractérisée et que la décision est fondée.
Vu la requête n°2301859 enregistrée le 14 août 2023, par laquelle Mme C B et M. D B, représentés par Me Aurore Opyrchal, demandent au tribunal d'annuler
la décision du 20 juillet 2023 par laquelle la commission chargée d'examiner les recours contre les décisions de refus d'autorisation d'instruction en famille a rejeté leur recours contre
la décision du 5 juillet 2023 par laquelle la directrice des services départementaux de l'éducation nationale des Ardennes a rejeté leur demande tendant à ce que leur fille A puisse bénéficier d'une telle autorisation pour l'année scolaire 2023-2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Deschamps pour statuer sur les demandes
de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 août 2023 à 9 h 30 :
- le rapport de M. Deschamps, juge des référés ;
- et les observations de Me Opyrchal, avocate de M. et Mme B, qui reprend ses observations écrites et demande en outre qu'il soit enjoint à la commission présidée par
le recteur de délivrer à titre provisoire l'autorisation sollicitée. Elle souligne que l'urgence est constituée dès lors que la décision en cause porte gravement atteinte au droit de l'enfant
à la santé et à l'éducation, et précise que la demande d'aide humaine aux élèves handicapés a été adressée à la maison départementale des personnes handicapées à l'initiative du médecin traitant, alors que, postérieurement, le spécialiste qui suit l'enfant s'est montré défavorable
à une scolarisation classique, que l'enfant n'a été vu ni par le médecin scolaire ni par un médecin mandaté par la maison départementale des personnes handicapées, que la scolarisation
à la maison durant l'année 2022-2023 s'est bien déroulée et qu'il n'y a pas eu d'évolution
de l'état de santé de l'enfant depuis l'année dernière.
L'instruction a été close à 9 heures 55, à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme B ont sollicité la délivrance pour l'année 2023-2024
d'une autorisation d'instruire en famille leur fille A en raison de son état de santé.
Cette enfant, âgée de 10 ans et demi, avait bénéficié d'une telle autorisation pour l'année 2022-2023 et avait suivi avec succès une année de cours préparatoire dans le cadre du centre national d'enseignement à distance. Par décision du 5 juillet 2023, la directrice académique des services de l'éducation nationale des Ardennes a refusé l'autorisation sollicitée. Par courrier
du 13 juillet 2023, ils ont formé un recours administratif préalable obligatoire auprès du recteur de l'académie de Reims à l'encontre cette décision du 5 juillet 2023. Par décision
du 20 juillet 2023, la commission académique présidée par le recteur a rejeté ce recours et confirmé le refus d'autorisation d'instruire l'enfant en famille. Ils demandent au juge des référés la suspension des effets de cette décision et qu'il soit enjoint au recteur de délivrer
cette autorisation à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin de suspension de la décision contestée :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". En vertu de l'article L. 522-1 du même code, le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Enfin, le premier alinéa de l'article R. 522-1
de ce code ajoute que la requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit justifier
de l'urgence de l'affaire.
En ce qui concerne l'urgence :
3. Il résulte des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative citées au point 2 que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée porte atteinte
de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte contesté sont
de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.
4. Pour justifier de l'urgence à suspendre les effets de la décision en cause,
les requérants se prévalent de l'atteinte au droit de l'enfant à l'éducation et à la santé en raison
de son état de santé. Il ressort des certificats médicaux établis par le pédopsychiatre qui assure
le suivi de la jeune A produits par les requérants que l'enfant souffre de dysphasie sévère et de phobie scolaire invalidante, ce médecin estimant dans un certificat en date du 24 août 2023 que l'état de santé de l'enfant " ne lui permet pas de suivre une scolarité classique pour l'année 2023-2024 ". Si la maison départementale des personnes handicapées des Ardennes a accordé
le 13 mars 2023 une aide humaine à cette élève handicapée et si le médecin de l'éducation nationale a émis un avis favorable au suivi de la scolarité au sein d'un établissement d'enseignement, il ne résulte pas de l'instruction que l'enfant ait été examinée par un médecin préalablement à ces actes. Ainsi, les requérants justifient de ce que la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à la situation de l'enfant. La condition d'urgence visée à l'article L. 521-1 du code justice administrative est, dès lors, remplie.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
5. Aux termes de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, dans sa rédaction issue de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République : " Les personnes responsables d'un enfant soumis à l'obligation scolaire définie à l'article L. 131-1 doivent le faire inscrire dans un établissement d'enseignement public ou privé ou bien, à condition d'y avoir été autorisées par l'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation, lui donner l'instruction en famille. / Les mêmes formalités doivent être accomplies dans les huit jours qui suivent tout changement de résidence. / La présente obligation s'applique à compter de la rentrée scolaire de l'année civile où l'enfant atteint l'âge de trois ans. / L'autorisation mentionnée au premier alinéa est accordée pour les motifs suivants, sans que puissent être invoquées d'autres raisons que l'intérêt supérieur de l'enfant : / 1° L'état de santé de l'enfant ou son handicap ; / 2° La pratique d'activités sportives ou artistiques intensives ; / 3° L'itinérance de la famille en France ou l'éloignement géographique de tout établissement scolaire public ; / 4° L'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d'instruire l'enfant à assurer l'instruction en famille dans le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. Dans ce cas, la demande d'autorisation comporte une présentation écrite du projet éducatif, l'engagement d'assurer cette instruction majoritairement en langue française ainsi que les pièces justifiant de la capacité à assurer l'instruction en famille. / L'autorisation mentionnée au premier alinéa est accordée pour une durée qui ne peut excéder l'année scolaire. Elle peut être accordée pour une durée supérieure lorsqu'elle est justifiée par l'un des motifs prévus au 1°. Un décret en Conseil d'Etat précise les modalités de délivrance de cette autorisation. / L'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation peut convoquer l'enfant, ses responsables et, le cas échéant, les personnes chargées d'instruire l'enfant à un entretien afin d'apprécier la situation de l'enfant et de sa famille et de vérifier leur capacité à assurer l'instruction en famille. / En application de l'article L. 231-1 du code des relations entre le public et l'administration, le silence gardé pendant deux mois par l'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation sur une demande d'autorisation formulée en application du premier alinéa du présent article vaut décision d'acceptation. / La décision de refus d'autorisation fait l'objet d'un recours administratif préalable auprès d'une commission présidée par le recteur d'académie, dans des conditions fixées par décret. / Le président du conseil départemental et le maire de la commune de résidence de l'enfant sont informés de la délivrance de l'autorisation () ". Pour la mise en œuvre de ces dispositions, dont il résulte que les enfants soumis à l'obligation scolaire sont, en principe, instruits dans un établissement d'enseignement public ou privé, il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle est saisie d'une demande tendant à ce que l'instruction d'un enfant dans la famille soit, à titre dérogatoire, autorisée, de rechercher, au vu de la situation de cet enfant, quels sont les avantages
et les inconvénients pour lui de son instruction, d'une part dans un établissement d'enseignement, d'autre part, dans la famille selon les modalités exposées par la demande et, à l'issue de cet examen, de retenir la forme d'instruction la plus conforme à son intérêt.
6. Aux termes de l'article R. 131-11-2 du code de l'éducation, dans sa rédaction issue du décret du 15 février 2022 relatif aux modalités de délivrance de l'autorisation d'instruction dans la famille : " Lorsque la demande d'autorisation est motivée par l'état de santé de l'enfant, elle comprend un certificat médical de moins d'un an sous pli fermé attestant de la pathologie de l'enfant. / Lorsque la demande d'autorisation est motivée par la situation de handicap de l'enfant, elle comprend le certificat médical prévu par l'article R. 146-26 du code de l'action sociale et des familles sous pli fermé ou les décisions relatives à l'instruction de l'enfant de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées. / Dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, le directeur académique des services de l'éducation nationale transmet le certificat médical sous pli fermé au médecin de l'éducation nationale. Celui-ci rend un avis sur cette demande. / Une autorisation justifiée par l'état de santé de l'enfant ou son handicap peut être accordée pour une durée maximale de trois années scolaires ".
7. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative, régulièrement saisie d'une demande en ce sens, d'autoriser l'instruction d'un enfant
dans sa famille lorsqu'il est établi que son état de santé rend impossible sa scolarisation
dans un établissement d'enseignement public ou privé ou lorsque l'instruction dans sa famille est, en raison de cet état de santé, la plus conforme à son intérêt.
8. En l'état de l'instruction, les moyens tirés de ce que la décision contestée serait entachée d'une erreur de droit et d'une erreur dans l'appréciation de la situation apparaissent
de nature à faire naître un doute sérieux sur sa légalité.
9. Il résulte de tout ce qui précède que les deux conditions prévues par l'article
L. 521-1 du code de justice administrative sont remplies. Il y a donc lieu de prononcer
la suspension de l'exécution de la décision du 20 juillet 2023 par laquelle la commission chargée d'examiner les recours contre les décisions de refus d'autorisation d'instruction en famille a rejeté leur recours contre la décision du 5 juillet 2023 par laquelle la directrice des services départementaux de l'éducation nationale des Ardennes a rejeté leur demande tendant à ce que leur fille A puisse bénéficier d'une telle autorisation pour l'année scolaire 2023-2024, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. () ".
11. En vertu de ces dispositions, il appartient au juge des référés d'assortir sa décision de suspension des seules obligations provisoires qui en découlent pour l'administration. La suspension de l'exécution de la décision du 20 juillet 2023 implique que la commission académique chargée d'examiner les recours contre les décisions de refus d'autorisation d'instruction en famille visée à l'article D. 131-11-10 du code de l'éducation délivre, à titre provisoire dans l'attente du jugement au fond sur la légalité de la décision en cause,
aux requérants l'autorisation sollicitée. Il y a lieu, dès lors, de lui enjoindre de délivrer cette autorisation dans le délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Sur les frais liés au litige :
12. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative,
une somme de 1 500 euros à verser à M. et Mme B en remboursement des frais qu'ils ont exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision du 20 juillet 2023 est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.
Article 2 : Il est enjoint à la commission visée à l'article D. 131-11-10 du code de l'éducation
de délivrer à titre provisoire à M. et Mme B l'autorisation sollicitée dans un délai
de dix jours suivant la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L'Etat versera à M. et Mme B une somme de 1 500 euros sur le fondement
des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B, à Mme C B
et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Reims.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 30 août 2023.
Le juge des référés,
Signé
A. DESCHAMPSLe greffier,
Signé
A. PICOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026