LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2302032

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2302032

mardi 1 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2302032
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge unique - 2ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision 48SI du 7 juillet 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les décisions de retraits de points sous-jacentes. Le tribunal a d’abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre six décisions de retrait de points, celles-ci ayant fait l’objet de restitutions de points antérieures à la requête. Sur le fond, le juge a examiné le moyen tiré du défaut d’information préalable prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle pour le conducteur. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la régularité des informations délivrées lors de la constatation des infractions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 7 septembre et le 5 octobre 2023, M. C B, représenté par la SELARL Samson et associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision 48SI du 7 juillet 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur et des Outre-mer a invalidé son permis de conduire pour solde de points nul ;

2°) d'annuler les décisions de retraits de points afférentes aux infractions au code de la route commises les 13 février, 30 avril et 20 novembre 2017, 1er mars, 28 avril et 6 août 2018, 1er septembre, 5 septembre et 17 octobre 2019 à 6h25 et à 9h58, 11 mars 2020, 23 février 2021, et 14 mars, 6 septembre, 24 octobre et 1er décembre 2022.

Il soutient que :

- il n'a pas été destinataire des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- la réalité des infractions en litige n'est pas établie.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2023, le ministre de l'intérieur conclut à l'irrecevabilité et au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions tendant à l'annulation des décisions afférentes aux infractions des 30 avril 2017, 6 août 2018, 17 octobre 2019 à 9h58, 11 mars 2020, 23 février 2021 et 14 mars 2022 sont sans objet et, en conséquence, irrecevables ;

- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 18 octobre 2023, M. B conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et ajoute que les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retrait de points des 30 avril 2017, 6 août 2018, 17 octobre 2019 à 9h58, 11 mars 2020, 23 février 2021 et 14 mars 2022, n'ont pas perdu leur objet.

Par une ordonnance du 18 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision 48SI en date du 7 juillet 2023, le ministre de l'intérieur a notifié à M. B la perte de trois points du capital affecté à son permis de conduire à la suite d'une infraction commise le 1er décembre 2022 à Tremblay-en-France, a récapitulé les pertes de points consécutives à diverses infractions commises entre le 13 février 2017 et le 24 octobre 2022, a constaté l'invalidité du permis de conduire de l'intéressé suite à ces retraits de points et lui a enjoint de restituer son titre de conduite. M. B demande l'annulation de cette décision ainsi que celle des décisions de retraits de points dont il soutient qu'il n'en a eu connaissance qu'à l'occasion de la notification de la décision du 7 juillet 2023.

Sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'intérieur :

2. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral de M. B, que les infractions commises les 30 avril 2017, 6 août 2018, 17 octobre 2019 à 9h58, 11 mars 2020, 23 février 2021 et 14 mars 2022 ont fait l'objet de décisions de restitution de points antérieurement au dépôt de la présente requête. Dès lors les conclusions à fin d'annulation dirigées contre les décisions sont irrecevables.

Sur le surplus des conclusions :

En ce qui concerne le défaut d'information préalable :

3. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. () ". L'article R. 223-3 de ce code dispose que : " I.- Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II.-Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. () ".

4. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.

S'agissant des infractions commises les 1er mars 2018, 6 septembre 2022 et 24 octobre 2022 :

5. Les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

6. En cas d'infraction entraînant retrait de points constatée postérieurement au 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant l'ensemble des informations légalement exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée établit que ces informations lui ont été délivrées.

7. Il résulte de l'instruction que les procès-verbaux électroniques consécutifs aux infractions commises par M. B les 1er mars 2018, 6 septembre 2022 et 24 octobre 2022, soit postérieurement au 15 avril 2015, comportent les éléments d'information exigés par les dispositions précitées. Si l'intéressé a refusé de signer le procès-verbal électronique comme l'établit la mention " refus de signer ", il est réputé avoir eu connaissance des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

S'agissant des infractions commises les 28 avril 2018 et 1er décembre 2022 :

8. L'article 529-2 du code de procédure pénale dispose que : " Dans le délai prévu par l'article précédent, le contrevenant doit s'acquitter du montant de l'amende forfaitaire, à moins qu'il ne formule dans le même délai une requête tendant à son exonération auprès du service indiqué dans l'avis de contravention. Dans les cas prévus par les articles 529-10 et 529-12, cette requête doit être accompagnée de l'un des documents exigés par cet article. Cette requête est transmise au ministère public. / A défaut de paiement ou d'une requête présentée dans le délai de quarante-cinq jours, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée au profit du Trésor public en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. ".

9. Il résulte de l'article A. 37-28 du code de procédure pénale que le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration est revêtu des mentions qui permettent au contrevenant de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il sera procédé au retrait de points et qui portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

10. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral de M. B produit en défense, que des titres exécutoires d'amendes forfaitaires majorées ont été émis le 27 juillet 2018 et le 27 février 2023 s'agissant des infractions commises le 28 avril 2018 et le 1er décembre 2022, constatées par procès-verbaux électroniques. En l'absence de preuve de paiement des amendes forfaitaires majorées, il ne peut cependant être regardé comme établi que le requérant a bien reçu les avis d'amendes forfaitaires majorées comportant les informations requises. Toutefois, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, M. B a bénéficié à l'occasion d'autres infractions de même nature de l'ensemble des informations légalement exigées, y compris celle relative au traitement automatisé des points. En conséquence, l'éventuelle omission de cette information lors de la constatation des infractions des 28 avril 2018 et 1er décembre 2022 n'a pas eu pour effet, dans les circonstances de l'espèce, de le priver de la garantie instituée par la loi, en ne lui permettant pas de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il sera procédé au retrait de points. Le moyen tiré de ce que les décisions de retraits points afférentes à ces infractions seraient entachées d'illégalité, dès lors qu'elles auraient été prises en méconnaissance des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, doit être écarté.

S'agissant des infractions commises les 13 février 2017, 20 novembre 2017, 1er septembre 2019, 5 septembre 2019 et 17 octobre 2019 à 6h25 :

11. Il résulte de l'article A. 37-8 du code de procédure pénale, pris pour l'application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du même code, que lorsqu'une infraction est constatée par radar automatique, le service verbalisateur adresse à l'intéressé un formulaire unique d'avis de contravention, qui comprend en bas de page la carte de paiement et comporte, d'une part, les références de l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de l'amende forfaitaire et, d'autre part, une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

12. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral de M. B produit en défense, que des titres exécutoires d'amendes forfaitaires majorées ont été émis le 15 août 2017 et le 25 novembre 2019 s'agissant des infractions commises le 13 février 2017, 1er septembre 2019 et 5 septembre 2019 et ont été retournés à l'expéditeur avec la mention " pli avisé et non réclamé ". Dans ces conditions, les avis d'amendes forfaitaires majorées afférentes à ces infractions doivent être regardés comme ayant été régulièrement notifiés à son destinataire à la date de leur première présentation. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que les retraits de points consécutifs aux infractions des 13 février 2017, 1er septembre 2019 et 5 septembre 2019 ont été effectués en méconnaissance des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

13. Pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 10, M. B n'est pas fondé à soutenir que les retraits de points consécutifs aux infractions des 20 novembre 2017 et 17 octobre 2019 à 6h25, constatés par radar automatique et dont les avis d'amendes forfaitaires majorés ont été émis le 1er mai 2018 et le 21 janvier 2020, ont été effectués en méconnaissance des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

En ce qui concerne la réalité des infractions en litige :

14. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. / () Lorsque le nombre de points est nul, le permis perd sa validité. / La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. () ".

15. Il résulte des dispositions précitées que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.

16. S'agissant des infractions constatées les 13 février 2017, 20 novembre 2017, 1er septembre 2019, 5 septembre 2019 et 17 octobre 2019, il ressort du relevé d'information intégral de M. B qu'il a bénéficié pour chacune de ces infractions de l'émission de titres exécutoires des amendes forfaitaires majorées. Il ne résulte pas de l'instruction que M. B ait formé de requête en exonération ou de réclamation, dans le délai prévu par à l'article 530 du code de procédure pénale, afin de contester la réalité de ces infractions. Dans ces conditions, la réalité des infractions doit être regardée, en application de ce qui a été dit précédemment, comme établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route.

17. Il résulte des dispositions de l'article 530 du code de procédure pénale qu'une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, lorsqu'elle est formée dans les délais et dans les formes prévues par cet article et par l'article 529-10 du même code, entraîne l'annulation du titre exécutoire. En vertu de l'article R. 49-8 du même code, l'officier du ministère public saisi d'une réclamation recevable porte sans délai cette annulation à la connaissance du comptable de la direction générale des finances publiques. Il appartient ensuite à l'officier du ministère public soit de diligenter des poursuites devant la juridiction pénale au titre de l'infraction contestée, soit de classer l'affaire sans suite. Eu égard aux dispositions de l'article L. 123-1 du code de la route, l'annulation du titre exécutoire a pour conséquence que la réalité de l'infraction ne peut plus être regardée comme établie. L'autorité administrative doit, par suite, rétablir sur le permis de conduire les points qui avaient pu être retirés, sans préjudice d'un nouveau retrait si le juge pénal est saisi et prononce une condamnation.

18. Il résulte de l'instruction que l'infraction du 6 septembre 2022 a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée à l'encontre duquel M. B a formé une réclamation auprès de l'officier du ministère public, qui a diligenté des poursuites devant la juridiction pénale et a prononcé l'annulation du titre. Dès lors, M. B est fondé à contester la réalité cette infraction.

19. Aux termes de l'article 537 du code de procédure pénale : " Les contraventions sont prouvées soit par procès-verbaux ou rapports, soit par témoins à défaut de rapports et procès-verbaux, ou à leur appui. / Sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, les procès-verbaux ou rapports établis par les officiers et agents de police judiciaire et les agents de police judiciaire adjoints, ou les fonctionnaires ou agents chargés de certaines fonctions de police judiciaire auxquels la loi a attribué le pouvoir de constater les contraventions, font foi jusqu'à preuve contraire. () ".

20. Comme il a été dit précédemment, les infractions les 1er mars 2018, 28 avril 2018, 24 octobre 2022 et 1er décembre 2022 ont été constatées par un agent verbalisateur et ont donné lieu à la rédaction de procès-verbaux électroniques. Ces procès-verbaux, constatés par les agents assermentés font foi jusqu'à preuve du contraire. M. B ne rapport aucune élément de nature à les remettre en cause.

21. Il résulte de tout ce qui précède que la décision de retrait de trois points consécutive à l'infraction du 6 septembre 2022 doit être annulée. Compte tenu de cette annulation le permis de conduire de l'intéressé présente un solde positif de deux points ; Par suite, il y a lieu d'annuler la décision 48SI du 7 juillet 2023.

D É C I D E :

Article 1er : La décision de retrait de trois points consécutive à l'infraction du 6 septembre 2022 et la décision 48SI du 7 juillet 2023 sont annulées.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.

Le magistrat désigné,

O. A

La greffière,

I. DELABORDE

N°230203

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions