mardi 3 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2302422 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 octobre 2023 et 12 décembre 2024, M. A B, représenté par Me Gervais, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 septembre 2023 par laquelle l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a refusé de lui délivrer un certificat d'immatriculation relatif au véhicule de marque MERCEDES modèle VITO portant le n° de châssis WDF639600303612040 ;
2°) d'enjoindre à l'ANTS de lui délivrer le certificat d'immatriculation sollicité, dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'ANTS le versement de la somme de 1200 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient justifier d'une facture attestant de la réalité de la cession intervenue entre lui-même et la société JZ AUTO'S, concessionnaire automobile professionnel aux Pays-Bas le 29 décembre 2022, de l'effectivité du paiement du prix et du certificat d'immatriculation néerlandais du véhicule permettant de justifier de son existence, de ses caractéristiques et le cas échéant, de son origine.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 novembre 2023, l'agence nationale des titres sécurisés, représentée par sa directrice, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que la requête est irrecevable dès lors qu'elle est dirigée contre une administration incompétente pour instruire et valider tout demande de certificat d'immatriculation.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 décembre 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B, ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le décret 2007-240 du 22 février 2007 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a sollicité, via le site de l'agence nationale des titres sécurisés (ANTS) la délivrance d'un certificat d'immatriculation portant sur le véhicule de marque MERCEDES modèle VITO et portant le numéro de châssis WDF639600303612040, dont il indique avoir fait l'acquisition auprès de la société JZ AUTO'S, concessionnaire automobile aux Pays-Bas. L'ANTS a rejeté sa demande par une décision du 22 septembre 2023. M. B demande au tribunal d'annuler cette décision.
2. Aux termes de l'article R. 322-5 du code de la route : " I. - Le nouveau propriétaire d'un véhicule déjà immatriculé doit, s'il veut le maintenir en circulation, faire établir, dans un délai d'un mois à compter de la date de la cession, un certificat d'immatriculation à son nom dans les conditions prévues à l'article R. 322-1. / Cette demande est adressée au ministre de l'intérieur soit directement par voie électronique, soit par l'intermédiaire d'un professionnel de l'automobile habilité par le ministre de l'intérieur. / Le nouveau propriétaire doit pouvoir justifier, à la demande du ministre de l'intérieur : / () / 2° De la déclaration certifiant la cession et indiquant que le véhicule n'a pas subi de transformation susceptible de modifier les indications du précédent certificat d'immatriculation ; / () / 5° D'être en possession de l'ancien certificat d'immatriculation du véhicule barré et signé, portant la mention " vendu le / / " ou " cédé le / / " ; / () / IV. - Le fait, pour tout propriétaire, de maintenir en circulation un véhicule sans avoir obtenu un certificat d'immatriculation dans les conditions fixées au présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le ministre de l'intérieur a consulté le centre d'expertise et de ressources des titres du Doubs, qui a indiqué, dans sa réponse, que le certificat d'immatriculation néerlandais du véhicule était un faux et que la facture d'achat comportait des anomalies la rendant douteuse. Le requérant n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause l'appréciation ainsi portée sur l'authenticité des pièces produites au soutien de sa demande. Dans ces circonstances, il n'établit pas que c'est à tort que la délivrance du certificat d'immatriculation qu'il sollicitait lui a été refusée.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête présentée par M. B ne peut être que rejetée en toutes ses conclusions
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au ministre de l'intérieur et à l'agence nationale des titres sécurisés.
Copie en sera adressée pour information au préfet de la Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juin 2025.
Le magistrat désigné,
O. C
La greffière,
I. DELABORDELa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°230242
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026