jeudi 9 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2302444 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - Eloignement |
| Avocat requérant | LEBAAD |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 23 octobre 2023, sous le n° 2302444, M. G C, représenté par Me Lebaad, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 2 octobre 2023 par lequel la préfète du Bas-Rhin a décidé de son transfert en Espagne, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile ;
2°) d'enjoindre à la préfète de saisir l'OFPRA de sa demande, déclarer la France responsable de l'examen de cette demande, à défaut de se reconnaitre compétent pour examiner sa demande, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 400 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente :
- il est insuffisamment motivé ;
- il n'est pas établi qu'une demande de prise en charge ait été adressée aux autorités espagnoles et que ces dernières y aient répondu favorablement ;
- l'article 5 du règlement UE n° 604/2013 du 26 juin 2013 a été méconnu ;
- l'article 4 du règlement UE n° 604/2013 du 26 juin 2013 a été méconnu ;
- la préfète s'est abstenue de vérifier si la réadmission en Espagne ne constituait pas une atteinte grave au droit d'asile ;
- l'Etat de santé de sa femme fait obstacle à sa remise aux autorités espagnoles ; ce qui implique, dans l'hypothèse où il serait réadmis seul en Espagne, une méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
- ayant déposé une demande de titre de séjour le 8 aout 2023, la présente procédure en tant qu'elle fait obstacle à ce qu'il puisse suivre l'instruction de sa demande, méconnait le droit à un procès équitable et le principe du contradictoire ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée le 23 octobre 2023, sous le n° 2302445, Mme B C, représentée par Me Lebaad, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 2 octobre 2023 par lequel la préfète du Bas-Rhin a décidé de son transfert en Espagne, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile ;
2°) d'enjoindre à la préfète de saisir l'OFPRA de sa demande, déclarer la France responsable de l'examen de cette demande, à défaut de se reconnaitre compétent pour examiner sa demande, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 400 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente :
- il est insuffisamment motivé ;
- il n'est pas établi qu'une demande de prise en charge ait été adressée aux autorités espagnoles et que ces dernières y aient répondu favorablement ;
- l'article 5 du règlement UE n° 604/2013 du 26 juin 2013 a été méconnu ;
- l'article 4 du règlement UE n° 604/2013 du 26 juin 2013 a été méconnu ;
- la préfète s'est abstenue de vérifier si la réadmission en Espagne ne constituait pas une atteinte grave au droit d'asile ;
- son état de santé fait obstacle à sa remise aux autorités espagnoles ; ce qui implique, dans l'hypothèse où son mari serait réadmis seul en Espagne, une méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
- ayant déposé une demande de titre de séjour le 8 août 2023, la présente procédure en tant qu'elle fait obstacle à ce qu'il puisse suivre l'instruction de sa demande, méconnait le droit à un procès équitable et le principe du contradictoire ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le règlement UE n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- les observations de Me Gabon qui reprend oralement les moyens et conclusions de sa requête,
- les observations de M. C.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées concernent un couple d'étrangers et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. M. et Mme C, de nationalité guinéenne, sont entrés irrégulièrement en France le 5 avril 2023. Ils ont déposé une demande d'asile le 30 mai 2023. Par deux arrêtés dont les requérants demandent l'annulation la préfète du Bas-Rhin a décidé du transfert des intéressés en Espagne, pays responsable de l'examen de leur demande d'asile.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué. "
4. Il ressort des pièces du dossier que les requérants ont présenté, chacun, le 23 octobre 2023 une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas été statué au jour du présent jugement. Eu égard aux circonstances de l'espèce et à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la demande des requérants, il y a lieu de leur accorder, à chacun, le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Par un arrêté du 7 septembre 2023 régulièrement publié le 8 septembre 2023 dans le recueil des actes administratifs de la préfecture, la préfète du Bas-Rhin, préfète de la région Grand Est, a délégué sa signature pour les décisions de transfert et les assignations à résidence prises en vue de l'exécution de ces dernières à M. A E, chef de bureau de l'asile et de la lutte contre l'immigration irrégulière à la préfecture du Bas-Rhin, et, en cas d'absence ou d'empêchement de ce dernier, à Mme F H, adjointe de ce dernier. Il n'est pas allégué que M. E n'aurait pas été absent ou empêché à la date de la décision en litige. Par suite les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les arrêtés en litige, signés par Mme H, auraient été pris par un auteur incompétent.
6. Les arrêtés querellés mentionnent les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les éléments de fait relatifs à la situation administrative et personnelle des requérants. Ils sont donc suffisamment motivés. Cette motivation établit que la préfète s'est livrée à un examen attentif de leur situation personnelle.
7. Il ressort des pièces produites par la préfète que les autorités espagnoles ont bien été saisies d'une demande de réadmission le 10 juillet 2023 et qu'elles ont fait connaitre leur accord le 18 juillet 2023. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la France n'aurait pas saisi l'Espagne de cette demande, ni que ce pays n'y aurait pas répondu positivement.
8. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente qui enregistre sa demande et procède, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, à la détermination de l'Etat responsable en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, ou en application d'engagements identiques à ceux prévus par le même règlement. ". Aux termes de l'article L. 521-2 du même code : " Tout demandeur reçoit, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu'il la comprend, une information sur les droits et obligations qui découlent de l'application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, dans les conditions prévues à son article 4. "
9. Aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604-2013 du 26 juin 2013 susvisé : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un Etat membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement. () / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les Etats membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe. / 3. Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5 () ". Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement (UE) n° 604-2013 du 26 juin 2013 doit se voir remettre, dès le moment où le préfet est informé de ce qu'il est susceptible d'entrer dans le champ d'application de ce règlement, et en tout état de cause en temps utile, une information complète sur ses droits, par écrit et dans une langue qu'il comprend. Cette information doit comprendre l'ensemble des éléments prévus au paragraphe 1 de l'article 4 du règlement. Eu égard à la nature desdites informations, la remise par l'autorité administrative de la brochure prévue par les dispositions précitées constitue pour le demandeur d'asile une garantie.
10. Aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604-2013 du 26 juin 2013 susvisé : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'Etat membre responsable, l'Etat membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. / () 3. L'entretien individuel a lieu en temps utile et, en tout cas, avant qu'une décision de transfert du demandeur vers l'Etat membre responsable soit prise conformément à l'article 26, paragraphe 1. / 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les Etats membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. / () 6. L'Etat membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type. L'Etat membre veille à ce que le demandeur et/ou le conseil juridique ou un autre conseiller qui représente le demandeur ait accès en temps utile au résumé. "
11. Il ressort des pièces du dossier que les requérants se sont vues délivrer, à l'occasion de l'enregistrement de leur demande d'asile à la préfecture de la Marne le 30 mai 2023, les deux brochures d'information dites " A " (J'ai demandé l'asile dans l'Union européenne - Quel pays sera responsable de l'analyse de ma demande d'asile ') et " B " (Je suis sous procédure Dublin - Qu'est-ce que cela signifie '). Ces brochures, qui ont été délivrées dans une langue que les intéressés ont déclaré comprendre, constituent les documents mentionnés au paragraphe 3 de l'article 4 du règlement précité et contiennent l'intégralité des informations prévues au paragraphe 1 de cet article. L'entretien réalisé, dans les conditions prévues par les textes précités, à l'occasion de l'enregistrement de leur demande d'asile a donné lieu à l'établissement d'un résumé paraphé et signé par les intéressés. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit être écarté.
12. Aux termes de l'article 18 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " L'État membre responsable en vertu du présent règlement est tenu de : d) reprendre en charge () le ressortissant de pays tiers ou l'apatride dont la demande a été rejetée et qui a présenté une demande auprès d'un autre État membre ou qui se trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d'un autre État membre. () Dans les cas relevant du champ d'application du paragraphe 1, point d), lorsque la demande a été rejetée en première instance uniquement, l'État membre responsable veille à ce que la personne concernée ait la possibilité ou ait eu la possibilité de disposer d'un recours effectif en vertu de l'article 46 de la directive 2013/32/UE. ". Selon l'article 19 de ce règlement : " () 3. Les obligations prévues à l'article 18, paragraphe 1, points c) et d), cessent lorsque l'État membre responsable peut établir, lorsqu'il lui est demandé de reprendre en charge un demandeur ou une autre personne visée à l'article 18, paragraphe 1, point c) ou d), que la personne concernée a quitté le territoire des États membres en exécution d'une décision de retour ou d'une mesure d'éloignement délivrée à la suite du retrait ou du rejet de la demande. ".
13. Il ressort des pièces du dossier que l'Espagne a accepté la réadmission sur son territoire des requérants. Les dispositions de l'article 18 du règlement européen du 26 juin 2013 font obligation à l'Etat membre responsable de reprendre en charge les ressortissants de pays tiers dont la demande d'asile a été rejetée et qui ont présenté dans un autre Etat une seconde demande d'asile et en toute hypothèse de l'assurer d'un recours effectif. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les intéressés ne pourraient pas exercer un recours effectif en Espagne et faire valoir devant les autorités tout élément relatif à l'évolution de leur situation. Par suite, la préfète du Bas-Rhin n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions citées au point précédent.
14. Les requérants font valoir que Mme C est atteinte de tuberculose, ainsi que son enfant né à Troyes le 4 juillet 2023. Toutefois, il ressort des pièces médicales versées au dossier que Mme C souffre d'une tuberculose pleurale, sans atteinte interne des poumons, pour laquelle l'antibiothérapie mise en place s'est révélée efficace. S'il ressort de ces mêmes pièces que ce traitement devra être poursuivi encore environ six mois au jour du présent jugement, il n'est pas établi que Mme C ne pourrait être prise en charge par le système de santé espagnole. Il n'est pas plus établi que son état de santé ferait obstacle à ce qu'elle puisse voyager sans risque vers ce pays.
15. Il résulte de ce qui précède que les requérants ne peuvent utilement faire valoir que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales serait méconnu par les arrêtés en litige dès lors que l'état de santé de Mme C, impliquerait que la cellule familiale serait rompue si seul M. C était réadmis en Espagne.
16. Enfin, si Mme C a saisi la préfète de l'Aube d'une demande de titre " étranger malade ", cette demande, postérieure à l'édiction des arrêtés en cause, n'affecte que les conditions d'exécution des arrêtés de transfert, laquelle doit avoir lieu dans le délai de six mois à compter de l'acceptation des autorités espagnoles, et demeure sans incidence sur leur légalité.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions d'annulation des requêtes ne peuvent être que rejetées. Il s'ensuit que les conclusions aux fins d'injonction et présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. et Mme C sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : les requêtes présentées par Mme et M. C sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. G C, à Mme B C, à Me Lebaad et à la préfète du Bas-Rhin.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 novembre 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
O. D La greffière,
Signé
S. VICENTE
N°s2302444 2302445
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026