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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2302872

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2302872

jeudi 4 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2302872
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

(2ème chambre)

Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2023, M. B A, représenté par

Me Metidji-Talbi, demande au tribunal :

1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision par laquelle le préfet de la Marne a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour enregistrée le 9 janvier 2023 ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu'il est fondé à solliciter la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié ".

La requête a été communiquée au préfet de la Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-marocain en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Oscar Alvarez, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant marocain, né le 12 février 1981, est entré sur le territoire français de manière irrégulière le 4 septembre 2019. Il a sollicité le 9 janvier 2023 la régularisation de sa situation administrative sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Par le présent recours, il demande l'annulation de la décision implicite de rejet née sur sa demande.

2. Aux termes de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention "salarié" éventuellement assortie de restrictions géographiques ou professionnelles. ".

3. En se bornant à alléguer, sans l'établir, que son employeur a déposé une demande d'autorisation de travail, M. A ne démontre pas qu'il remplirait les conditions des stipulations de l'article 3 de l'accord précité en présentant notamment un contrat de travail visé par les autorités compétentes. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Marne a méconnu les stipulations citées au point 2.

4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet en litige, doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction, relatives à l'astreinte et aux frais de l'instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Marne.

Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Nizet, président,

M. Michel Soistier, premier conseiller,

M. Oscar Alvarez, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.

Le rapporteur,

Signé

O. ALVAREZ

Le président,

Signé

O. NIZETLa greffière,

Signé

N. MASSON

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