LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2400057

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2400057

jeudi 11 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2400057
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 janvier 2024, M. A C, demande

au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code

de justice administrative d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision

du 22 décembre 2023 par laquelle le proviseur du lycée Franklin Roosevelt de Reims lui a infligé la sanction d'exclusion temporaire de trois jours de l'établissement du 16 au 18 janvier 2024.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision porte une atteinte grave

au déroulement de ses études et le pénalisera dans le cadre de ses futurs examens ;

- il existe plusieurs moyens propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

* la décision est entachée d'un défaut de motivation en droit ;

* la décision a été prise en méconnaissance des droits de la défense ;

* la décision attaquée est entachée d'erreur de manifeste d'appréciation

et de disproportion.

Vu la requête n°2400056 enregistrée le 10 janvier 2024, par laquelle

M. A C, demande au tribunal d'annuler la décision du 22 décembre 2023 par laquelle le proviseur du lycée Franklin Roosevelt de Reims lui a infligé la sanction d'exclusion temporaire de trois jours de l'établissement du 16 au 18 janvier 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes

de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation

ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner

la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence

le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut

la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin, aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire () ".

2. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure

de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision administrative contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation

du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. L'urgence s'apprécie objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement,

compte-tenu notamment des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci

sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

3. M. C, élève de terminale au lycée Franklin Roosevelt de Reims, a fait l'objet d'une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de trois jours de l'établissement pour s'être introduit, le 12 décembre 2023 après la récréation du matin, dans une salle de classe qui n'était pas la sienne. Si la décision en cause mentionne qu'elle sera portée à son dossier scolaire,

le requérant en se bornant à affirmer que cette décision portera une atteinte grave au déroulement de ses études et qu'elle le pénalisera dans le cadre de ses futurs examens, qui ne fait valoir aucune incidence précise sur sa situation, n'établit pas qu'il y aurait urgence au sens

des dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par suite,

sa requête doit être rejetée par application des dispositions de l'article L. 522-3 du code

de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 11 janvier 2024.

Le juge des référés,

signé

A. B

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions