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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2400899

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2400899

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2400899
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSELARL MAINNEVRET-MALBLANC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 avril 2024, M. B A, représenté par Me Mainnevret, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 20 février 2024 du préfet de la Marne portant délivrance d'une autorisation provisoire de séjour en tant qu'elle ne prévoit pas d'autorisation de travailler ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à Me Mainnevret au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que la décision attaquée méconnaît l'article R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que sa demande de renouvellement de titre de séjour porte sur un titre de séjour qui l'autorisait à travailler.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Rifflard, conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant marocain né le 15 juillet 1972, s'est vu délivrer le 20 février 2024 par le préfet de la Marne un récépissé de sa demande de renouvellement de son titre de séjour dont la validité expirait le 10 septembre 2023. Ce récépissé était valable jusqu'au 19 mai 2024. M. A demande l'annulation de ce récépissé en tant qu'il ne l'autorise pas à travailler.

2. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. () ". Aux termes de l'article R. 431-14 du même code : " Est autorisé à exercer une activité professionnelle le titulaire du récépissé de demande de première délivrance des titres de séjour suivants : () 3° La carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " prévue à l'article L. 423-1, L. 423-7, L. 423-8, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-22, L. 425-1 ou L. 426-5 ; 4° La carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " prévue à l'article L. 426-13, à condition que son titulaire séjourne en France depuis au moins un an ; () ". Aux termes de l'article R. 431-15 du même code : " Le récépissé de demande de renouvellement d'une carte de séjour permettant l'exercice d'une activité professionnelle autorise son titulaire à exercer une activité professionnelle ".

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A a demandé au préfet de la Marne le renouvellement de sa carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", délivrée le 11 septembre 2022 et valable jusqu'au 10 septembre 2023, et qui l'autorisait à travailler. En délivrant à M. A un récépissé au titre de sa demande de renouvellement de ce titre de séjour sans autorisation de travail, le préfet de la Marne a méconnu les dispositions des articles R. 431-14 et R. 431-15 précités.

4. Il résulte de l'instruction que le récépissé en litige n'est plus valable à la date du présent jugement, et que M. A s'est vu délivrer le 30 mai 2024 une carte de séjour temporaire qui l'autorise à travailler. Dans ces conditions, l'exécution du présent jugement n'implique pas d'enjoindre au préfet de la Marne de délivrer à M. A un récépissé avec autorisation de travail.

5. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Mainnevret, avocat de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Mainnevret de la somme de 1 200 euros.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 20 février 2024 du préfet de la Marne portant délivrance à M. A d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour est annulée en tant qu'elle n'autorise pas M. A à travailler.

Article 2 : L'Etat versera à Me Mainnevret la somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Mainnevret renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Marne, et à Me Mainnevret.

Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Briquet, président,

M. Torrente, premier conseiller,

M. Rifflard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.

Le rapporteur,

Signé

R. RIFFLARDLe président,

Signé

B. BRIQUET

La greffière,

Signé

A. DEFORGE

La République mande et ordonne au préfet de la Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

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