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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2400981

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2400981

vendredi 26 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2400981
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 avril 2024, M. B A, représenté par Me Boia, demande au juge des référés :

1°) de suspendre le refus implicite de titre de séjour né le 15 janvier 2024 qui lui a été opposé par le préfet de la Marne ;

2°) d'enjoindre à cette même autorité, dans l'attente du jugement au fond, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la mise à disposition de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- il répondait aux conditions pour se voir délivrer un certificat de résidence de plein droit ;

- ne séjournant plus régulièrement en France depuis le 1er mars 2023, il se trouve dans une situation de précarité administrative ;

- la condition d'urgence est ainsi remplie ;

- il est porté atteinte à son droit à mener une vie privée et familiale normale et à sa liberté d'aller et venir.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Maleyre, premier conseiller, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 522-3 du code de justice administrative : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. D'une part, la requête de M. A est intitulée " requête en référé-liberté () article L. 521-2 du code de justice administrative ", cite le contenu de ces dispositions et soutient qu'il est porté atteinte à son droit à mener une vie privée et familiale normale et à sa liberté d'aller et venir. D'autre part, le requérant présente des conclusions de la nature des mesures que le juge des référés-suspension peut prescrire et précise qu'il a parallèlement déposé une requête aux fins d'annulation de la décision implicite née le 15 janvier 2024 lui refusant la délivrance d'un certificat de résidence. Dans ces conditions, la requête de M. A doit être regardée comme ne précisant pas le fondement juridique de sa demande, alors qu'il résulte des dispositions du titre II du livre V du code de justice administrative que les demandes formées devant le juge des référés sont instruites et jugées, et le cas échéant susceptibles de recours, selon des règles distinctes selon qu'elles sont présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de l'article L. 521-2 ou sur celui de son article L. 521-3. Pour ce seul motif, sa demande est manifestement irrecevable et doit par suite être rejetée en application des dispositions précitées, de même que ses conclusions accessoires.

O R DO N N E :

Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 26 avril 2024

Le juge des référés,

Signé

P-H. MALEYRE

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