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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2401004

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2401004

mercredi 24 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2401004
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 22 avril 2024, 17 mai 2024 et 23 mai 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 28 mars 2024 par lequel le maire de Courtenot ne s'est pas, au nom de l'Etat, opposé à la déclaration de travaux déposée par la société Free Mobile en vue de l'installation d'une antenne relais de téléphonie mobile sur un terrain situé lieu-dit Le Bas Le Vignes à Courtenot.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas () de recours contentieux à l'encontre () d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt () du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. () ".

3. Il appartient à l'auteur d'un recours contentieux tendant à l'annulation d'une décision de non-opposition à déclaration de travaux d'adresser au greffe de la juridiction où le recours contentieux a été enregistré la preuve de la notification de ce recours à l'auteur de la décision contestée et au titulaire de l'autorisation. Il appartient au juge, au besoin d'office, de rejeter le recours comme irrecevable, lorsque son auteur, après y avoir été invité par lui, n'a pas justifié de l'accomplissement des formalités requises par les dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.

4. La requête de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 mars 2024 par lequel le maire de Courtenot ne s'est pas, au nom de l'Etat, opposé à la déclaration de travaux déposée par la société Free Mobile en vue de l'installation d'une antenne relais de téléphonie mobile sur un terrain situé lieu-dit Le Bas Le Vignes à Courtenot a été enregistrée au greffe du tribunal le 22 avril 2024. M. B a été invité par le tribunal, par un courrier du 14 mai 2024, notifié par lettre recommandée avec accusé de réception le 17 mai 2024, à justifier de l'accomplissement des formalités requises par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, dans un délai de quinze jours. Si le requérant a produit des pièces afférentes à une information reçue par la société Free Mobile le 18 avril 2024, il n'a en tout état de cause apporté aucune pièce relative à la notification du recours contentieux à l'auteur de la décision contestée. Par suite, en l'absence d'accomplissement des formalités prévues à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, la requête de M. B est entachée d'une irrecevabilité manifeste.

5. Aux termes de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme : " Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation, du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant. () ".

6. M. B a été invité par le tribunal, par un courrier du 7 mai 2024, notifié par lettre recommandée avec accusé de réception le 13 mai 2024, à produire des documents de nature à justifier du caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien au sens de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, dans un délai de quinze jours. Toutefois, le requérant, qui estime être dans l'incapacité de justifier des modalités d'occupation de la parcelle par la société Free Mobile, n'a apporté aucun élément de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son propre bien. Par suite, la requête de M. B, qui ne satisfait pas aux exigences prévues par les dispositions de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, est entachée d'une irrecevabilité manifeste.

7. Il y a lieu, dès lors, de rejeter la requête de M. B en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 24 juillet 2024.

La présidente de la 1ère chambre,

Signé

A-S MACH

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