lundi 29 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401006 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | OPYRCHAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 avril 2024, M. A B, représenté par Me Poussin, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de suspendre l'exécution de la décision du 6 avril 2024 par laquelle le président du conseil départemental de la Marne a refusé de conclure un contrat d'accompagnement pour jeunes majeurs et a mis fin à sa prise en charge ;
3°) d'enjoindre au président du conseil départemental de la Marne de réexaminer sa situation et de lui proposer une prise en charge couvrant ses besoins alimentaires, sanitaires, d'hébergement, de ressources, un suivi éducatif et un accompagnement dans ses démarches administratives, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision litigieuse porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance en qualité de jeune majeur et à son droit à l'instruction ;
- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'il est privé de tout moyen de subsistance et d'accès à une formation.
Par un mémoire, enregistré le 29 avril avril 2024, le président du conseil départemental de la Marne, représenté par Me Opyrchal, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- aucune carence ne peut lui être reprochée dans les modalités de prise en charge de M. B, la fin de la prise en charge n'étant motivée que par le non-respect, par le requérant, des obligations mises à sa charge par les contrats de jeune majeur ;
- le droit qu'un jeune majeur tire des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles ne constitue pas en lui-même une liberté fondamentale ;
- le requérant a lui-même suivi sans sérieux sa formation en CAP, de sorte que la décision de ne pas renouveler son contrat n'emporte pas d'atteinte grave à son droit à l'instruction ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors qu'elle est imputable au délai pris par le requérant à saisir le tribunal et qu'il n'est pas établi que le requérant aurait entrepris des démarches auprès des services d'accueil d'urgence en vue de bénéficier d'un hébergement.
Vu :
- la Constitution, notamment son préambule ;
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-le code de l'action sociale et des familles ;
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné Mme Castellani en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Castellani, juge des référés ;
- les observations de Me Vaillant, représentant M. B, qui persiste dans ses conclusions et moyens ;
- les observations de Me Opyrchal, représentant le département de la Marne, qui persiste dans ses conclusions et moyens et soutient en outre que le non-renouvellement du contrat ne saurait être assimilé à une prestation d'aide sociale au sens de l'article L. 222-1 du code de l'action sociale et des familles.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur le cadre juridique :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 111-2 du code de l'action sociale et des familles : " Les personnes de nationalité étrangère bénéficient dans les conditions propres à chacune de ces prestations : / 1° Des prestations d'aide sociale à l'enfance ; () ". Aux termes de l'article L. 222-1 du même code : " Sans préjudice des pouvoirs reconnus à l'autorité judiciaire, les prestations d'aide sociale à l'enfance mentionnées au présent chapitre sont accordées par décision du président du conseil départemental du département où la demande est présentée ". Aux termes de l'article L. 222-5 du même code, dans sa rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration : " Sont pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil départemental : () 3° Les mineurs confiés au service en application du 3° de l'article 375-3 du code civil, des articles 375-5, 377, 377-1, 380, 411 du même code ou de l'article L. 323-1 du code de la justice pénale des mineurs ; () / 5° Les majeurs âgés de moins de vingt et un ans et les mineurs émancipés qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants, lorsqu'ils ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance avant leur majorité, y compris lorsqu'ils ne bénéficient plus d'aucune prise en charge par l'aide sociale à l'enfance au moment de la décision mentionnée au premier alinéa du présent article et à l'exclusion de ceux faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. / Peuvent être également pris en charge à titre temporaire, par le service chargé de l'aide sociale à l'enfance, les mineurs émancipés et les majeurs âgés de moins de vingt et un ans qui ne bénéficient pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants. / Un accompagnement est proposé () aux majeurs mentionnés au 5° et à l'avant-dernier alinéa, au-delà du terme de la mesure, pour leur permettre de terminer l'année scolaire ou universitaire engagée ".
5. En second lieu, aux termes de l'article L. 222-5-1 du même code : " Un entretien est organisé par le président du conseil départemental avec tout mineur accueilli au titre des 1°, 2° ou 3° de l'article L. 222-5, au plus tard un an avant sa majorité, pour faire un bilan de son parcours, l'informer de ses droits, envisager avec lui et lui notifier les conditions de son accompagnement vers l'autonomie. Si le mineur a été pris en charge à l'âge de dix-sept ans révolus, l'entretien a lieu dans les meilleurs délais. Dans le cadre du projet pour l'enfant, un projet d'accès à l'autonomie est élaboré par le président du conseil départemental avec le mineur. Il y associe les institutions et organismes concourant à construire une réponse globale adaptée à ses besoins en matière éducative, sociale, de santé, de logement, de formation, d'emploi et de ressources. Le cas échéant, la personne de confiance désignée par le mineur en application de l'article L. 223-1-3 peut assister à l'entretien. / () ". Aux termes de l'article R. 222-6 du même code : " Le président du conseil départemental complète si nécessaire, pour les personnes mentionnées au 5° de l'article L. 222-5 ayant été accueillies au titre des 1°, 2° ou 3° du même article, le projet d'accès à l'autonomie formalisé lors de l'entretien pour l'autonomie mentionné à l'article L. 222-5-1, afin de couvrir les besoins suivants : / 1° L'accès à des ressources financières nécessaires à un accompagnement vers l'autonomie ; / 2° L'accès à un logement ou un hébergement ; / 3° L'accès à un emploi, une formation ou un dispositif d'insertion professionnelle ; / 4° L'accès aux soins ; / 5° L'accès à un accompagnement dans les démarches administratives ; / 6° Un accompagnement socio-éducatif visant à consolider et à favoriser le développement physique, psychique, affectif, culturel et social ".
6. Il résulte, d'une part, des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles que, depuis l'entrée en vigueur du I de l'article 10 de la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, les jeunes majeurs de moins de vingt et un ans ayant été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance d'un département avant leur majorité bénéficient d'un droit à une nouvelle prise en charge par ce service, lorsqu'ils ne disposent pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants.
7. Il résulte, d'autre part, des dispositions de l'article L. 222-5-1 du même code qu'un projet d'accès à l'autonomie, élaboré par le président du conseil départemental avec le mineur, en y associant d'autres institutions et organismes concernés, vise à apporter au mineur pris en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance une réponse globale adaptée à ses besoins en matière éducative, sociale, de santé, de logement, de formation, d'emploi et de ressources. Ce projet est complété, si nécessaire, en fonction des besoins particuliers du jeune majeur en application de l'article R. 222-6 de ce code, pour les jeunes majeurs de moins de vingt et un ans mentionnés au 5° de l'article L. 222-5, qui continuent de relever d'une prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Cette prise en charge prend la forme du document dénommé " contrat jeune majeur " qui a pour objet de formaliser les relations entre le service de l'aide sociale à l'enfance et le jeune majeur, dans un but de responsabilisation de ce dernier. Contrairement à ce que soutient le département de la Marne, le refus d'une telle prise en charge, matérialisé par le refus de signer ou de renouveler un tel contrat, constitue une décision prise au titre des prestations d'aide sociale à l'enfance prévues à l'article L. 222-1 du même code.
8. Une carence caractérisée dans l'accomplissement par le président du conseil départemental des missions fixées par les dispositions rappelées aux points précédents, notamment dans les modalités de prise en charge des besoins du mineur ou du jeune majeur relevant de l'aide sociale à l'enfance, lorsqu'elle entraîne des conséquences graves pour l'intéressé, est de nature à porter une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Sur l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale :
9. Il résulte de l'instruction que M. B, ressortissant gambien né le 20 février 2006, est entré en France en septembre 2022 et a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance du département de la Marne par un jugement en assistance éducative du juge des enfants du tribunal judiciaire de Créteil. A sa majorité, cette prise en charge a pris la forme d'un " contrat jeune majeur " valable du 20 février au 30 mars 2024, qui fut renouvelé jusqu'au 5 avril 2024. Au terme de ce dernier contrat, le président du conseil général de la Marne a décidé de ne pas poursuivre la prise en charge dont l'intéressé avait bénéficié.
10. Le département de la Marne, qui a pris en charge M. B au titre de l'aide sociale à l'enfance jusqu'à sa majorité, est, dès lors qu'il est constant que celui-ci ne bénéficie d'aucun soutien familial, d'aucune ressource et d'aucune solution d'hébergement, légalement tenu de poursuivre cette prise en charge. Il lui appartient, si nécessaire, de compléter, avec lui, le projet d'accès à l'autonomie de manière adaptée à ses besoins et à sa situation en application de l'article R. 222-6 du code de l'action sociale et des familles. Au cas particulier, il résulte de l'instruction, qui s'est poursuivie au cours de l'audience, que cette prise en charge devrait porter plus spécifiquement sur des mesures d'hébergement, d'aide financière, d'accompagnement administratif, notamment afin de lui permettre d'obtenir les documents justifiant de son état civil, dont l'absence de production, au demeurant exigée dans un délai très réduit, ne peut être utilement invoquée par le département, sur l'accompagnement sanitaire nécessité par son état de santé, et, enfin, sur la poursuite de la formation qualifiante au certificat d'aptitude professionnelle (CAP) " peinture applicateur revêtement " au lycée Raymond Kopa à Reims commencée en septembre 2023, et ce en dépit des absences injustifiées qui ont pu émailler son parcours en particulier en début d'année scolaire, eu égard au sérieux dont il fait aujourd'hui davantage montre et qui est souligné par ses enseignants, ainsi qu'il ressort du rapport établi le 29 mars 2024 par l'assistante sociale en charge de son suivi au sein du conseil départemental. Par suite, le refus de prise en charge des besoins essentiels énoncés ci-dessus qui a été opposé à M. B révèle, dans les circonstances de l'espèce, une carence caractérisée dans l'accomplissement par le président du conseil départemental de la mission qu'il tient des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Eu égard aux conséquences qui en découlent pour l'intéressé, le refus d'une telle prise en charge constitue une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit à une prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance du jeune majeur qui remplit les conditions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
Sur l'urgence :
11. Eu égard à la nature et à l'importance des besoins spécifiques de M. B qui ne sont pas satisfaits et de la possibilité pour le juge des référés de mettre en œuvre à bref délai les mesures appropriées pour qu'il y soit remédié, conformément aux dispositions des articles L. 222-5 et R. 222-6 du code de l'action sociale et des familles, la condition d'urgence doit également être regardée, dans les circonstances de l'espèce, comme remplie, nonobstant le délai mis par M. B pour saisir le juge des référés depuis que sa prise en charge a cessé, et sans que la circonstance que le requérant se serait abstenu de saisir les services de l'hébergement d'urgence ait une incidence.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
12. Il y a lieu d'enjoindre au département de la Marne de proposer dans les plus brefs délais à M. B un " contrat jeune majeur ", destiné, en application des dispositions de l'article L. 222-5 et de l'article R. 222-6 du code de l'action sociale et des familles, à assurer la prise en charge, outre de ses besoins en matière d'hébergement ou de logement et de ressources et d'accompagnement sanitaire, ceux couvrant l'accès à un accompagnement dans les démarches administratives et la poursuite de sa formation en CAP de peinture. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
13. M. B a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Poussin, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Poussin de la somme de 1 500 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 500 euros sera versée à M. B.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il est enjoint au département de la Marne de proposer dans les plus brefs délais à M. B un " contrat jeune majeur " afin d'assurer la prise en charge, outre de ses besoins en matière d'hébergement ou de logement et de ressources et d'accompagnement sanitaire, ceux couvrant l'accès à un accompagnement dans les démarches administratives et la poursuite de sa formation en CAP de peinture.
Article 3 : Sous réserve de l'admission définitive de M. B à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Poussin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, le département de la Marne versera à Me Poussin de la somme de 1 500 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 500 euros sera versée à M. B.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au président du conseil départemental de la Marne et à Me Poussin.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 29 avril 2024.
Le juge des référés,La greffière,
signé signé
A.C. CASTELLANII.DELABORDE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026