mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401187 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FABRE ET ASSOCIEES, SOCIÉTÉ D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 21 mai 2024 et le 2 août 2024, Mme G I épouse H, représentée par la SCP Pelletier et associés, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de prescrire une expertise en vue de déterminer si les soins qui lui ont été prodigués sont conformes aux règles de l'art.
Elle soutient que :
- suite à des douleurs au niveau du genou gauche, elle a subi, le 16 février 2017, une intervention réalisée sous arthroscopie par le docteur A à la polyclinique de Courlancy ;
- compte tenu de la persistance des douleurs six mois après son opération, une prothèse fémoro-patellaire du genou gauche a été mise en place le 7 décembre 2017 puis changée le 4 octobre 2018 en raison d'un blocage rotulien ;
- une quatrième opération a dû être réalisée le 23 mai 2019 en raison d'une luxation de son genou afin de mettre en place une prothèse totale ;
- plusieurs IRM cérébrales et lombaires ont ensuite été réalisées pour bilan d'un steppage gauche avec démarche atypique ;
- une IRM cervico-dorsale médullaire a été réalisée le 20 juin 2019 pour steppage gauche avec démarche atypique et recherche de lésion suspecte neurologique ;
- aucune atteinte médullaire ou de signe de fistule durale n'a été diagnostiquée ;
- le 16 février 2020, elle s'est rendue au service des urgences du CHU de Reims pour une éruption cutanée ;
- elle a été hospitalisée au service de neurochirurgie où une IRM du rachis entier et médullaire a permis de conclure à un aspect en faveur d'une myélopathie cervico-arthrosique s'étendant de C3 à C7 sans autre anomalie notable ;
- le 19 février 2020, une IRM cervicale a permis de conclure à une compression médullaire majorée par rapport à 2019 ; un traitement a été prescris dans l'attente d'une consultation ;
- elle a bénéficié d'une intervention de laminectomie le 3 mars 2020 puis a été de nouveau opérée le 11 avril 2020 afin de nettoyer une infection du site opératoire de la laminectomie cervicale ;
- le 6 mai 2020, une échographie des parties molles a été réalisée en raison de l'apparition d'une nouvelle gêne localisée au niveau de la cicatrice, qui concluait à une infiltration liquidienne des tissus mous de la nuque non organisée et d'une absence d'hyperthermie suspecte au doppler couleur, puis le 15 mai 2020, un scanner des tissus mous du cou a été réalisé en raison d'une recrudescence des douleurs avec présence d'une cicatrice bombante ;
- le 15 janvier 2021, elle a été opérée pour réalisation de blocs moteurs des membres inférieurs devant une attitude en varus de l'avant du pied des deux membres inférieurs dans les suites d'une tétraparésie sur myélopathie cervico-arthrosique ;
- elle présente un lourd handicap et de lourdes séquelles rendant sa vie quotidienne très difficile, l'empêchant d'exercer une activité professionnelle ;
- le 31 mai 2022, elle a saisi la commission de conciliation et d'indemnisation de Champagne- Ardenne d'une demande d'indemnisation des séquelles de sa myélopathie cervico-arthrosique ;
- l'expert désigné par la CCI a conclu que le retard de diagnostic et le retard de prise en charge par la polyclinique des Bleuets, le docteur J et le CHU de Reims étaient à l'origine d'une perte de chance de 90 % de présenter des séquelles moins importantes ;
- une contre-expertise, ordonnée par la CCI a conclu à une absence de retard de diagnostic et de prise en charge ;
- le 5 décembre 2023, la CCI a rejeté sa demande d'indemnisation ;
- il apparaît évident qu'elle est victime de lourdes séquelles et qu'il existe un désaccord significatif entre les deux rapports d'expertise.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2024, le centre hospitalier universitaire de Reims, représenté par la SELARL Fabre et Associées, demande au tribunal :
- à titre principal, de débouter Mme H de l'intégralité de ses demandes et de mettre à la charge de celle-ci la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
- à titre subsidiaire, de lui donner acte de ce qu'il ne s'oppose pas à l'organisation d'une mesure d'expertise judiciaire qui devra être confié à un expert en neurochirurgie dont la mission devra être fixée conformément aux termes de son mémoire.
Il fait valoir que :
- dès lors que deux expertises ont d'ores et déjà été ordonnées par la CCI de la région Champagne Ardenne et que le rapport des docteurs Pinelli et Reynier a exclu tout manquement dans la prise en charge de Mme H, cette dernière ne justifie d'aucun motif légitime à voir ordonner une nouvelle mesure d'expertise qui s'analyse en tout état de cause comme une demande de contre-expertise qui ne peut être examinée que par le juge du fond.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2024, M. le docteur E J, représenté par Me Limonta, demande au tribunal de débouter Mme H de l'ensemble de ses demandes et de mettre à la charge de celle-ci la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la mesure d'expertise sollicitée ne revêt aucunement le caractère d'utilité requis par l'article R. 532-1 du code de justice administrative dès lors que deux expertises médicales contradictoires ont d'ores et déjà eu lieu dans le cadre de la procédure qui s'est déroulée devant la CCI de Champagne-Ardenne et que la demande de Mme H s'analyse donc comme une demande de contre-expertise ne relevant pas de l'office du juge des référés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2024, la polyclinique de Courlancy venant aux droits de la polyclinique des Bleuets, représentée par la SELARL Boizard Eustache Guillemot, demande au tribunal de débouter Mme H de l'intégralité de ses demandes et de mettre à sa charge la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la demande d'expertise formulée ne peut être que rejetée dès lors que Mme H n'apporte aucun élément nouveau et ne justifie pas de l'utilité d'une nouvelle expertise alors que les expertises réalisées dans le cadre de la procédure devant la CCI de Champagne-Ardenne apportent suffisamment d'éléments à une juridiction qui serait saisi au fond pour appréhender les faits et se prononcer sur d'éventuelles demandes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juillet 2024, l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par la SELARLU RRM, demande au tribunal de lui donner acte de ses protestations et réserves sur le bien-fondé de sa mise en cause et sur la mesure d'expertise sollicitée. Il demande en outre de compléter la mission qui sera confiée à l'expert conformément à ses suggestions.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2024, M. le docteur B A, représenté par Me Lacœuilhe, demande au tribunal :
- à titre principal de débouter Mme H de sa demande d'expertise et de mettre à sa charge la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
- à titre subsidiaire, d'ordonner sa mise hors de cause et de mettre à la charge de Mme H la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
- à titre infiniment subsidiaire de lui donner acte de ses protestations et réserves tant sur le principe de la responsabilité du praticien que sur la mesure d'expertise sollicitée. Il demande en outre de désigner un expert compétent en neurochirurgie et de compléter la mission qui lui sera confiée conformément à ses suggestions.
Il fait valoir que :
- l'expertise sollicitée par la requérante n'apparaît pas utile dès lors que les deux mesures d'expertise ordonnées par la CCI revêtent toutes les garanties d'une expertise judiciaire ;
- la demande de Mme H ne peut s'analyser qu'en une demande de contre-expertise alors qu'il n'existe aucun élément médical nouveau ;
- sa présence aux opérations d'expertise n'est pas utile dès lors que sa responsabilité n'est pas susceptible d'être engagée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C en application de l'article R. 621-1-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Si le juge des référés n'est pas saisi du principal, l'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il lui est demandé d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, relevant lui-même de la compétence de la juridiction à laquelle ce juge appartient, et auquel cette mesure est susceptible de se rattacher.
2. Il résulte de l'instruction que les deux rapports d'expertise rédigés dans le cadre de la demande d'indemnisation présentée par Mme H auprès de la CCI, retiennent des causes différentes, le premier concluant à un retard de diagnostic et de prise en charge, le second à une évolution prévisible de la pathologie de Mme H. Cette contradiction rend utile la mesure d'expertise médicale judiciaire sollicitée qui entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a, dès lors, lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur la demande de mise hors de cause présentée par le docteur B A :
3. Le docteur B A soutient que sa responsabilité ne peut être engagée dès lors que la prise en charge orthopédique de Mme H est sans lien avec le dommage, ce qui est d'ailleurs souligné dans les deux rapports d'expertise de la CCI. Toutefois dès lors que le docteur A est intervenu les 16 février 2017, 7 décembre 2017, 4 octobre 2018 et 23 mai 2019 dans la prise en charge de la requérante, sa présence à l'expertise n'est pas inutile, sans que cela présage d'une quelconque responsabilité.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux demandes formulées sur le fondement de ces dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme le docteur F D, neurochirurgienne, exerçant à l'hôpital central, 29 avenue de Lattre de Tassigny à Nancy (54), est désignée en qualité d'expert. Elle aura pour mission de :
1°) se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de Mme H et, notamment, tous documents relatifs au suivi médical, aux actes de soins, et aux diagnostics pratiqués sur elle lors de ses prises en charge par le centre hospitalier universitaire de Reims, par M. le docteur A, par M. le docteur J et par la polyclinique Courlancy Santé ; convoquer et entendre les parties et tous sachants ; procéder à l'examen sur pièces du dossier médical de Mme H ainsi qu'éventuellement à son examen clinique ;
2°) décrire l'état pathologique de la requérante ayant conduit aux soins, aux interventions et aux traitements pratiqués ;
3°) donner son avis sur les diagnostics établis par le CHU de Reims et par la polyclinique Courlancy Santé, les traitements, interventions et soins prodigués et leur suivi, et s'ils étaient adaptés à l'état de Mme H ;
4°) déterminer les raisons de la dégradation de l'état de santé de Mme H et des complications dont elle souffre depuis ses hospitalisations ;
5°) donner son avis sur le point de savoir si le dommage corporel constaté a un rapport avec l'état initial de Mme H, ou l'évolution prévisible de cet état ; le cas échéant, déterminer la part du préjudice présentant un lien de causalité direct, certain et exclusif avec un manquement reproché à l'établissement, en excluant la part des séquelles à mettre en relation avec la pathologie initiale, son évolution ou toute autre cause extérieure ;
6°) donner son avis sur le point de savoir si le ou les manquements éventuellement constatés, à l'occasion de sa prise en charge par le CHU de Reims et par la polyclinique Courlancy Santé, ont fait perdre à Mme H une chance de guérison des lésions dont elle était atteinte ; donner son avis sur l'ampleur (pourcentage) de la chance perdue par Mme H de voir son état de santé s'améliorer ou d'éviter de le voir se dégrader en raison de ces manquements ;
7°) dire si le dossier médical et les informations recueillies permettent de savoir si Mme H a été informée de la nature des opérations qu'elle allait subir, et des conséquences normalement prévisibles de ces interventions et si elle a été mise à même de formuler un consentement éclairé ; dans la négative, préciser si Mme H a subi une perte de chance de se soustraire au risque en refusant l'opération si elle en avait connu tous les dangers (pourcentage) ;
8°) dire si l'état de Mme H a entraîné un déficit fonctionnel résultant de troubles physiologiques ou psychologiques et en préciser les dates de début et de fin, ainsi que le ou les taux ;
9°) indiquer à quelle date l'état de santé de Mme H peut être considéré comme consolidé ; préciser s'il subsiste un déficit fonctionnel partiel et, dans l'affirmative, en fixer le taux, en distinguant la part imputable au manquement éventuellement constaté de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard notamment aux antécédents médicaux de l'intéressée ; dans le cas où cet état ne serait pas encore consolidé, indiquer, si dès à présent, une incapacité permanente partielle est prévisible et en évaluer l'importance ;
10°) dire si l'état de Mme H est susceptible de modification en amélioration ou en aggravation ; dans l'affirmative, fournir toutes précisions utiles sur cette évolution, sur son degré de probabilité et dans le cas où un nouvel examen serait nécessaire, mentionner dans quel délai ;
11°) donner son avis sur l'existence éventuelle de préjudices annexes ; l'expert distinguera à cet effet les préjudices patrimoniaux (en particulier, les dépenses de santé déjà engagées et futures, les frais liés au handicap dont, le cas échéant, les frais d'assistance par une tierce personne, les pertes de revenus, l'incidence professionnelle et les autres dépenses liées au dommage corporel) et les préjudices extrapatrimoniaux (en particulier, les souffrances endurées, les préjudice esthétique, préjudice d'agrément, préjudice sexuel) ; l'expert donnera également son avis sur l'existence de préjudices résultant de la persistance de son handicap et le cas échéant, en évaluer l'importance, en distinguant la part imputable au manquement éventuellement constaté de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard, notamment aux antécédents médicaux de l'intéressée ;
12°) donner son avis sur la répercussion de l'incapacité médicalement constatée sur la vie personnelle et professionnelle de Mme H.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : Conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative, l'expert :
- avertira les parties des jours et heures auxquels il sera procédé à l'expertise ;
- recueillera et consignera les observations des parties sur les constatations auxquelles il procèdera et les conclusions qu'il envisagera d'en tirer.
Article 5 : L'expert, lui-même soumis au secret médical, pourra se faire communiquer directement par les centres hospitaliers l'entier dossier médical de l'intéressée, sans que puisse lui être opposé ce même secret et pourra entendre toute personne ayant donné des soins à Mme H.
Article 6 : Le rapport d'expertise sera déposé au greffe en deux exemplaires avant le 28 février 2025. L'expert notifiera lui-même les copies aux parties. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.
Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 8 : Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme I épouse H, aux caisses primaires d'assurance maladie de la Marne et de la Haute-Marne, à la REPAM assurances, au centre hospitalier universitaire de Reims, à M. le docteur A, à M. le docteur J, à la polyclinique Courlancy Santé, à l'office national d'indemnisation des accidents médicaux et à Mme le docteur F D, expert.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 15 octobre 2024.
Le juge des référés,
signé
O. C
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026