vendredi 7 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401203 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIÈS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 mai 2024 et 5 juin 2024, la société par actions simplifiée Free Mobile, représentée par Me Martin, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 13 octobre 2023 par lequel le maire de Reims s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 21 septembre 2023 pour l'implantation d'une antenne relais de radiotéléphonie sur un terrain sis 97 rue Edmond Rostand à Reims ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au maire de Reims de lui délivrer une décision de non-opposition, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, et, à titre subsidiaire, de réinstruire sa déclaration préalable et de prendre une décision, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Reims la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête aux fins d'annulation est recevable dès lors que le signataire d'un recours gracieux au nom et pour le compte d'une personne morale est présumé disposer d'un mandat ; la commune n'a émis aucun doute concernant l'habilitation du signataire ; la signataire du recours gracieux justifie de sa compétence eu égard à ses fonctions ;
- la condition d'urgence est satisfaite compte tenu de l'intérêt public qui s'attache au déploiement du réseau de téléphonie mobile ; la société Free Mobile a une obligation de couverture de 98% de la population métropolitaine par ses installations d'ici janvier 2027 et de 99,6% d'ici décembre 2030 pour la 4G ; elle a une obligation d'assurer l'accès à son réseau 5G à partir de 3 000 sites à compter du 31 décembre 2022, à partir de 8 000 sites à compter du 31 décembre 2024 et à partir de 10 500 sites à compter du 31 décembre 2025 ainsi que l'obligation de couvrir le réseau autoroutier et les liaisons principales à compter du 31 décembre 2027 ; l'exécution de l'arrêté porte une atteinte grave et irréversible aux intérêts propres de la société Free mobile ; le projet a pour objet de couvrir une partie du territoire et de la population de la commune non couverte par ses réseaux 3G, 4G et 5G ; le délai pour introduire un recours ne constitue pas un manque de diligence révélant une absence d'urgence ; il n'existe aucune obligation de partage des sites résultant de l'article D. 98-6-1 du code des postes et télécommunications électroniques ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ;
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UN 4.3 du règlement du plan local d'urbanisme, qui ne sont pas applicables aux stations relais dès lors qu'elles ne comportent pas d'égout du toit et dès lors qu'elles constituent des ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics qui ne sont soumis à aucune prescription particulière en application de l'article 4 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UN 8.5 du règlement du plan local d'urbanisme qui ne sont pas applicables aux stations relais dès lors qu'elles ne comportent pas de faîtage et de dernier plancher ;
- il méconnaît les dispositions des articles 9 et UN 9.2 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- les motifs ayant justifié la décision d'opposition étant infondés, il doit être enjoint au maire de Reims de délivrer une décision de non-opposition ou, à titre subsidiaire, de procéder à l'instruction de la déclaration préalable.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2024, la commune de Reims, représentée par Me Pyanet, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société Free Mobile la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est tardive dès lors que le recours administratif, qui a été exercé par une personne non habilitée à représenter la personne morale, n'a pas eu pour effet de proroger le délai de recours contentieux ;
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite dans la mesure où la société requérante n'établit pas que l'objectif de couverture de la population par le réseau 4G n'est pas atteint, où elle a attendu huit mois pour solliciter la suspension de l'arrêté, où elle n'établit pas l'existence d'un risque imminent de sanctions administratives et financières, où elle ne justifie d'aucun retard par rapport aux autres opérateurs, ni d'aucun préjudice commercial justifiant l'implantation d'une nouvelle antenne dans de brefs délais, où elle ne justifie pas avoir accompli des diligences auprès d'autres opérateurs afin de rechercher une solution de partage ;
- l'arrêté a été pris par une autorité disposant d'une délégation de fonction et de signature du 2 mai 2023 ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article UN4.3 du règlement du plan local d'urbanisme ; les dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme ne font pas obstacle à l'application des dispositions particulières réglementant l'implantation de toutes les constructions ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article UN 8.5 du règlement du plan local d'urbanisme qui fixent une hauteur maximale des constructions à 15 mètres ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article 9 du règlement du plan local d'urbanisme ; il ne peut y être remédié par une prescription.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2400744 tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 octobre 2023 du maire de Reims.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif a désigné Mme Mach, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Mach, juge des référés,
- les observations de Me Candelier, représentant la société Free Mobile, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La société Free Mobile a déposé le 21 septembre 2023 auprès de la commune de Reims un dossier de déclaration préalable en vue de l'implantation d'une antenne relais de radiotéléphonie sur un terrain situé 97 rue Edmond Rostand à Reims. Par un arrêté du 13 octobre 2023, le maire de Reims s'est opposé à la déclaration préalable. Par la présente requête, la société Free Mobile demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 13 octobre 2023 du maire de Reims.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposée par la commune de Reims et dirigée contre la requête aux fins d'annulation :
3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme A, responsable des relations collectivités territoriales, a exercé au nom de la société Free Mobile un recours gracieux dirigé contre l'arrêté du 13 octobre 2023 du maire de Reims portant opposition à la déclaration préalable déposée le 21 septembre 2023 par un courrier daté du 14 novembre 2023 et reçu par les services de la commune de Reims le 22 novembre 2023. L'exercice de ce recours gracieux a eu pour effet de proroger le délai de recours contentieux sans que l'auteur de ce recours gracieux soit tenu de justifier d'une habilitation à représenter la société à l'égard des tiers. La requête de la société Free Mobile tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 octobre 2023 du maire de Reims et de la décision implicite de rejet du recours gracieux a été enregistrée au greffe du tribunal le 18 mars 2024, dans le délai de deux mois suivant le rejet implicite du recours gracieux. Par suite, la commune de Reims n'est pas fondée à soutenir que la requête aux fins d'annulation est tardive et que la requête aux fins de suspension est, pour ce motif, dénuée de fondement.
En ce qui concerne la condition d'urgence :
5. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.
6. D'une part, la société Free Mobile, qui a déposé une déclaration préalable de travaux en vue de l'installation d'une antenne relais de téléphonie mobile sur le territoire de la commune de Reims produit des cartes de couverture du territoire de cette commune, dont il ressort que le projet en litige a vocation à poursuivre le maillage des équipements de la société Free Mobile pour améliorer et étendre les réseaux de téléphonie mobile de troisième génération (3G), de quatrième génération (4G) et de cinquième génération (5G) sur le territoire de cette commune, lequel n'est que partiellement couvert par les réseaux de cet opérateur. Ces cartes et leur caractère probant ainsi que la réalité de la couverture partielle du territoire par l'opérateur Free Mobile ne sont pas utilement remis en cause par la commune de Reims, laquelle se borne à faire état du défaut de preuve de l'absence d'atteinte des objectifs nationaux de l'opérateur en matière de 4G. D'autre part, si la commune de Reims fait valoir que la société requérante ne justifie d'aucun retard vis-à-vis des autres opérateurs et n'a effectué aucune diligence en vue d'une mutualisation des installations prévue à l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques, l'absence de recours à la mutualisation ne suffit en tout état de cause pas à caractériser le défaut d'urgence. Eu égard à l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par les réseaux de téléphonie mobile, aux intérêts propres de la société Free Mobile qui a pris des engagements vis-à-vis de l'Etat quant à la couverture du territoire par son réseau et à la circonstance que le territoire de la commune de Reims n'est que partiellement couvert par le réseau de téléphonie mobile de la société requérante, et alors même que la société Free Mobile ne justifie pas d'un risque de sanctions administratives, financières ou d'un préjudice commercial et n'a saisi le juge des référés que quatre mois après l'intervention de la décision en litige, la condition d'urgence doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision :
7. En vertu des règles communes à l'ensemble des zones du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Reims, " Sauf mention contraire dans les règlements de chaque zone, les dispositions formulées ci-après s'appliquent à l'ensemble des zones et sont le cas échéant complétées par les dispositions spécifiques à chaque zone. ". Aux termes de l'article 4 des règles communes du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Reims : " Implantation par rapport aux limites séparatives. Pour les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics : pas de prescription particulière. ". Aux termes de l'article UN 4.3 de ce règlement : " Implantation par rapport aux limites séparatives. Dans les sous-secteurs UNzd et UNze : Les constructions devront s'implanter en tout point à une distance des limites séparatives au moins égale à la moitié de la hauteur de la construction, mesurée à l'égout du toit (L=H/2). () / Le long de la limite séparative entre la zone d'activités et la zone d'habitation, la distance à respecter sera au moins égale au double de la hauteur des constructions (L=2H). ".
8. Aux termes de l'article UN 8.5 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Reims : " Dimensions des constructions - hauteur. Dans les sous-secteurs UNzd et UNze : la hauteur maximum autorisée pour les constructions est fixée à 15m au faîtage par rapport par rapport au niveau le plus haut de la rue au droit de l'alignement, et au niveau fini du dernier plancher par rapport au niveau le plus haut de la rue au droit de l'alignement en cas de toiture-terrasse. ".
9. Aux termes de l'article 9 des règles communes du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Reims : " Prescriptions relatives à l'insertion dans le contexte. () Antennes et pylônes : Les antennes, y compris les paraboles, doivent être intégrées dans le volume des constructions sauf impossibilité technique. Dans ce cas, elles sont positionnées de façon à réduire leur impact, notamment lorsqu'elles sont vues depuis les voies ou les espaces publics. Les pylônes doivent être étudiés de manière à s'insérer dans le paysage. ". Aux termes de l'article UN 9.2 du même règlement : " Prescriptions relatives à l'insertion dans le contexte. Antennes et pylônes. Voir dispositions communes à toutes les zones ".
10. Il ressort des termes de l'arrêté contesté que, pour s'opposer à la déclaration préalable, le maire de Reims s'est fondé sur trois motifs tirés, d'une part, de la méconnaissance des règles d'implantation par rapport aux limites séparatives prévues à l'article UN 4.3 du règlement du plan local d'urbanisme, d'autre part, de la méconnaissance des règles de hauteur prévues à l'article UN 8.5 du règlement du plan local d'urbanisme et enfin, de l'atteinte portée au caractère des lieux en méconnaissance de l'article 9 des règles communes du règlement du plan local d'urbanisme et de l'article UN 9.2 du même règlement.
11. Les moyens tirés de ce que l'arrêté contesté méconnaît l'article 9 des règles communes du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Reims ainsi que les articles UN 4.3, UN 8.5 et UN 9.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Reims sont propres, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
12. Pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté litigieux n'est pas en l'état de l'instruction de nature à faire naître un tel doute.
13. Il résulte de ce qui précède que la société Free Mobile est fondée à demander la suspension de l'exécution de l'arrêté du 13 octobre 2023 par lequel le maire de Reims s'est opposé à la déclaration préalable de travaux qu'elle a déposée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. La présente ordonnance implique nécessairement que le maire de Reims prenne, à titre provisoire, une décision de non-opposition à la déclaration préalable de la société Free Mobile. Il y a lieu d'enjoindre au maire de Reims d'y procéder dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées sur leur fondement par la commune de Reims. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Reims le versement à la société Free Mobile de la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 13 octobre 2023 du maire de Reims est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Reims de prendre, à titre provisoire, une décision de non-opposition à la déclaration préalable déposée par la société Free Mobile dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : La commune de Reims versera à la société Free Mobile la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par la commune de Reims au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Free Mobile et à la commune de Reims.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 7 juin 2024.
Le juge des référés,
Signé
A-S MACH
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026