mercredi 29 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401230 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | R |
| Avocat requérant | SELARL MAINNEVRET-MALBLANC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 mai 2024, M. A B, représenté
par Me Mainnevret, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions
de l'article L. 521-1 du code de justice administrative d'ordonner la suspension des effets
de la décision du 18 janvier 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration
et de l'intégration a refusé d'enregistrer sa demande de regroupement familial au profit
de son épouse.
Il soutient que :
- la requête est recevable ;
- l'urgence est établie du fait qu'il ne peut vivre seul en raison de son âge,
qu'il est séparé depuis un an de son épouse à laquelle il ne peut rendre visite au Maroc ;
- l'absence de motivation de la décision attaquée alors qu'il avait communiqué
les pièces complémentaires demandées est propre à faire naître un doute sérieux sur sa légalité.
Vu la requête n°2401231 enregistrée le 27 mai 2024 par laquelle
M. A B, représenté par Me Mainnevret, demande au tribunal d'annuler
la décision du 18 janvier 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration a refusé d'enregistrer sa demande de regroupement familial au profit de son épouse.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes
de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate,
à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par
le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances
de l'affaire.
3. M. B, ressortissant marocain né en 1934 et arrivé en France en 1972 selon ses dires, a épousé en secondes noces le 20 juillet 2023 Mme D, ressortissante marocaine née le 2 mars 1981. Il a déposé une demande de regroupement familial au profit de son épouse et la délégation territoriale de Reims de l'Office français pour
la protection des réfugiés et apatrides a sollicité par courrier du 22 décembre 2023 la production de quatre pièces complémentaires que le requérant dit avoir adressées le 12 janvier 2024. Par
la décision attaquée du 18 janvier 2024, l'administration a clôturé son dossier, ainsi qu'elle avait indiqué par le courrier du 22 décembre 2023 qu'elle était susceptible de le faire dans l'hypothèse où le dossier demeurerait incomplet.
4. Il résulte de l'instruction, et notamment du témoignage de la fille du requérant issue de son premier mariage, non seulement que ce dernier est hébergé chez celle-ci, et ne peut donc se prévaloir de ce qu'il ne peut vivre seul compte tenu de son âge, mais aussi que tel est également le cas de son épouse. Par ailleurs, le requérant n'apporte aucun élément quant au fait qu'il ne pourrait se rendre au Maroc alors que son mariage y a été célébré le 20 juillet 2023. Ainsi l'urgence à ce qu'il soit statué à bref délai sur la requête ne peut être regardée, en l'état
de l'instruction, comme établie.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition tenant au doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée est remplie, qu'il y a lieu de rejeter la requête selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B
et à Me Romain Mainnevret.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 29 mai 2024.
Le juge des référés,
signé
A. C
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026