lundi 28 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401300 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ESTEVEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 29 mai 2024 et le 21 juin 2024, la commune de Voigny (10), représentée par Me Cédric Estevez, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de prescrire une expertise en vue de déterminer la cause et l'origine des désordres affectant la voirie suite aux travaux réalisés dans le courant de l'année 2018.
Elle soutient que :
- dans le courant de l'année 2017, elle a eu pour projet d'effectuer des travaux d'assainissement de ses eaux usées, de création d'un réseau pluvial ainsi que de remise à neuf du réseau d'eau potable ; l'ensemble des travaux a débuté en février 2018 ;
- il a été par ailleurs procédé, en accord avec le syndicat d'extension d'eau de Colombey-les-deux-Eglises, à la création d'un nouveau réseau d'eau potable sur l'ensemble du village, à la mise en conformité du réservoir incendie rue du bois, à la création d'une réserve incendie place des anciens combattants, à la pose de poteaux d'aspiration au réservoir fond de vaux ; ces travaux ont débuté le 17 septembre 2018 ;
- ces travaux ont nécessité la réalisation de tranchées, la pose de matériau et du remblai ;
- dans le courant du mois de février 2021, suite à de fortes intempéries, des anomalies ont été constatées sur la voirie de la commune avec apparition de trous, de rejets d'eau et d'inondations de caves ;
- le 20 juin 2021, à la suite d'un fort orage survenu sur la commune, un soulèvement de la chaussée dans la rue Gaston Cheq a été constaté ainsi que des infiltrations d'eau en amont ;
- une expertise amiable contradictoire a été réalisée le 17 décembre 2021 sans que les causes des désordres, au regard de la multiplicité des interventions et des intervenants, n'aient pu être déterminées avec précision ;
- elle considère que les entreprises auraient dû réaliser des études hydrogéologiques ;
- il a été mise en cause notamment le manquement à l'obligation de renseignement, d'information et de conseil des entreprises sachantes ;
- les désordres sont toujours présentes et s'aggravent en cas de fortes pluies.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2024, la société Colas France venant aux droits de la société Jean Poirier, représentée par la SELARL Pelletier et Associés, demande au tribunal de lui donner acte de ce qu'elle forme les protestations et réserves d'usage quant à la demande de nomination d'un expert judiciaire et de constater qu'elle a versé au débat des attestations d'assurance.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2024, le syndicat départemental d'énergie de l'Aube (SDEA), représenté par la SCP Sammut Croon Journé-Léau, demande au tribunal de lui donner acte de ses protestations et réserves sur la mesure d'expertise sollicitée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juillet 2024, la société Sogea Est BTP, représentée par la SELARL Pelletier et Associés, demande au tribunal de débouter la commune de Voigny de sa demande en ce qu'elle est dirigée à son encontre. Elle demande en outre de mettre à la charge de la commune de Voigny la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que, dès lors que la station d'épuration sur laquelle elle est intervenue dans le cadre du lot n° 1 " STEP ", qui se situe à l'aval du bourg, à plusieurs centaines de mètres du lieu des désordres constatées, en contre-bas de plus de quarante mètres, ne peut être la cause des inondations, sa participation à la procédure d'expertise est inopportune.
Par un mémoire, enregistré le 18 juillet 2024, la commune de Voigny, représentée par Me Estevez, demande au tribunal de prendre acte du désistement de son instance à l'égard de la société Santernes Energies Est.
Elle fait valoir que cette société n'est pas concernée par les travaux et désordres reprochés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juillet 2024, la SAS C3I Concept Ingénierie d'Infrastructures Innovantes, représentée par la SCP Hermine Avocats associés, demande au tribunal :
- à titre principal, de débouter la commune de Voigny de sa demande d'expertise et de mettre à la charge de celle-ci la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
- à titre subsidiaire, de lui donner acte de ses protestations et réserves quant à la mesure d'expertise sollicitée et de débouter la commune de Voigny de toute demande de condamnation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la demande d'expertise apparaît inutile dès lors que, d'une part, le rapport du cabinet Saretec met en évidence l'absence de lien entre les travaux réalisés et les résurgences dont se plaint la commune et d'autre part, la commune ne démontre pas le lien existant entre les dommages évoqués et l'intervention des entreprises.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 juillet 2024, la société EMCH et Berger, représenté par la SARL Lambert et Associés, demande au tribunal de lui donner acte de ses protestations et réserves quant à la mesure d'expertise sollicitée et de ce qu'elle communique son attestation d'assurance. Elle demande en outre que la mission qui sera confiée à l'expert se limite aux seuls désordres dénoncés dans la requête et que la demande tendant à ce que l'expert ait pour mission de " préconiser et réaliser une étude hydrogéologique complète d'évaluation de la commune " soit rejetée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 août 2024, la société SARP Grand Est venant aux droits de la société Suez RV Osis Est, représentée par l'AARPI Freche et Associés, demande au tribunal :
- à titre principal, de la déclarer hors de cause ;
- à titre subsidiaire, de lui donner acte de ses protestations et réserves quant à la demande d'expertise formulée par la commune de Voigny et de limiter la mission de l'expert aux seules questions techniques.
Elle fait valoir que :
- dès lors que la société Suez RV Osis Est était seulement titulaire du lot relatif au contrôle des réseaux en domaine public et au contrôle des réseaux d'eaux usés en domaine privé, son intervention est étrangère à l'expertise sollicitée et sa mise en cause est inutile ;
- dès lors que seul l'examen de questions purement techniques et de questions de fait peut être confié à l'expert judiciaire, à l'exclusion de toute question relative à la qualification juridique de ces faits, il ne peut lui être confié de dire si les travaux litigieux présentent les non-conformités, désordres, malfaçons et non façons, de relever tous éléments de faits et techniques de nature à permettre au tribunal d'en apprécier les responsabilités, y compris au titre d'un défaut de renseignements, d'information, de conseil des entreprises étant intervenues sur la voirie, les voies et habitations et de donner son avis sur les préjudices subis ;
- dès lors que l'expert ne peut être chargé de déterminer si les ouvrages sont impropres à leur destination et ne peut être chargé d'indiquer des moyens de supprimer les causes des désordres, il ne peut être confié à l'expert d'indiquer la date d'apparition des non-conformités, désordres et malfaçons et non-façons, de les décrire, d'en rechercher les causes et d'en indiquer les conséquences et en particulier de dire s'ils rendent les immeubles, la voirie, l'ouvrage impropres à leurs destinations, d'indiquer les moyens de supprimer les causes des désordres et d'en réparer les conséquences et de les évaluer.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 août 2024, la société Roussey, représentée par le cabinet Le Discorde Deleau avocats associés, demande au tribunal
- de débouter la commune de Voigny de sa demande d'expertise et de mettre à sa charge la somme de 1 000,00 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
- à titre subsidiaire de lui donner acte de ses protestations et réserves sur les mérites de la demande d'expertise ;
- en tout état de cause, de lui donner acte de ce qu'elle communique ses attestations d'assurance, de limiter la mission de l'expert aux seuls désordres dénoncés dans la requête introductive d'instance et de rejeter la demande tendant à ce que l'expert qui sera désigné ait pour mission de " préconiser et réaliser une étude hydrogéologique complète d'évaluation de la commune ".
Elle fait valoir que la demande d'expertise n'apparaît pas utile dès lors que :
- il ressort du rapport rédigé par le cabinet Saretec qu'il n'existe pas de lien direct entre les travaux réalisés et les résurgences dont se plaint la commune ;
- suite à la réception des travaux, la commune ne peut plus rechercher sa responsabilité contractuelle ;
- la commune ne base pas sa demande sur les garanties légales susceptibles d'être dues par les entreprises.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 septembre 2024, la SASU Santerne Energies Est et la SAS Santerne Nord Picardie Infras, représentées par la SCP Raffin et associés, demandent au tribunal :
- de prononcer la mise hors de cause de la société Santerne Energies Est ;
- de donner acte à la société Santerne Nord Picardie Infras de son intervention volontaire et de ce qu'elle formule les protestations et réserves d'usage quant à la mesure d'expertise sollicitée.
Elles font valoir que dès lors que la société qui est intervenue pour les travaux d'enfouissement du réseau public de distribution d'électricité et de renforcement de l'installation communale d'éclairage public est la société Santerne Nord Picardie Infras, la mise en cause de la société Santerne Energies Est, qui n'a exécuté aucune prestation sur cette opération, est inutile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2024, le syndicat intercommunal d'extension et d'adduction d'eau de Colombey-les-deux-Eglises, représenté par la SAS Le Bigot, demande au tribunal :
- à titre principal, de débouter la commune de Voigny de sa demande d'expertise en ce qu'elle est dirigée à son encontre et de mettre à la charge de la commune de Voigny la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
- à titre subsidiaire, de lui donner acte de ses protestations et réserves sur la demande d'expertise formée par la commune de Voigny, de limiter la mission de l'expert aux seuls désordres dénoncés dans la requête introductive d'instance et de rejeter la demande tendant à ce que l'expert judiciaire qui sera désigné ait pour mission de " préconiser et réaliser une étude hydrogéologique complète d'évaluation de la commune. ".
Il fait valoir que :
- sa présence aux opérations d'expertise est inutile dès lors que les seuls travaux convenus dans l'accord passé avec la commune de Voigny ont été réalisés par l'entreprise Schmit TP ;
- la demande d'expertise est inutile dès lors que l'expertise amiable, réalisée le 17 décembre 2021, à laquelle il n'a d'ailleurs pas été convoqué, a conclu à l'absence de lien direct entre les travaux réalisés et les résurgences localisées dont se plaint la commune ;
- dès lors que seul l'examen de questions purement techniques et de questions de fait peut être confié à l'expert judiciaire, il ne peut lui être confié de dire si les travaux litigieux présentent les non-conformités, désordres, malfaçons et non façons ;
- dès lors que l'expert ne dispose pas de compétences liées au champ de mission de maîtrise d'œuvre, la demande tendant à ce que celui-ci ait pour mission de " préconiser et réaliser une étude hydrogéologique complète d'évaluation de la commune " doit être rejetée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article R. 621-1-1 du code de justice administrative.
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Si le juge des référés n'est pas saisi du principal, l'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il lui est demandé d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, relevant lui-même de la compétence de la juridiction à laquelle ce juge appartient, et auquel cette mesure est susceptible de se rattacher.
2. Les mesures d'expertise demandées par la commune de Voigny entrent dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a lieu de faire droit à leur demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 3 de la présente ordonnance.
Sur le désistement partiel :
3. Par un mémoire enregistré le 18 juillet 2024, la commune de Voigny déclare se désister des conclusions présentées à l'encontre de la société Santerne Energie Est. Elle fait valoir que cette société n'est pas impliquée dans les travaux et les désordres reprochés. Ce désistement est pur et simple, il y a lieu d'en donner acte.
Sur l'intervention de la SAS Santerne Nord Picardie Infras :
4. La SASU Santerne Energies Est et la SAS Santerne Nord Picardie Infras, font valoir que, dès lors que la société qui est intervenue pour les travaux d'enfouissement du réseau public de distribution d'électricité et de renforcement de l'installation communale d'éclairage public est la société Santerne Nord Picardie Infras et non la société Santerne Energies Est, il y a lieu de mettre cette dernière hors de cause et d'admettre l'intervention volontaire de la société Santerne Nord Picardie Infras. En l'espèce, il y a lieu d'admettre l'intervention volontaire de cette société.
Sur l'étendue de l'expertise :
5. En l'état de l'instruction, il est utile, eu égard à la nature des désordres en cause et de l'intervention de l'ensemble des entreprises, dont la responsabilité est susceptible d'être engagée, dans les opérations de construction, de les attraire à la présente procédure qui ne tend qu'au prononcé d'une mesure d'instruction ne faisant pas préjudice au principal. Le cas échéant, il appartiendra à l'expert, s'il l'estime pertinent, de solliciter du juge des référés, en fournissant toute justification, la mise hors de cause des parties dont la participation ne serait pas ou plus nécessaire, en application des dispositions de l'article R. 532-3 du code de justice administrative.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
6. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
7. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux demandes formulées sur le fondement de ces dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : L'intervention de la SAS Santerne Nord Picardie Infras est admise.
Article 2 : Il est donné acte du désistement partiel de la commune de Voigny.
Article 3 : M. C B, demeurant 9 rue François Gentil à Troyes (10) est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission de :
1°) se rendre sur les lieux et procéder à la constatation et au relevé précis et détaillé des désordres, visés dans la requête de la commune de Voigny et qui affectent la voirie, notamment la rue Gaston Cheq et la rue Jeanne Bachelard, en indiquant leur date d'apparition ;
2°) décrire les malfaçons qui seraient constatées et réunir les éléments d'information permettant au tribunal de dire si elles sont de nature à compromettre la solidité de la voirie ou à la rendre impropre à sa destination ;
3°) donner un avis motivé sur les causes et origines des désordres et malfaçons dont s'agit, en précisant s'ils sont imputables aux travaux de construction, à la conception, aux conditions de direction ou de surveillance du chantier, à leur exécution ou encore aux conditions d'utilisation et d'entretien de la voirie endommagée et, dans le cas de causes multiples, évaluer les proportions relevant de chacune d'elles ;
4°) indiquer la nature des travaux nécessaires pour remédier à la situation actuelle, en assurant la solidité de l'ouvrage et un usage propre à sa destination ;
5°) donner son avis motivé sur la demande chiffrée présentée par les parties tendant à l'évaluation du coût des travaux ;
6°) d'une façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles à l'examen des questions précédemment définies.
Article 4 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 5 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 6 : Conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative, l'expert :
- avertira les parties des jours et heures auxquels il sera procédé à l'expertise ;
- recueillera et consignera les observations des parties sur les constatations auxquelles il procèdera et les conclusions qu'il envisagera d'en tirer.
Article 7 : Le rapport d'expertise sera déposé au greffe en deux exemplaires avant le 31 mars 2025. L'expert notifiera lui-même les copies aux parties. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.
Article 8 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 9 : Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
Article 10 : La présente ordonnance sera notifié à la commune de Voigny, au syndicat intercommunal d'extension et d'adduction d'eau de Colombey-les-deux-Eglises, à la société Schmit TP, à la SAS Colas France, à la SAS C3I Concept Ingénierie d'Infrastructures Innovantes, à la société Emch et Berger, à la SASU Sogea Est BTP, à la société Roussey, à la société SARP Grand Est, au syndicat départemental d'énergie de l'Aube, à la SA Orange, à la SASU Santerne Energies Est, à la SAS Santerne Nord Picardie Infras et à M. C B, expert.
Fait à Châlons-en-champagne, le 28 octobre 2024.
Le juge des référés,
signé
O. A
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026