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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2401360

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2401360

jeudi 29 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2401360
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme Beury, conseillère municipale de Troyes, qui contestait des annotations apportées par la commune à un texte publié dans le journal municipal. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions précises (absence de demande d’annulation ou d’indemnisation) ni l’exposé de moyens au sens des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code, a donc rejeté la demande sans invitation à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 juin 2024, Mme A Beury demande au tribunal de " faire respecter ses droits en qualité d'élue " et de " prendre acte " des faits qu'elle relate dans sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête (). Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge " .Aux termes de l'article R. 421-1 du mêle code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée./ Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".

2. Mme Beury, conseillère municipale de la commune de Troyes fait valoir que son droit d'expression " sur les réseaux sociaux " a été méconnu par la commune qui a ajouté des annotations à un texte dont elle était l'auteur, publié dans le journal municipal. Elle indique demander au tribunal de " faire respecter ses droits en qualité d'élue " et de " prendre acte " des faits précités. Toutefois, ce faisant, elle ne demande l'annulation d'aucune décision administrative et si elle indique avoir subi " un préjudice quant à l'exercice de son droit individuel ", elle ne présente aucune conclusion indemnitaire.

3. Par suite en l'absence de conclusions, la requête de Mme Beury est manifestement irrecevable et doit par suite être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme Beury. est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A Beury.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 29 août 2024.

Le président de la 2ème chambre,

signé

O. NIZET

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